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Du bon usage de la ville
Bourdin Alain
DESCARTES ET CI
17,25 €
Épuisé
EAN :9782844461339
Les pouvoirs publics avancent des listes de prescriptions destinées à créer la ville durable, mais malheureusement les choses ne sont pas si simples! La ville n'est plus un territoire avec son centre et sa périphérie. Le désordre urbain n'est pas un accident mais le fondement du développement et de la créativité. La concurrence entre villes, l'omniprésence du droit et l'obsession du risque ne créent pas un ordre nouveau, mais changent radicalement la donne. De nouvelles formes urbaines apparaissent que l'on ne connaît pas bien: enclaves, pôles, "espace flou". L'idée de développement durable, lorsqu'on ne la réduit pas à l'environnementalisme, exige une bonne définition, ou plutôt un "bon usage". C'est de ce bon usage dont parle ce livre, en montrant comment un développement durable conçu non comme protection, mais comme production d'un monde nouveau, peut servir de référence à l'élaboration de stratégies urbaines.
Dubaï collectionnait les records: le plus grand hôtel du monde, la plus grande tour, la plus grande concentration de grues... Or, fin 2009, Dubaï et son fleuron, la société publique Dubaï World, échappent difficilement à la faillite: dette estimée à 59 milliards de dollars! Cette chute symbolise la fin d'un cycle dans le développement urbain - et dans la manière de faire la ville - dans l'urbanisme. Tel est le propos de cet essai qui veut, à la fois, saisir les changements profonds dans la manière de "faire la ville" qui se sont opérés depuis trente ans sous la pression de l'urbanisme libéral, les conséquences des bouleversements actuels, et dessiner des pistes possibles pour l'urbanisme d'après crise qui est pour l'instant encore balbutiant. Un petit texte dynamique, à lire d'urgence.
Résumé : La fabrication des villes s'est toujours organisée à partir de la constitution d'un centre. Lieu des échanges, des pouvoirs et du sens (religieux, politique, identitaire), le centre rassemblait une multiplicité de fonctions et quelque chose de plus : l'innovation, l'imprévu, l'ouverture sur le monde et l'altérité, l'effervescence sociale et, dans les démocraties, le débat public. Le centre de la ville était aussi celui de la société. Aujourd'hui ces caractéristiques sont plus que jamais d'actualité et pourtant le centre s'est décomposé en une multitude de centralités. Dans une lecture urbanistique et socio-économique, ce livre interroge : à quoi sert le centre aujourd'hui, en particulier dans la production de différents types de valeurs ?
La proximité fait l'objet de toutes les attentions : gestion de proximité, démocratie de proximité, exaltation des " élus de proximité ". En France, le monde politique et celui des médias usent et abusent du terme. Au Québec sa fortune est moindre, mais, au chapitre des politiques urbaines, le quartier est partout présent. Que signifie la notion de proximité, comme concept sociologique, comme catégorie de l'expérience, comme instrument de l'action et de la représentation politiques, ou comme échelle spatiale ? Comment construit-on la proximité, par des pratiques quotidiennes, par l'attachement à des lieux, par le développement de projets publics, par les découpages territoriaux et la constitution des dispositifs de représentation ou de concertation ? Le quartier est-il un espace social ou un territoire d'intervention ? Ce livre réunit dix-huit contributions de sociologues, politistes et géographes, de France et du Québec, qui tentent de répondre à ces questions.