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We
Boyer Alain-Michel
CINQ CONTINENTS
35,00 €
Épuisé
EAN :9788874398676
Les We vivent dans les forêts de la frontière occidentale de la Côte d'Ivoire. Leur nom signifie "les hommes qui pardonnent facilement" . Dans la vie sociale de ce peuple, la cellule familiale joue un rôle important. Chaque famille est conduite par un patriarche, révéré pour sa sagesse et sa richesse, à qui incombe de superviser la vie du clan. Il organise les mariages, règle les conflits et influence la vie religieuse. Longtemps désignés sous d'autres appellations (Guere, Wobe, Kran), les We vivent de part et d'autre de la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire - et sont de ce fait considérés, dans les deux pays, comme une population "périphérique" . Il s'agit d'une civilisation de masques, aux antipodes d'autres sociétés qui en sont dépourvues (tels les Ashanti, au Ghana). Leurs masques, pourtant, par leur hardiesse plastique, furent parmi les premiers à subjuguer les artistes cubistes en Occident. Kahnweiler, le célèbre marchand d'art de Picasso, racontait que l'artiste possédait un masque wobe et que c'est justement son étude qui poussa Picasso vers des évolutions si innovantes. Insolites, exubérants, fantasmagoriques, leurs masques surprirent par leur diversité et leur éblouissante inventivité formelle. Ils ont également influencé les oeuvres de peuples voisins. Au point que leur art, loin d'être isolé, à l'écart, perdu dans la forêt, apparaît comme une clé de voûte, un pivot - si l'on cesse de croire que la création obéit aux découpages coloniaux. Avec ce constat majeur : il s'agit bien d'une civilisation de masques, tant ils sont abondants dans chaque village. Régissant tous les domaines (juridique, mystique, agricole), ils participent aux multiples phases de la vie. Cet art évolutif, mobile, implique une différence capitale par rapport aux créations d'autres peuples, chez lesquels la morphologie détermine aisément le sens, la portée, le type de cérémonies : chez les We, la forme ne permet jamais vraiment d'inscrire l'oeuvre dans une catégorie.
Jaccard Christian ; Borer Alain ; Hilaire Michel ;
Résumé : Le travail de Christian Jaccard repose la question de la définition du dessin. Son trait provient de la trace laissée par la mèche lente, c'est le suintement incandescent du goudron qui imprime la toile blanche. Ou bien les flammes elles-mêmes, vives, illuminant les murs, comme des dessins-installations. La boucle de cordon inflammable se transforme en couronne d'épines. L'oeuvre de Jaccard s'organise donc autour de deux axes (les noeuds, et la combustion) en spécifiant ses recherches sur les traces, les empreintes (qu'elles soit dues à l'estampage, la combustion, le pliage, la calcination ou le tressage). Dans ses deux cas, il utilise une méthode bien définie ; chacun de ses gestes, de ses actes est exercé avec rigueur, sans étourderies, sans désinvoltures, conceptualisé et contrôlé. Une des spécificités de Jaccard est également d'allier les mots à l'hymne du feu, de jouer sur les lettres, le vocabulaire. Ainsi, en 1997, il réalise des reportages photographiés sur des inscriptions en papier, placées sur l'herbe et brûlées. Ici, Maintenant, Rêve, Autrement, est cette suite de quatre photographies noir et blanc sur papier baryté... Les écritures sont incendiées, les mots brûlent, deviennent des lambeaux, des cendres...
Résumé : Les Baule, installés au centre de la Côte d'Ivoire, possèdent un art extrêmement diversifié, dans presque toute catégorie d'objets, comme si chaque élément utilitaire était source de création. Alors que les peuples voisins se bornent souvent à sculpter des masques, et d'autres, uniquement des statuettes, les Baule, en plus de ces formes d'expression toujours en usage, possédaient jadis des portes, des cuillers, des poulies, des tambours décorés, et ils ont su tirer parti des moindres ustensiles : sièges, marteaux de gongs, lance-pierres... Foisonnement artistique qui se traduit aussi par la manière dont tous les matériaux sont utilisés : le bois, les tissus, le métal, l'or... Et très souvent ce sont les ?uvres a priori les plus humbles qui sont aussi les plus fortes sur le plan esthétique. Cet ouvrage nous offre une vue d'ensemble du peuple baule afin de mieux comprendre comment des formes et des styles très divers proviennent d'un ensemble unique. Il examine l'art baule à travers des photographies de terrain et une cinquantaine de pièces, dont certaines sont de véritables chefs-d'?uvre, provenant de musées ou de collections particulières.
