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Savoirs N° 59/2022 : Formation et interculturalité
Boutinet Jean-Pierre
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782140267277
Comme nous le verrons dans ce numéro 59 de la revue Savoirs portant sur l'interculturalité en formation, il ne s'agira pas tant de caractériser un ensemble composite commun à différentes cultures, mais de signifier le souci d'une personne ou d'un groupe de s'ouvrir à une autre culture, ainsi qu'à celles et ceux qui l'incarnent, pour en comprendre les traditions et les valeurs, en vue d'instaurer des convergences. La Note de synthèse proposée par J. Mbiatong s'intéresse au développement polymorphe de l'interculturalité, notamment dans les champs du management humain au sein des organisations internationales, des métiers de l'intervention sociale ou médico-sociale et de la formation. La question est également traitée sur le plan historique depuis l'après-Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, afin de mieux saisir la compétence interculturelle au sein d'un environnement mondialisé.
En partant de la grande diversité des évaluations de projet ou de la constitution fréquente aujourdhui de monographies de projet, il est possible didentifier les règles incontournables sans lesquelles tout projet va se trouver inévitablement malmené; mettre en évidence ces règles, cest faire uvre de grammairien cherchant à définir le cadre incontournable à lintérieur duquel va pouvoir se déployer lespace de possibles que va utiliser lécriture dun projet; ces différentes règles sont ici passées en revue, depuis lart du jet et la démarche itérative du travail de conception et de réalisation jusquà la rose des vents des projets, la sémiotique des acteurs, en passant par le bon usage des paronymes du projet, les sept grandes familles de projet et les relations capricieuses entre programme et projet. Ces neuf règles identifiées permettent desquisser les caractéristiques fondatrices de toute conduite de projet.
Jean-Pierre Boutinet est professeur émérite à l'Université catholique de l'Ouest (Institut de psychologie et de sociologie appliquées) et professeur associé à l'Université de Sherbrooke (Canada). Il est notamment l'auteur, toujours dans la collection "Que sais-je" de Psychologie des conduites à projet (5e édition, 2011).
Que signifie " être adulte " ? Quels sont les enjeux ? Historiquement la définition de cette période a beaucoup varié et actuellement, l'allongement du temps de vie a déplacé l'attention vers les personnes plus âgées. Mais qu'en est-il du deuxième âge ?
Résumé : L'éducation entrepreneuriale rencontre aujourd'hui un succès qui rallie les quatre mondes (politique, éducatif, scientifique et professionnel) et s'immisce dans toutes les couches sociales de notre société occidentale. Pourquoi ce succès ? Traduit-il une révolution culturelle, sociale, économique dans notre relation au travail ? Marque-t-il les premiers contours d'une réponse sociétale au monde incertain, non prédictible, qui nous environne ? L'entrepreneuriat porte-t-il une réponse univoque aux maux de notre société, en particulier celui du chômage ? Est-il la traduction de valeurs individualistes poussées à leur extrême en rupture avec une vision collective et partagée du travail et de la création de valeur ? Ou bien l'entrepreneuriat offre-t-il une opportunité pour se réinventer un avenir, porter une vision et des valeurs sociétales d'un nouvel ordre dans un espace mondialisé qui abolit le lieu et le temps ? Pourquoi, finalement, l'entrepreneuriat est-il qualifié aujourd'hui de phénomène social ? En quoi ce phénomène turbulent renouvelle-t-il les pratiques de formation et d'accompagnement des adultes ? C'est à l'ensemble de ces questions que les auteurs de la note de synthèse de ce présent numéro vont esquisser des réponses au travers une analyse sociohistorique de l'éducation et de l'accompagnement entrepreneurial. Ils dressent un bilan des caractéristiques de l'offre de formation dans ce domaine et des questionnements pédagogiques qui le traversent, et montrent qu'aujourd'hui l'éducation entrepreneuriale relève d'un écosystème dont les contours interrogent le sens même de l'esprit d'entreprendre. Deux articles de recherche suivent cette note de synthèse. Le premier s'intéresse aux formateurs de l'AFPA qui en encadrant des cohortes de stagiaires et pour comprendre leur présence en formation mobilisent des modèles interprétatifs à travers lesquels ils cherchent à identifier la nature des engagements de leurs stagiaires. Le second approche sous l'angle des stratégies cognitives et métacognitives, les stratégies développées par des personnes engagées dans un projet d'autoformation chez les usagers de deux médiathèques de Loire Atlantique.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.