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Voyager en Europe de Humboldt à Stendhal. Contraintes nationales et tentations cosmopolites 1790-184
Bourguinat Nicolas
NOUVEAU MONDE
55,75 €
Épuisé
EAN :9782847362664
Soldats allant de champ de bataille en champ de bataille, émigrés, diplomates, cardinaux et courtisans passant de capitale en capitale, administrateurs, marchands et savants ou encore pèlerins et curieux : au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les routes d'Europe sont pleines de voyageurs. De part et d'autre de la ligne de faille que dessinent les événements traumatiques de 1814-181S, ils manifestent et incarnent les bouleversements politiques et sociaux et du temps. Ils en sont les phénomènes - des phénomènes qui n'ont de sens qu'à l'échelle de l'Europe entière. C'est pour les décrire et les comprendre que vingt-cinq historiens, représentant huit nationalités et travaillant sur l'ensemble de l'espace européen ont été réunis dans cet ouvrage, avec une double ambition. D'une part, il s'agit de retrouver, par-delà la rupture née de la fin de l'Empire français et de ces french wars qui révolutionnèrent l'Europe, l'unité d'une période : celle qui, des lendemains de la Révolution française à ceux des différentes Restaurations, vit s'inaugurer la modernité politique et culturelle du continent. D'autre part, il s'agit de considérer le fait social qu'est le voyage comme un poste d'observation privilégié du territoire de l'historien. Les pratiques qui le caractérisent, les discours qui le prennent pour objet engagent en effet plus que lui-même. Les mutations que ceux-ci subirent, entre 1790 et 1840, redoublent et expliquent ainsi, en partie, ceux d'une époque fondatrice pour les temps actuels. . . Nicolas Bourguinat, maître de conférences à l'Université Marc Bloch de Strasbourg et membre Junior de l'Institut universitaire de France, est spécialiste de l'histoire sociale et culturelle du premier XIXe siècle. Il a notamment publié Les Grains du désordre : l'Etat face aux violences frumentaires dans la première moitié du XIXe siècle (Ed. de l'EHESS, 2001). Sylvain Venayre, maître de conférences à l'Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne (Centre d'Histoire du XIXe siècle), est spécialiste de l'histoire culturelle du voyage. Il a notamment publié La Gloire de l'aventure. Genèse d'une mystique moderne. 1850-1940 (Aubier, 2002), et, en collaboration, L'Histoire culturelle du contemporain (Nouveau Monde éditions, 2005).
Cet ouvrage propose de redécouvrir l'oeuvre historique des frères Goncourt, qu'elle touche à la féminité, au théâtre, à la peinture : objets, méthodes et style, chez eux, se voulaient différents des normes de l'écriture et du goût de leur époque. Mais au programme de ce volume figure aussi la présence silencieuse, mais d'autant plus entêtante, de l'histoire, à l'horizon plutôt qu'à l'arrière-plan de leurs romans. Par les généalogies et les récits des origines qui donnent corps à leurs personnages, le XVIIIe siècle des Goncourt romanciers dialogue avec celui des Goncourt esthètes et collectionneurs. Entre un présent dédaigné mais archivé dans le Journal ou bien mis en fiction, et un passé prérévolutionnaire rêvé et réinventé, les Goncourt s'affrontent pleinement à la question de l'historicité et du temps.
De la fin de la Révolution au milieu du XIXe siècle, la question des subsistances est encore une contrainte majeure pour l'ordre public. La liberté du commerce des grains, réalisée dans la loi depuis 1797, demeure l'objet d'un consensus fragile des élites dirigeantes et elle provoque périodiquement des vagues de contestation populaire. Autour des approvisionnements et des prix alimentaires, en effet, le peuple des consommateurs et les pouvoirs publics sont engagés dans un jeu instable et fiévreux, fait de demandes et de rétributions matérielles autant que symboliques. Comme répertoire de l'action collective, la violence frumentaire est-elle vouée à reproduire les gestes contestataires de l'Ancien Régime ? Comment l'État envisage-t-il de moderniser ses relations avec la société par rapport à cet enjeu frumentaire qui mobilise autour de lui un monde complexe de professions et d'opérateurs ? Si l'idée d'un " contrat social des subsistances " se trouve mise en cause pendant ce demi-siècle, existe-t-il des voies permettant à la contestation de se politiser ?
