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Naples, Rome, Florence. Une histoire comparée des milieux intellectuels italiens (XVIIe-XVIIIe siècl
Boutier Jean ; Marin Brigitte ; Romano Antonella
ECOLE ROME
86,00 €
Épuisé
EAN :9782728307395
Comment saisir l'activité intellectuelle à l'époque moderne ? Comment faire dialoguer des traditions historiographiques - la française et l'italienne - qui, pour être proches au plan géographique, n'en mobilisent pas moins des questionnaires, des méthodes, des objets divergents ? En quoi un travail de ce type peut-il contribuer à l'analyse du travail intellectuel contemporain ? Le volume qu'on présente ici offre les résultats d'un programme de recherche qui a accueilli pendant cinq ans, à l'Ecole française de Rome, des chercheurs italiens et français engagés dans une analyse comparative susceptible de contribuer à l'éclairage de ces questions. Trois sites, Naples, Rome, Florence, ont alimenté la comparaison sur la base d'un questionnaire commun dont les résultats sont proposés dans les trois textes de synthèse correspondant à chacune des villes. Des études locales et plus circonstanciées sont venues enrichir ces textes de synthèse, ainsi que des recherches engageant conjointement les trois villes. L'adjonction d'annexes et d'une large bibliographie offre des outils de travail susceptibles d'approfondir la recherche et de prolonger la réflexion.
Thompson Edward Palmer ; Boutier Jean ; Virmani Ar
Résumé : A l'aide de notions comme l'histoire vue d'en bas ("history from below"), l'économie morale ou la discipline du travail industriel, Thompson, à partir du cas anglais, y analyse les transformations des sociétés européennes entre le XVIIe et le XIXe siècle. Dans une société travaillée par le paternalisme de la noblesse, les tensions sur le marché des subsistances, la privatisation des biens communs ou l'impossibilité du divorce, Thompson scrute les luttes des hommes et des femmes du peuple pour conserver leur place et leurs droits, batailles dont il n'a cessé de rappeler l'actualité. La défense de la coutume y apparaît alors comme le principal moyen pour s'opposer aux réformes qui ouvrent la voie à la société libérale. Intellectuel peu conventionnel, E. P. Thompson n'a jamais séparé la rigueur et l'inventivité de ses recherches de son engagement militant pour un socialisme humaniste qu'il rattache aux militants ouvriers et aux poètes romantiques du début du XIXe siècle.
Le scandale n'est pas celui qu'on croit il dormait dans les caves des banques et le secret des familles, embaumé aux Archives Nationales, quarante liasses de la série 7 AQ. Jean Bouvier sort le cadavre du placard. Au lecteur de juger: deux scandales, ou pas du tout?
Pour comprendre l'histoire d'une nation, il faut comprendre la formation de son territoire. Cet Atlas de l'Histoire de France retrace en trois tomes l'histoire des Français, "en suivant les différentes étapes de la construction d'un espace politiquement organisé" comme l'explique le directeur de la publication, Jean Boutier, dans son introduction. Ce deuxième volume, La France moderne XVIe-XIXe siècle décrit en plus de 100 cartes l'affirmation du royaume de France et son renforcement continu. Cartographie de Guillaume Balavoine. Chronologie détaillée, bibliographie, glossaire et index.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
L'auteur avait livré en 1989 à la fois une étude sur le passage de la peinture dite archaïque à la peinture "naturaliste", imitative, de la Grèce de Périclès à la Rome de Ciceron, mais aussi une histoire de "l'histoire de l'Art" dans l'Antiquité gréco-romaine, mettant en confrontation les extraordinaires découvertes de l'archéologie avec ce que les textes anciens disent de la peinture. De sorte que l'ouvrage parvient à éclairer la construction progressive de toute la tradition occidentale de l'image en relation avec ce que les Anciens voulaient de la peinture. Héritage dans lequel va puiser abondamment, à chaque moment de l'histoire de l'archéologie, pensons à l'invention de Pompéi au XVIIIe siècle, la Renaissance et la modernité pour renouveler son imaginaire plastique.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.