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Le Paradoxe du fonctionnaire
Bouretz Pierre
CALMANN-LEVY
30,50 €
Épuisé
EAN :9782702116012
Evelyne Pisier Pierre Bouretz Le paradoxe du fonctionnaire Paradoxe du fonctionnaire français : son statut est tabou. On n'en parle pas. On n'y touche pas. On ne fait que cela... Le texte en est si ambigu que sans cesse on l'interprète au gré des rapports de force. Quant à la guerre idéologique, elle s'épuise en slogans contradictoires : irresponsable et nanti, le fonctionnaire français joue, en toute sécurité d'emploi, de la grève ou de l'avantage acquis ; objet des caprices du Prince, des vexations de la discipline et sous-payé, le voici encore contraint de défendre sa citoyenneté. D'impasses libérales en équivoques socialistes, le fonctionnaire français cultive les privilèges du particularisme et les alibis de la citoyenneté. Au nom de quel Etat, faut-il traiter de l'épuration, des primes, de la réserve, de l'ENA, de la grève, de l'inamovibilité ? Au nom de quel Droit et devant quels juges, le fonctionnaire est-il responsable de ses fautes personnelles et professionnelles ? Au nom de quelle lutte de corps et de classe, service public et démocratie seraient-ils devenus incompatibles ? Associé aux rigides majestés de la puissance et aux fonctions de souveraineté, le service public n'est-il qu'un mythe usé et le statut de ses agents un obstacle à toute modernisation ? Associé aux interventions de l'Etat providence et aux fonctions de solidarité, le service public est-il coupable d'égalitarisme, et donc liberticide ? A distance de l'idéologie, rappelant quelques données très spécifiques de l'héritage culturel français, cherchant des éléments d'analyse dans l'histoire et le droit politiques, ce livre constitue un dossier indispensable pour tous ceux qui face aux excès de l'étatisme et de la privatisation feront encore du service public une idée neuve et du statut de ses agents un contrat d'innovation.
Extrait Extrait de l'introduction : Composer un livre à partir de textes déjà plus ou moins anciens et pour la plupart issus de commandes ne va pas de soi. Le risque est grand de ne pouvoir offrir que des «fonds de tiroirs», textes jamais publiés ou parfois parus de façon confidentielle, en sorte d'au moins accorder aux uns une véritable existence et aux autres une seconde chance. Relire ne se fait pas sans inquiétude, choisir sans hésitation et sans la crainte de ne parvenir à faire apparaître qu'une cohérence quelque peu factice. La chance est toutefois donnée à un travail réflexif cherchant à expliciter l'origine de l'intérêt pour une ou quelque(s) question(s), les raisons de sa permanence et les ressorts de ses inflexions au fil d'un temps relativement long. Les textes ici rassemblés ont été écrits durant une période qui précède et s'étend au-delà de la parution d'un livre sur le(s) même(s) sujet(s) : Témoins du futur -. Le souci de justifier leur choix m'incite à brièvement me livrer à un exercice auquel je ne me suis jamais soumis hors du contexte «académique» : examiner le lien de ce dernier avec celui qui l'avait précédé. Au regard du considérable déplacement qu'il supposait, le passage de l'un à l'autre était loin d'être évident et suscitait la surprise, en sorte qu'au début ceux qui m'encourageaient en me protégeant par leur autorité étaient rares : Heinz Wismann, Paul Ricoeur, Jürgen Habermas. Pourquoi abandonner les questions relatives à l'épistémologie des sciences sociales, aux théories de l'Etat et du droit ou encore au problème de la rationalisation du monde occidental pour d'autres beaucoup plus spéculatives et liées à l'univers d'apparence plus étroit du judaïsme allemand ? Sous-titrées «Philosophie de Max Weber», Les Promesses du monde confrontaient certes l'un des pères fondateurs de la sociologie à Kant, Hegel et Nietzsche plutôt qu'à ses pairs inventeurs d'une discipline nouvelle, et il le discutait sur un horizon philosophique avec Léo Strauss, Raymond Aron et Jürgen Habermas plutôt qu'à partir de ses épigones ou critiques au sein de celle-ci. Mais cela n'était à première vue pas une raison suffisante pour l'abandonner, sauf à revenir sans trop m'y arrêter sur les questions posées par son oeuvre en matière d'épistémologie, de science historique et de théorie du droit.
La philosophie se pose souvent à elle-même la question de sa définition. Mais nous ne savons rien, ou presque, de ses manières de faire au Jour le jour. Les philosophes aiment en effet à cacher les pistes, tenir secrètes les hésitations et gommer les ratures. Et nous sommes moins curieux des documents de leur travail que de ceux des écrivains, considérant que journaux, brouillons ou correspondances sont déjà de la littérature, pas encore de la philosophie. Il est bien sûr quelques exceptions, tels les fragments posthumes de Nietzsche, le dossier du Livre des passages de Walter Benjamin, les carnets de Wittgenstein. Mais c'est peu pour tenter de relier le visible et l'invisible, les idées et les intuitions. Récemment publié, le Journal de pensée d'Hannah Arendt offre de quoi surprendre quiconque est familier de son ?uvre comme le lecteur en quête d'une réponse à la question: qu'appelle-t-on philosopher? Il illustre admirablement une pratique, un style, un ethos de la pensée. Arendt est demeurée rétive aux programmes de la philosophie, préférant s'adonner à ce qu'elle nommait "pensée libre". Ses exercices quotidiens doivent beaucoup à la fréquentation des livres classiques, qu'elle cite et commente "pour avoir des témoins, également des amis". Nous y voyons des idées qui surgissent d'un mot noté au hasard des lectures, se déploient en ligne droite ou bifurquent, s'agencent en tables de catégories, trouvent enfin la forme d'un article ou d'un livre. Mais nous y découvrons aussi des chemins qui ne mènent nulle part et les raisons de quelques échecs. Séjournant dans l'antichambre des livres, serons-nous tentés, pour finir, de donner raison à Kant et dire à sa suite que "le philosophe n'est qu'une idée"?