Ce livre étudie le rôle de l'amitié dans la littérature de voyage des XVIIIe-XXe siècles. Associant démarche historique et littéraire, il montre que l'amitié en voyage se construit dans et par l'écriture et aide le voyageur à apprivoiser l'ailleurs. Si le voyage est souvent associé aux idées de rupture avec le familier et de solitude, les amis y jouent néanmoins un rôle majeur, qu'il s'agisse de ceux que l'on laisse derrière soi mais à qui l'on écrit, de ceux avec qui l'on voyage, ou de ceux que l'on se fait lors du voyage. Autant d'amitiés qui informent l'écriture du voyage. Ce qui est au coeur de cet ouvrage, c'est donc les relations que noue le voyageur avec une altérité spatiale autant que culturelle, et la façon dont il tente d'apprivoiser l'ailleurs, soit en le décrivant à des familiers, soit en nouant avec ses habitants des relations amicales. Explorant un corpus à cheval sur les XVIIIe, XIXe et XXe siècles, ce livre conjugue démarche historique et approche littéraire des textes viatiques, dont il étudie la facture poétique pour mieux analyser comment l'amitié en voyage se construit dans et par l'écriture - que l'écrivain-voyageur signe seul son texte, ou que le récit du voyage se compose à plusieurs voix, quand écrivains et artistes décident de voyager de concert et de témoigner ensemble de leurs aventures.
James Bond ne doit pas seulement son succès à sa prestance, son courage, ses gadgets, ni même aux ravissantes Girls qui l'entourent ; il le doit aussi à ses dialogues. Percutants, incisifs, surprenants, ils constituent un festival de mots d'esprit et de références en tous genres. Capable de piques volontairement réactionnaires ou misogynes, 007 sait aussi faire preuve d'autodérision, tout en restant attaché à son métier et à son pays. Voilà ce que révèle cet ouvrage, le premier du genre à analyser les dialogues de Bond, de ses comparses et de ses ennemis. Une plongée à la fois pertinente et réjouissante révélant au passage les nombreuses références littéraires, historiques, politiques... d'un James Bond plus cultivé qu'il n'y paraît. Philippe Durant est l'auteur, chez Nouveau Monde éditions, du Petit Audiard et du Petit Gabin illustrés par l'exemple, du Petit Audiard inédit. Il a également publié un ouvrage sur Les James Bond Girls (Dreamland) et a coécrit une biographie sur Ursula Andress ! Amoureux des mots, il livre ici les petits bijoux issus des dialogues acérés, du premier au dernier James Bond, Spectre, sorti en 2015.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Pervers impuissant ? Sadomasochiste ? Tyran narcissique ? Homosexuel refoulé comme l'avancent certains historiens ? Que sait-on au juste de la vie sentimentale d'un homme responsable de la mort de millions d'autres ? Et que peut-elle nous apprendre sur son rouvre de destruction ? Ainsi, ses relations avec sa camarade de parti Jenny Haug, puis avec Friedelind Wagner. Unity Mitford ou Maria Reiter visaient-elles seulement le commerce intime ? Quant à Winifred Wagner et Leni Riefenstahl. à défaut de lui avoir apporté la plénitude amoureuse, n'auront-elles pas contribue à son ascension en répondant à son dévorant besoin d'admiration De la passion funeste d'Hitler pour sa nièce Geli Raubal. poussée au suicide à 23 ans, à son mariage tardif avec Eva Braun. François Delpla autopsie une vie amoureuse qui aurait pu être très ordinaire si elle n'avait été si chaste. Il étudie ces relations tantôt séparément tantôt simultanément, sans jamais omettre leur contexte politique.
Game of Thrones : un roman-fleuve, une série télévisée haletante, et surtout... un succès planétaire. Derrière la fresque cruelle et fantastique imaginée par George R.R. Martin et enrichie par les scénaristes, se cachent de multiples références à notre histoire. De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, le passé est source d'inspiration inépuisable de la saga. Aviez-vous remarqué que le Titan de Braavos ressemblait étrangement au colosse de Rhodes ? la bataille de la Néra, au siège de Constantinople ? Saviez-vous que Cersei Lannister tenait de Catherine de Médicis ? Lieux, événements, personnages, Cédric Delaunay scrute ici avec sagacité clins d'oeil implicites et explicites.Véritable vade-mecum de l'univers Game of Thrones, cet ouvrage richement illustré est une invitation à plonger dans les pages les plus tumultueuses de notre histoire.