Cette nouvelle histoire politique de la France moderne inscrit la monarchie au c?ur du processus de souveraineté qui a marqué l'histoire et la construction de la " nation France ". Elle voudrait aussi témoigner des progrès de la recherche qui ont renouvelé en profondeur la compréhension de l'Etat. Cet ouvrage s'efforce donc de retracer les étapes, les formes, les dynamiques multiples, institutionnelles, sociales, religieuses, intellectuelles, qui expliquent qu'une monarchie puisse s'affirmer, être contestée (jusqu'au régicide), s'imposer de nouveau et mourir, de François Ier à Louis XVI, entre Renaissance et Révolution. Le roi est au centre de cette histoire : trois cents ans de " réformations ", mais aussi de mises en cause violentes ou pacifiques, par les armes, par la plume, par la parole. Il y eut, sans doute, une tentative de cristallisation politique sans précédent, incarnée par Louis XIV : il voulut, à l'image de Versailles, son temple du Soleil, construire la monarchie parfaite, au zénith de sa puissance, en arrêtant la marche du temps. En vain... Les hommes du siècle de la raison imaginèrent l'arme la plus redoutable : en inventant le futur, ils rendirent intenable un système d'autorité qui avait fait de son rapport au passé, au privilège, au temps arrêté sous le regard de Dieu, le ferment de son identité et de sa raison d'être.
Les guerres de Religion n'ont pas seulement été une période de contestations et de violences. Elles ont aussi permis au souverain de renforcer son pouvoir, en utilisant des nobles dévoués et compétents, capables de relayer ses volontés dans les provinces. En Anjou, les principales responsabilités politiques et militaires furent confiées à des gentilshommes qui savaient s'imposer face aux notables urbains. Depuis la fin du XVe siècle, les Angevins vivaient en effet dans le souvenir du " roi René ", leur dernier duc du Moyen Age, et défendaient avec opiniâtreté leurs privilèges coutumiers. A partir de 1560, ces nobles brisèrent donc les derniers vestiges de l'autonomie urbaine pour mieux lutter contre les extrémistes de chaque confession, et firent de la ville d'Angers un bastion imprenable. Etrangers à la région, ils étaient dépourvus de la considération locale qui leur aurait permis de convaincre en douceur les uns et les autres de faire la paix. Mais pour parvenir à leurs fins, ils s'appuyèrent sur quelques fidèles, exploitèrent toutes les ressources de la propagande et assimilèrent la loyauté envers le roi à un commandement de Dieu. Jusqu'à la fin des troubles, en 1598, ils mirent leur autorité personnelle au service de nouvelles méthodes de gouvernement, pour le plus grand profit de l'Etat.
La révolution numérique est planétaire. Portée par ses propres lois, elle bouscule toutes les hiérarchies, transforme en profondeur nos entreprises, offre de nouveaux pouvoirs aux consommateurs et rend notre société capable de faire plus avec moins. Partie prenante de cette révolution globale, l'Europe n'en est pas l'acteur principal. Partout, l'Amérique étend ses ailes et les " big five " règnent sur la vie numérique de quatre milliards d'individus. Aucun site Internet européen ne figure dans le top 30 mondial, les fabricants de matériel informatique sont tous américains ou asiatiques, tandis que nos opérateurs de réseaux sont en retard dans la course au très haut débit. Et si la demande de numérique croit en Europe à un rythme élevé, force est de constater que l'offre vient d'ailleurs. Et pourtant... loin de se joindre au choeur des déclinistes, ce livre se veut résolument optimiste. Car si nos retards sont bien réels, l'Europe dispose de sérieux atouts... mais il n'y a plus de temps à perdre. Pour gagner, il nous faut penser global, imaginer l'internet de demain plutôt qu'imiter les réussites du passé et mettre fin à une certaine forme d'angélisme. L'ambition de ce livre est de donner au plus grand nombre les clés indispensables pour comprendre les combats que se livrent les acteurs du numérique. Il tire des sonnettes d'alarme, sans jamais se complaire dans un pessimisme stérile. En montrant les réussites et en proposant des solutions, il porte un message d'espoir pour la France et pour l'Europe. De fréquentes mises en perspectives historiques et de nombreuses illustrations en rendent la lecture attrayante.
Bourquin Laurent ; Hamon Philippe ; Karila-Cohen P
Les conflits sont fertiles en discours d'accusation ou de justification. Ils provoquent des prises de position qui prétendent exprimer les sentiments d'une large opinion. Et nombreux sont les acteurs qui veulent profiter des temps de troubles pour promouvoir un projet politique. D'ailleurs, n'est-ce pas par leur existence même que les conflits génèrent une politisation? Cette approche croisée pose de multiples problèmes, à commencer par l'émergence de l'opinion publique: se produit-elle, comme le pensait Jürgen Habermas, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ou bien plus tôt? De même, la notion de politisation doit être maniée avec précaution, pour éviter toute forme d'évolutionnisme un peu naïf. Aborder ces questions sur le temps long, comme le propose cet ouvrage, permet aussi d'ouvrir de nouvelles pistes et de se prémunir tout autant des fausses continuités que des ruptures illusoires. C'est donc un chantier conceptuel passionnant que les contributeurs de cet ouvrage ont ouvert. Leur pari: faire bouger les lignes en analysant la politisation et l'opinion par le biais de l'histoire des conflits. Ce livre voudrait ainsi sortir de certaines impasses nuisibles à la recherche historique et nourrir un dialogue constructif avec l'ensemble des sciences sociales.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.