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L'amitié dans la littérature de voyage. Usages et représentations (XVIIIe-XXe siècle)
Bourguinat Nicolas ; Dziub Nikol
PU STRASBOURG
32,00 €
Épuisé
EAN :9791034402212
Ce livre étudie le rôle de l'amitié dans la littérature de voyage des XVIIIe-XXe siècles. Associant démarche historique et littéraire, il montre que l'amitié en voyage se construit dans et par l'écriture et aide le voyageur à apprivoiser l'ailleurs. Si le voyage est souvent associé aux idées de rupture avec le familier et de solitude, les amis y jouent néanmoins un rôle majeur, qu'il s'agisse de ceux que l'on laisse derrière soi mais à qui l'on écrit, de ceux avec qui l'on voyage, ou de ceux que l'on se fait lors du voyage. Autant d'amitiés qui informent l'écriture du voyage. Ce qui est au coeur de cet ouvrage, c'est donc les relations que noue le voyageur avec une altérité spatiale autant que culturelle, et la façon dont il tente d'apprivoiser l'ailleurs, soit en le décrivant à des familiers, soit en nouant avec ses habitants des relations amicales. Explorant un corpus à cheval sur les XVIIIe, XIXe et XXe siècles, ce livre conjugue démarche historique et approche littéraire des textes viatiques, dont il étudie la facture poétique pour mieux analyser comment l'amitié en voyage se construit dans et par l'écriture - que l'écrivain-voyageur signe seul son texte, ou que le récit du voyage se compose à plusieurs voix, quand écrivains et artistes décident de voyager de concert et de témoigner ensemble de leurs aventures.
Soldats allant de champ de bataille en champ de bataille, émigrés, diplomates, cardinaux et courtisans passant de capitale en capitale, administrateurs, marchands et savants ou encore pèlerins et curieux : au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les routes d'Europe sont pleines de voyageurs. De part et d'autre de la ligne de faille que dessinent les événements traumatiques de 1814-181S, ils manifestent et incarnent les bouleversements politiques et sociaux et du temps. Ils en sont les phénomènes - des phénomènes qui n'ont de sens qu'à l'échelle de l'Europe entière. C'est pour les décrire et les comprendre que vingt-cinq historiens, représentant huit nationalités et travaillant sur l'ensemble de l'espace européen ont été réunis dans cet ouvrage, avec une double ambition. D'une part, il s'agit de retrouver, par-delà la rupture née de la fin de l'Empire français et de ces french wars qui révolutionnèrent l'Europe, l'unité d'une période : celle qui, des lendemains de la Révolution française à ceux des différentes Restaurations, vit s'inaugurer la modernité politique et culturelle du continent. D'autre part, il s'agit de considérer le fait social qu'est le voyage comme un poste d'observation privilégié du territoire de l'historien. Les pratiques qui le caractérisent, les discours qui le prennent pour objet engagent en effet plus que lui-même. Les mutations que ceux-ci subirent, entre 1790 et 1840, redoublent et expliquent ainsi, en partie, ceux d'une époque fondatrice pour les temps actuels. . . Nicolas Bourguinat, maître de conférences à l'Université Marc Bloch de Strasbourg et membre Junior de l'Institut universitaire de France, est spécialiste de l'histoire sociale et culturelle du premier XIXe siècle. Il a notamment publié Les Grains du désordre : l'Etat face aux violences frumentaires dans la première moitié du XIXe siècle (Ed. de l'EHESS, 2001). Sylvain Venayre, maître de conférences à l'Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne (Centre d'Histoire du XIXe siècle), est spécialiste de l'histoire culturelle du voyage. Il a notamment publié La Gloire de l'aventure. Genèse d'une mystique moderne. 1850-1940 (Aubier, 2002), et, en collaboration, L'Histoire culturelle du contemporain (Nouveau Monde éditions, 2005).
De la fin de la Révolution au milieu du XIXe siècle, la question des subsistances est encore une contrainte majeure pour l'ordre public. La liberté du commerce des grains, réalisée dans la loi depuis 1797, demeure l'objet d'un consensus fragile des élites dirigeantes et elle provoque périodiquement des vagues de contestation populaire. Autour des approvisionnements et des prix alimentaires, en effet, le peuple des consommateurs et les pouvoirs publics sont engagés dans un jeu instable et fiévreux, fait de demandes et de rétributions matérielles autant que symboliques. Comme répertoire de l'action collective, la violence frumentaire est-elle vouée à reproduire les gestes contestataires de l'Ancien Régime ? Comment l'État envisage-t-il de moderniser ses relations avec la société par rapport à cet enjeu frumentaire qui mobilise autour de lui un monde complexe de professions et d'opérateurs ? Si l'idée d'un " contrat social des subsistances " se trouve mise en cause pendant ce demi-siècle, existe-t-il des voies permettant à la contestation de se politiser ?
Johanet Sophie ; Bourguinat Nicolas ; Polzin Marin
Ce manuscrit inédit a été rédigé par une jeune femme de 22 ans lorsqu'elle partit avec son époux à la rencontre du prétendant légitimiste, le comte de Chambord : elle traverse le royaume lombard-vénitien, alors sous la domination des Habsbourg, et séjourne assez longuement à Venise, puis elle rentre en France par l'Autriche et l'Allemagne. C'est un texte à l'écriture vive et enjouée, mariant avec bonheur récit, descriptions et anecdotes, et un document de tout premier intérêt pour la connaissance de la " bonne société " française du milieu du XIXe siècle. L'annotation et le commentaire qui l'accompagnent mettent notamment en valeur ses éclairages sur l'histoire du couple (car la vogue des voyages de noces était alors très récente) et sur l'histoire des milieux monarchistes, avec leurs valeurs et leur sociabilité, mais ils insistent aussi sur l'écriture au féminin, à la fois écriture de soi et perception des pays visités.