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La République et l'universel
Bouretz Pierre
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070424702
La France a la passion de l'universel. Du Roi-Soleil à sa Révolution vécue comme une aurore, et à la République, drapeau hissé face à quiconque viendrait d'ailleurs suggérer d'autres formes de la démocratie, elle s'est offerte à l'Europe des souverains et des peuples comme le modèle d'une politique marquée du sceau universel de la raison.Mais la France a aussi depuis longtemps déjà le goût de la commémoration, comme une manifestation sans doute de ce qui combat en elle la passion de l'universel: l'amour du sol national corrigé du mot "République".Il semble, enfin, que la France vive de nos jours une maladie de la déploration. Trois siècles après la Révolution, elle a renoncé à sa farouche certitude d'être le phare universel du monde et elle vit désormais tranquillement au coeur d'une Europe qui cherche à organiser la paix du monde.L'universel a divorcé du particulier, les formes de la République sont devenues étrangères à la nation qui leur donnait un fond.Passion de l'universel, goût de la commémoration, maladie de la déploration: se pourrait-il que ces trois phénomènes aient partie liée?Cet ouvrage est à l'origine, sous le titre "La démocratie française au risque du monde", le chapitre d'ouverture du tome premier (Idéologies) de La démocratie en France, sous la direction de Marc Sadoun (Gallimard, 2000). Quatrième de couverture La France a la passion de l'universel. Du Roi-Soleil à sa Révolution vécue comme une aurore, et à la République, drapeau hissé face à quiconque viendrait d'ailleurs suggérer d'autres formes de la démocratie, elle s'est offerte à l'Europe des souverains et des peuples comme le modèle d'une politique marquée du sceau universel de la raison. Mais la France a aussi depuis longtemps déjà le goût de la commémoration, comme une manifestation sans doute de ce qui combat en elle la passion de l'universel: l'amour du sol national corrigé du mot « République ». Il semble, enfin, que la France vive de nos jours une maladie de la déploration. Trois siècles après la Révolution, elle a renoncé à sa farouche certitude d'être le phare universel du monde et elle vit désormais tranquillement au coeur d'une Europe qui cherche à organiser la paix du monde. L'universel a divorcé du particulier, les formes de la République sont devenues étrangères à la nation qui leur donnait un fond. Passion de l'universel, goût de la commémoration, maladie de la déploration: se pourrait-il que ces trois phénomènes aient partie liée? Cet ouvrage est à l'origine, sous le titre « La démocratie française au risque du monde », le chapitre d'ouverture du tome premier (Idéologies) de La démocratie en France, sous la direction de Marc Sadoun (Gallimard, 2000).
A travers un conflit brutal opposant Jürgen Habermas et Jacques Derrida, une guerre de quinze ans a déchiré l?Europe philosophique à la fin du XXe siècle. Il était question de déconstruction et de reconstruction de la raison, de l?héritage de l?Aufklärung et même du destin de la philosophie, sur une ligne de front dessinée entre l?époque de Hegel et celle de Nietzsche, puis légèrement retouchée à celle de Husserl, Heidegger et Adorno. Cela se passait entre Francfort et Paris, mais Derrida avait déjà été engagé dans d?autres guerres dessinant une géographie plus complexe. A Paris même, où Michel Foucault et Pierre Bourdieu l?avaient accusé d?être trop conventionnel et pas assez politique, ce qui impose de remettre sérieusement en cause la représentation d?une French theory censée être née aux alentours du Quartier latin vers 1968 avant de s?exporter comme pensée tout uniment « postmoderne ». Entre Paris et la Californie, où John R Searle l?avait attaqué pour mécompréhension de la révolution dans la théorie du langage née à Oxford sous les auspices de John Austin, ce qui incite à se pencher sur les relations entre philosophies dites « analytique » et « continentale ». En divers endroits d?Amérique entre départements de philosophie et de littérature, ce qui invite à découvrir grâce à des médiateurs comme Richard Rorty une réception de son oeuvre plus contrastée qu?il n?y paraît. Kant en son temps s?était préoccupé de ce qu?il appelait Un ton grand seigneur adopté naguère en philosophie, mais celui que l?on peut écouter au travers de ces conflits contemporains reflétés au miroir de celui qui a opposé Habermas à Derrida est franchementguerrier et l?on devra se demander pourquoi. Il n?en reste pas moins que Derrida et Habermas sont devenus amis: tard, trop près de la mort du premier pour qu?ils aient eu le temps de savoir jusqu?à quel point en philosophie; mais vraiment, en se reconnaissant une certaine parenté qu?il faudra tenter d?éclairer. Habermas affirme que « philosopher, c?est aussi douter du sens de la philosophie », Derrida qu?« un philosophe est toujours quelqu?un pour qui la philosophie n?est pas donnée ». Onpourrait se dire qu?à l?aune de telles convictions convergentes il était peut-être inutile de faire un drame d?un désaccord. Mais c?est ainsi: une affaire exemplaire de guerre et paix en philosophie offre une occasion de revenir sur son histoire, ses territoires et les manières de la pratiquer.