Peignes d'Afrique de l'Ouest : une centaine de pièces sublimes d'une collection privée exceptionnelle. Un hommage à la sculpture et la parure Cet ouvrage pensé comme un bijou présente unesélection d'une centaine de peignes de l'Afrique de l'Ouest provenant de l'une des plus importantes et des plus belles collections privées d'arts de l'Afrique subsaharienne. Cet ensemble inédit, constitué d'une sélection d'oeuvres rigoureusement choisies et rassemblées durant plus de soixante années, s'accompagne d'un texte déterminant d'Alain-Michel Boyer, qui signe ici son dernier ouvrage initié il y a près de dix ans sur une thématique rarement abordée. En plus de nous offrir des développements précieux sur les cultures dont ces sculptures miniatures sont issues (Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria), il interroge l'expérience même de la forme : métamorphosant l'accessoire, ces créations exaltant la beauté pure sont traitées avec un souci esthétique élevant la parure corporelle au rang des beaux-arts. - Une sélection exceptionnelle de peignes de l'Afrique de l'Ouest provenant de l'une des plus importantes collections privées d'arts de l'Afrique subsaharienne ; - Un ensemble inédit d'oeuvres rigoureusement sélectionnées et rassemblées durant plus de soixante années ; - Le peigne d'Afrique, une thématique rarement abordée dans l'histoire de l'art ; - L'ouvrage est accompagné d'un texte déterminant d'Alain-Michel Boyer ; - Offre des développements précieux sur les cultures d'origine des peignes (Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria) ; - Référence essentielle pour les passionnés d'art africain et d'anthropologie, d'art et de beauté.
Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !Traitant de l?art africain à l?échelle du continent noir dans sa variété et ses spécificités, et selon l?esprit de la collection « Guide des arts », ce livre vous convie à un voyage en quatre étapes.Dans une première partie retraçant les grandes périodes des civilisations africaines, on découvre que ces arts remontent parfois à des millénaires, telles ces terres cuites exhumées du Malie ou du Nigéria.En deuxième lieu, on réalise qu?en Afrique, les arts dits « mineurs » ont souvent créé les conditions d?un art majeur, et qu?il est juste de mettre sur le même pied objets rituels et usuels, puisque des pièces qualifiées d?utilitaires en Occident, ont, en Afrique, une dimension rituelle, et que les créations apparemment les plus humbles sont souvent les plus fortes sur le plan esthétique.Une troisième partie dégage les grandes catégories de décors et de formes stylistiques à partir d?euvres-phares, pour montrer que ces objets jouent de multiples rôles, des plus sacrés aux plus profanes.Enfin, il s?agira d?accomplir un immense périple géographique, pour découvrir que la création africaine est immensément variée, et que, peut-être plus qu?en Occident, les solutions plastiques ont été innombrables et à chaque fois inattendues suivant les aires géo-culturelles.
Résumé : Ce catalogue, accompagnant l?exposition au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, présente un ensemble de quelque soixante-dix oeuvres majeures en provenance de la galerie nationale Trétiakov, à Moscou, et retrace ainsi les grandes heures de l?école de paysage russe au xixe siècle. En se concentrant sur les rapports entre peinture de paysage et affirmation de l?identité nationale, l?ouvrage décrit l?émergence dans les années 1860 d?une génération d?artistes qui tournent le dos à l?académisme et se mettent en quête d?un art national. Rejetant les paysages italianisants en vogue jusqu?alors à l?Académie impériale de Saint-Pétersbourg, la nouvelle école de paysage russe revient aux paysages hollandais du XVIIe siècle, pour une vision de la nature réaliste, à forte dimension narrative et symbolique, proche dans ses sources d?inspiration de la littérature et de la musique russes contemporaines. Les oeuvres commentées dans l?ouvrage traduisent cette nouvelle sensibilité et cette aspiration au renouveau. Elles illustrent les tendances romantique, lyrique, naturaliste et symboliste du grand mouvement réaliste avec des oeuvres, entre autres, d?Ivan Aïvazovski, Ivan Chichkine, Arkhip Kouïndji, Isaak Lévitan, Mikhail Nestérov, Ilia Répine, Alekseï Savrassov, Valentin Sérov et Vassili Vérechtchaguine.
Campagnolo Matteo ; Fallani Carlo-Maria ; Spina Lu
De l'aigle à la louve s'adresse à la fois au passionné de l'Antiquité et au féru de zoologie, mais également au zoologue antiquisant ou à l'antiquisant zoologue. L'ouvrage apporte un éclairage original, tout aussi scientifiquement contrôlé que convivial, sur quelque cent vingt monnaies de la République romaine, intailles, camées et pâtes de verre, faisant partie d'une collection prestigieuse et unique en son genre. Les deniers en argent n'étaient pas uniquement voués aux transactions commerciales, au paiement des soldats et au règlement des impôts. Ils véhiculaient la propagande politique, les croyances religieuses, certaines histoires ou légendes servant à asseoir la réputation des familles qui cherchaient à s'illustrer dans la cité. Parmi les sujets représentés, les animaux sont particulièrement à l'honneur, qu'il s'agisse d'animaux réels, d'animaux mythiques, ou d'animaux totémiques. C'est dire combien ces objets, chargés de multiples significations, constituent une documentation aussi précieuse qu'inépuisable. Le texte et les photos qui l'accompagnent éclairent le sens de ces antiquités, les sortant tout à coup d'un silence plus que millénaire.
Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l?ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l?intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L?ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l?édition originale.