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Ethique environnementale pour juristes
Bouriau Christophe ; Sohnle Jochen
MARE MARTIN
48,00 €
Épuisé
EAN :9782386000041
Face aux enjeux environnementaux inédits auxquels est confrontée l'humanité, le présent ouvrage propose une réflexion éthique susceptible d'inspirer toutes les personnes concernées par les règles de droit, qu'elles les influencent, les élaborent, les appliquent ou les respectent. Cet ouvrage intègre le regard croisé entre les deux disciplines que sont le droit et l'éthique comme branche de la philosophie, toutes les deux réunies par leur insérée commun pour les normes de conduite humaine. L'ambition de ce travail est à la fois de servir de manuel aux lecteurs intéressés et d'approfondir scientifiquement certaines thématiques actuelles, au gré d'une recherche collective. L'"éthique environnementale" articule l'une à l'autre l'éthique comme visée d'une vie bonne et heureuse et la morale comme théorie des devoirs : elle relie la question du bien-vivre à celle de nos devoirs envers la nature et l'ensemble des vivants. Son concept se heurte toutefois à une difficulté majeure : jusqu'à une date récente, le terme d'éthique a été utilisé uniquement au sujet des rapports interpersonnels. Or, l'éthique environnementale considère que nous avons des devoirs envers des entités naturelles qui ne sont pas des personnes selon l'approche philosophique classique. Comment peut-elle justifier ce bouleversement ? Comment pouvons-nous avoir des devoirs envers des êtres non humains, qui ne remplissent aucun devoir envers nous, et au nom de quoi ? Telles sont les questions directrices de cet ouvrage.
Résumé : Que peut-on espérer des fictions ? Rien, déclare l'intellectuel traqueur d'illusions. Tout, affirme l'artiste désireux de valoriser les potentialités de son matériau. Mais est-on sûr de parler d'une même chose ? A observer nos usages du terme, les fictions prolifèrent confusément à l'époque contemporaine, nichées dans nos oeuvres, nos discours, nos croyances, nos imaginations. Si bien que poser sérieusement la question des mérites et démérites des fictions passe par une clarification rigoureuse de ce qu'elles sont. Les philosophes se sont depuis longtemps attelés à débattre des caractéristiques ontologiques, sémantiques, épistémologiques, ou psychologiques des fictions et à résoudre les paradoxes et difficultés qui s'y rattachent. Perspectives philosophiques sur les fictions rassemble neuf textes contribuant à cette enquête. Le recueil met l'accent sur une approche épistémologique positive des fictions, le "fictionalisme", sur ses origines chez Hans Vaihinger, ses développements et les critiques qu'on peut lui adresser.
Dans l'expérience esthétique, nous éprouvons des émotions au sujet de personnages que nous savons fictionnels. Mais ne faut-il pas croire que quelque chose est réellement arrivé à une personne pour que cela nous émeuve ? On trouve une contradiction du même type dans l'expérience religieuse de certains chrétiens : ils disent être émus par Jésus et par ses paroles sans pourtant penser qu'il est réellement le Fils de Dieu. Un autre paradoxe, lié lui aussi à l'usage de fictions, concerne la théorie de la connaissance : comment parvenons-nous à atteindre des résultats corrects tout en utilisant des fictions dans nos raisonnements ? L'auteur entend manifester la pertinence du "faire comme si", attitude thématisée la première fois par Kant et développée en détail par le néokantien Hans Vaihinger dans sa Philosophie du comme si (1911), pour élucider ce type de paradoxe. "L'approche par le comme si" de Vaihinger, dont Christophe Bouriau examine les sources et la postérité, établit une médiation entre plusieurs aspects de la philosophie de Kant et certains courants actuels de la philosophie analytique, qu'on regroupe sous le nom de "fictionalisme".
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.