Extrait Extrait de l'introduction : Composer un livre à partir de textes déjà plus ou moins anciens et pour la plupart issus de commandes ne va pas de soi. Le risque est grand de ne pouvoir offrir que des «fonds de tiroirs», textes jamais publiés ou parfois parus de façon confidentielle, en sorte d'au moins accorder aux uns une véritable existence et aux autres une seconde chance. Relire ne se fait pas sans inquiétude, choisir sans hésitation et sans la crainte de ne parvenir à faire apparaître qu'une cohérence quelque peu factice. La chance est toutefois donnée à un travail réflexif cherchant à expliciter l'origine de l'intérêt pour une ou quelque(s) question(s), les raisons de sa permanence et les ressorts de ses inflexions au fil d'un temps relativement long. Les textes ici rassemblés ont été écrits durant une période qui précède et s'étend au-delà de la parution d'un livre sur le(s) même(s) sujet(s) : Témoins du futur -. Le souci de justifier leur choix m'incite à brièvement me livrer à un exercice auquel je ne me suis jamais soumis hors du contexte «académique» : examiner le lien de ce dernier avec celui qui l'avait précédé. Au regard du considérable déplacement qu'il supposait, le passage de l'un à l'autre était loin d'être évident et suscitait la surprise, en sorte qu'au début ceux qui m'encourageaient en me protégeant par leur autorité étaient rares : Heinz Wismann, Paul Ricoeur, Jürgen Habermas. Pourquoi abandonner les questions relatives à l'épistémologie des sciences sociales, aux théories de l'Etat et du droit ou encore au problème de la rationalisation du monde occidental pour d'autres beaucoup plus spéculatives et liées à l'univers d'apparence plus étroit du judaïsme allemand ? Sous-titrées «Philosophie de Max Weber», Les Promesses du monde confrontaient certes l'un des pères fondateurs de la sociologie à Kant, Hegel et Nietzsche plutôt qu'à ses pairs inventeurs d'une discipline nouvelle, et il le discutait sur un horizon philosophique avec Léo Strauss, Raymond Aron et Jürgen Habermas plutôt qu'à partir de ses épigones ou critiques au sein de celle-ci. Mais cela n'était à première vue pas une raison suffisante pour l'abandonner, sauf à revenir sans trop m'y arrêter sur les questions posées par son oeuvre en matière d'épistémologie, de science historique et de théorie du droit.
Evelyne Pisier Pierre Bouretz Le paradoxe du fonctionnaire Paradoxe du fonctionnaire français : son statut est tabou. On n'en parle pas. On n'y touche pas. On ne fait que cela... Le texte en est si ambigu que sans cesse on l'interprète au gré des rapports de force. Quant à la guerre idéologique, elle s'épuise en slogans contradictoires : irresponsable et nanti, le fonctionnaire français joue, en toute sécurité d'emploi, de la grève ou de l'avantage acquis ; objet des caprices du Prince, des vexations de la discipline et sous-payé, le voici encore contraint de défendre sa citoyenneté. D'impasses libérales en équivoques socialistes, le fonctionnaire français cultive les privilèges du particularisme et les alibis de la citoyenneté. Au nom de quel Etat, faut-il traiter de l'épuration, des primes, de la réserve, de l'ENA, de la grève, de l'inamovibilité ? Au nom de quel Droit et devant quels juges, le fonctionnaire est-il responsable de ses fautes personnelles et professionnelles ? Au nom de quelle lutte de corps et de classe, service public et démocratie seraient-ils devenus incompatibles ? Associé aux rigides majestés de la puissance et aux fonctions de souveraineté, le service public n'est-il qu'un mythe usé et le statut de ses agents un obstacle à toute modernisation ? Associé aux interventions de l'Etat providence et aux fonctions de solidarité, le service public est-il coupable d'égalitarisme, et donc liberticide ? A distance de l'idéologie, rappelant quelques données très spécifiques de l'héritage culturel français, cherchant des éléments d'analyse dans l'histoire et le droit politiques, ce livre constitue un dossier indispensable pour tous ceux qui face aux excès de l'étatisme et de la privatisation feront encore du service public une idée neuve et du statut de ses agents un contrat d'innovation.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"