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S'exprimer en temps de troubles. Conflits, opinion(s) et politisation de la fin du Moyen Age au débu
Bourquin Laurent ; Hamon Philippe ; Karila-Cohen P
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753516977
Les conflits sont fertiles en discours d'accusation ou de justification. Ils provoquent des prises de position qui prétendent exprimer les sentiments d'une large opinion. Et nombreux sont les acteurs qui veulent profiter des temps de troubles pour promouvoir un projet politique. D'ailleurs, n'est-ce pas par leur existence même que les conflits génèrent une politisation? Cette approche croisée pose de multiples problèmes, à commencer par l'émergence de l'opinion publique: se produit-elle, comme le pensait Jürgen Habermas, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ou bien plus tôt? De même, la notion de politisation doit être maniée avec précaution, pour éviter toute forme d'évolutionnisme un peu naïf. Aborder ces questions sur le temps long, comme le propose cet ouvrage, permet aussi d'ouvrir de nouvelles pistes et de se prémunir tout autant des fausses continuités que des ruptures illusoires. C'est donc un chantier conceptuel passionnant que les contributeurs de cet ouvrage ont ouvert. Leur pari: faire bouger les lignes en analysant la politisation et l'opinion par le biais de l'histoire des conflits. Ce livre voudrait ainsi sortir de certaines impasses nuisibles à la recherche historique et nourrir un dialogue constructif avec l'ensemble des sciences sociales.
La richesse serait indispensable pour "tenir son rang" , s'élever dans la société, exercer certaines charges, entretenir un réseau ou contribuer au Bien commun. C'est ce que cet ouvrage veut démontrer, en étudiant les élites sociales dans un espace précis : les cités d'un Ouest français entendu au sens large, et en abordant des exemples très variés, de Rouen à Quimperlé. Ici, les élites sont analysées avant tout dans ce qui les réunit, dans les rapports communs qu'elles entretiennent avec l'argent et la richesse. Pour ce faire, trois thèmes ont été dégagés : l'analyse des revenus et les stratégies familiales ; les formes de la consommation et leurs finalités ; enfin l'usage des richesses dans la sphère publique et les discours qui leur sont liés. Des questions de méthode fondamentales sont abordées, aussi bien sur les évaluations des fortunes que sur l'homogénéité relative des pratiques culturelles liées à la richesse. On découvre que, chez les élites, la richesse et l'enrichissement sont indissociables de la polyactivité et de l'efficacité des réseaux sociaux. La richesse est également un instrument de distinction sociale, à travers des pratiques culturelles de consommation propres aux élites, et en particulier un jeu subtil entre ostentation et modération. Pour ces riches, le don occupe une place essentielle, à commencer par la charité envers les pauvres. Mais plus largement, l'argent des élites irrigue toute la cité, via des investissements ou des offres de crédit. La richesse est, pour finir, une voie d'accès aux cultures politiques, de l'évergétisme à la contribution fiscale. Les dix auteurs qui ont participé à cet ouvrage montrent ainsi que le rapport des élites à l'argent constitue un sujet de recherche particulièrement fructueux, parce qu'il nécessite de croiser des analyses sociales, économiques, politiques et culturelles. Avec le soutien du CERHIO
Extrait LIVRE QUATRIESME POUR L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT 1 - [fol. 764 r°] L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT au commancement du noveau an, les doleurs des monoyes descriée et rabaissée furent renovelées, car les escuz au soleil qui depuis l'edit de reformation faict au moys d'octobre ou novembre dernier sus l'abbus des monoye avoit tousjours vallu soixante et six soubz tournois, et les testons seize ou seize et demy, au premier jour de l'an en bonne estrenne ne vallurent plus que soixante soubz l'escu, et quatorze et demy le teston, ainsi qu'il estoit porté par ledit edict. Et ce qui plus estoit grief, estoit que ceux qui debvoient quelque argent et qui volurent payer le dernier jour de décembre, contreignoient ceux à qui ilz debvoient de prendre lesdittes espèces d'or et argent pour le pris de soixante et six soubz l'escu, et seize le teston, qui au lendemain premier jour de l'an ne valloient plus que soixante soubz, et seize et demy : et falloit que les créditeurs en passassent par là. Et n'avoit-on jamais veu toutes personnes estre si songneux de payer leurs debtes qu'ilz furent en ceste année précédente mil cinq cens soixante et dix-sept. 2 - Ung aultre article estoit contenu audit edict des monoyes, assez fascheux pour les créditeurs et à l'advantage des debteurs, qui estoit tel : que toutes debtes faictes depuis le commancement du moys de jamvier l'an mil cinq cens soixante et dix-sept se payeroient par les debteurs à leurs créditeurs à soixante et six soubz tournois l'escu au soleil, et à seize soubz et six deniers tournois le teston ; et fut cest article practicqué et en usèrent lesditz debteurs envers leurs créditeurs par tout ceste présente année mil cinq cens soixante et dix-huict. (...)
Depuis le Moyen Age, la sphère politique, dans ses pratiques et ses discours, a progressivement acquis une autonomie à l'égard du religieux. Dans ce long processus, commun à la plupart des pays d'Europe, quel a été le rôle des conflits? Dans quelle mesure la guerre de Cent Ans, les troubles de Religion ou la Révolution française - pour ne prendre que quelques exemples - ont-ils accéléré la politisation? Réciproquement, comment le politique, au fur et à mesure de sa construction, a-t-il été mobilisé pour résoudre des conflits de toute nature - sociaux, économiques, religieux? Et comment, aujourd'hui encore, conflit et politisation sont-ils liés? Ces questions ont rassemblé pendant deux jours des historiens, des politistes et des sociologues qui ont confronté leurs connaissances et leurs méthodes. Cet ouvrage est le fruit de leurs réflexions. Il se compose de deux parties, l'une proposant des approches globales et pluridisciplinaires, l'autre des études de cas historiques. Penser le conflit permet ainsi de mieux comprendre la genèse du politique sur la très longue durée.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?