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LES AUTRES MONDES. Philosophie de l'imaginaire
Bourdil Pierre-Yves
FLAMMARION
14,70 €
Épuisé
EAN :9782080678300
Il arrive que le monde nous fatigue. Parfois, nous éprouvons le sentiment d'être étrangers en lui. Entre lui et nous, cela ne va pas. Nous regrettons de n'habiter qu'un seul trop grand monde. Les sciences et les philosophies ont beau nous expliquer ce qu'elles peuvent, nous souffrons d'une insatisfaction essentielle. Ou le monde ne parle pas la langue que nous pourrions entendre. Ou nous parlons une langue qui ne trouve pas en lui son répondant. Les bienheureux qui sont contents de leur sort nous paraissent étranges, parfois même saugrenus. Nous n'arrivons pas à croire qu'ils aiment vivre. Dans tous les cas, nous appelons au moins un autre monde plus conforme à nos espérances, plus beau, avec un début, un milieu et une fin qui tombent juste. Au moins pour comparer. Ne trouvant pas le monde qui nous entoure aimable, nous inventons des représentations à notre convenance. C'est le point de départ de l'imaginaire. Nous demandons aux rêves, aux livres, au cinéma, aux religions, aux politiques de nous aider à métamorphoser le monde. Parfois, cela se passe bien, parfois non. P. Y. Bourdil imagine ici comment serait le monde si nous en étions les auteurs. A la place des dieux.
Ce livre est un ouvrage de méthode, destiné aussi bien aux étudiants des Classes Préparatoires, aux élèves de Terminales, qu'aux étudiants de Licence 1ère année de Philosophie. Cet ouvrage les aidera à se préparer activement aux concours pendant l'année, en leur permettant de maîtriser les épreuves fondamentales de la dissertation philosophique, du commentaire de texte philosophique, du résumé de texte et de la synthèse de textes. Préambule - 1. Comment se préparer aux concours pendant l'année : Introduction - A. Savoir lire - B. Savoir définir et analyser - C. Savoir travailler en vue des concours - 2. Les épreuves fondamentales : A. Les méthodes de la dissertation et de l'explication de textes - B. Les méthodes du résumé et de la synthèse de textes - 3. Annexes - Glossaire - Indications bibliographiques
Qu'avons-nous à faire avec la politique, tant il n'est pas sûr qu'elle nous intéresse encore ? Nous pouvons confier notre sort aux spécialistes de la chose publique ou l'assumer par nous-mêmes. Le tout est de savoir s'il faut trancher et, si oui, comment ; au nom de quoi. Les thèses de référence qui nous viennent à l'esprit nous ramènent au passé. Or, la politique, c'est pour demain qu'on la conçoit. Et demain, pour nous, ressemble au grand vide. Au lieu de nous résigner, défendons franchement la cause de la politique. Rien de simple ne tient : idéaliste ou réaliste, elle reste obstinément ambiguè. Et alors ? Entre savoir et faire, elle traduit le monde tel que nous le concevons ; tel que nous devrons en assumer les ultimes conséquences, démocratiques ou despotiques. Moins il y a de culture, plus il y a de pouvoir : c'est l'enjeu. Autant le savoir.
Rien n'intéresse plus que le plaisir : en toute occasion, c'est lui qu'on attend. On aimerait lui consacrer sa vie entière et ne connaître que lui. Tout se complique dès qu'on entreprend d'expliquer ce qu'on ressent. Le plaisir, en effet, est intime. Ne disparaît-il pas lorsqu'on le communique ? C'est le risque à courir en le partageant. C'est le plaisir à gagner. Du café qu'on savoure en terrasse jusqu'à la réflexion la plus sérieuse, en passant par toutes les expériences que nous en faisons - un repas gourmand, la lecture d'un bon livre, la façon de vivre un agréable moment, sans oublier naturellement l'exaltation des corps -, Pierre-Yves Bourdil nous invite à un parcours impertinent. La philosophie n'est pas toujours sage, elle peut aussi se dévergonder. De fait, on réclame qu'un discours sur le plaisir fasse plaisir jusqu'au bout. On demande à retrouver le goût délicieux des bêtises que l'on fait sitôt que les grandes personnes ont le dos tourné. Si nous ne sommes pas tous philosophes, nous réfléchissons tous en philosophie. On ne trouvera ici ni thèse savante ni catalogue, mais un dialogue complice entre un auteur et son lecteur. Pierre-Yves Bourdil fait de la pensée un art généreux. Il nous montre que nous pouvons réfléchir et rend la pratique de la philosophie jubilatoire.
Résumé : Le mot passion devrait nous faire peur. Au sens propre, il indique la pathologie, la passivité, la maladie qui nous tombe dessus, l'excès dont nous sommes les victimes. Or elle nous attire au point que nous la réclamons. Nous souffrons de ne pas avoir une vie passionnante. Demandons-nous comment le retournement s'est opéré, comment l'idée nous est venue de croire la passion admirable. La littérature a montré l'exemple. La passion nous saisit quand l'envie nous prend de vivre de façon romanesque plutôt que sage. Jusqu'au bout. Jusqu'à la mort. Les menaces n'y font rien : mieux on comprend la passion, moins on la trouve condamnable. On aperçoit que la morale s'est fabriquée une " passion "sur mesure afin de repousser les comportements qui nous excitent spontanément. La morale n'aime pas vraiment la vie. Elle aime gouverner. Elle aime qu'on souffre. C'est pourquoi elle survalorise la mesure contre l'excès, la raison raisonnable contre le désir. Elle montre tous les " inconvénients " qu'on retire de l'amour et de la jouissance. On en arrive à contester un acharnement si obstiné, quand bien même on ne le voudrait pas. Car l'enjeu est de taille ; avec la passion, c'est la féminité que la sagesse refuse, comme si être une femme était une faute. Or, la femme est adorable, sous toutes ses formes ; la passion met en scène la libération de toutes les contraintes bien élevées. Elle poétise tout. Elle dévoile quelle place la féminité revendique dans une culture élaborée depuis tellement longtemps par des hommes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)