Résumé : Dans son précédent ouvrage, Lumières du Moyen Age (2015), Pierre Bouretz rouvrait à nouveaux frais un dossier capital pour l'histoire occidentale : les relations entre philosophie et théologie. La raison ou les dieux s'ancre dans l'Antiquité tardive "néoplatonicienne", souvent décrite à grands traits comme celle d'un retour à Platon, d'une "divinisation" de celui-ci et d'un tournant "théologique" du rationalisme grec. Est-ce à dire que ce moment fut celui d'un choix entre la raison et les dieux ? Platon déjà voyait chez les Barbares des formes de sagesses supérieures à celle des Grecs. Plutarque pouvait sans embarras servir Apollon dans son temple de Delphes, admirer Isis et cultiver le platonisme. Jusqu'à la fin de l'Antiquité, les plus grandes figures de la philosophie se nourrirent de théologies allogènes. Mais le rapport de ces philosophes à leurs dieux nous demeure mystérieux. Plus mystérieuse encore, une affaire inaugurée dans la génération des successeurs de Plotin par Porphyre et Jamblique, sous couvert d'une fiction égyptienne et autour d'un mot neuf : celui de "théurgie". Fallait-il compléter la vie théorétique par un rapport actif avec les dieux ? Etait-il question de les soumettre au bon vouloir des hommes ? Des pratiques étranges et venues d'ailleurs étaient-elles autre chose qu'une forme de la magie depuis toujours condamnée par les philosophes ? Pierre Bouretz construit une vaste enquête au travers de laquelle on découvre Plotin combattant les gnostiques, Porphyre ferraillant contre les chrétiens, les derniers philosophes platoniciens en quête de vestiges des dieux anciens. Il remonte à l'origine de leur admiration pour les "sagesses barbares", décrit l'entrée dans l'imaginaire des Grecs de Mages disciples de Zoroastre, de théurges chaldéens et d'Hermès Trismégiste, interroge leurs visions concurrentes de la "voie qui mène au bonheur". Il montre enfin qu'après une éclipse d'un millénaire environ, cette histoire se rejouerait dans des conditions nouvelles à la Renaissance.
Résumé : A-t-on jamais mesuré l'effet de souffle que Dante et son oeuvre eurent sur son époque ? Sa Divine Comédie a été assagie par d'innombrables commentaires, la postérité a laissé dans l'ombre sa pensée politique et l'originalité de sa façon de pratiquer la philosophie demeure sous-estimée. Contre les prétentions temporelles de la papauté en Italie et pour la défense des libertés civiques, Dante a mené un combat politique qui l'a condamné à l'exil loin de Florence. Puis son engagement en faveur d'une restauration impériale lui a valu l'hostilité de l'Eglise. Il pratique une variante de l'aristotélisme considérée comme illicite. La Divine Comédie met en fiction poétique les thèses défendues dans ses écrits politiques et philosophiques. Seul vivant parmi les morts, il réalise une expérience qu'il propose à ses lecteurs de partager et qui prouve que les objets ultimes du désir de connaître peuvent être contemplés dans cette vie. Peuplant à son gré l'au-delà de personnages historiques, il lui fait perdre sa dimension d'ordre divin. Plaçant dans les Limbes les poètes et les philosophes de l'Antiquité, il leur offre une reconnaissance inédite, mise en scène par le rôle de guide qu'il accorde à Virgile. Acteur en même temps qu'auteur de son voyage outre-tombe, il écrit en vulgaire pour un public d'hommes et de femmes dont il souhaite faire une noblesse de l'esprit, alors que les élites de son temps préfèrent réserver leurs échanges au latin. Affirmant la souveraineté d'un artiste qui ne s'autorise que de lui-même et n'attend de jugement que de ses lecteurs, Dante dit de facto adieu au Moyen Age.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.
LA SERIE NEW-YORKAISE INEDITE DE MARIE-BERNADETTE DUPUY Octobre 1886. Catherine et Guillaume Duquesne vont s'embarquer pour New York, avec leur fille Elisabeth, âgée de 6 ans. Ils quittent la France et leur petite maison de Charente pleins d'espoir, avides d'une nouvelle existence. Mais leur rêve de liberté va vite se transformer en cauchemar : Catherine meurt durant la traversée des suites d'un accouchement prématuré et Guillaume, une semaine après son arrivée en Amérique, est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Leur enfant, la petite Elisabeth, est livrée à elle-même. Après une nuit d'errance dans Central Park, l'orpheline est renversée par la calèche des richissimes Woolworth. Ils la soignent et décident de l'adopter, faisant fi des avis de recherche lancés par le grand-père maternel d' Elisabeth. L'orpheline grandit choyée comme une princesse. Tout bascule le jour de son seizième anniversaire quand elle apprend la vérité sur son adoption. Se sentant trahie, la jeune fille quitte New York pour la France. Mais en arrivant au château familial, elle est loin de se douter du véritable visage de son grand-père maternel et encore moins de deviner quels terribles secrets renferme la demeure. Elisabeth parviendra-t-elle à démêler le vrai du faux et à connaître l'amour sincère des siens ?
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour