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Eloge involontaire de la passion ou La femme au-dedans de l'homme
Bourdil Pierre-Yves
FLAMMARION
14,70 €
Épuisé
EAN :9782080676122
Le mot passion devrait nous faire peur. Au sens propre, il indique la pathologie, la passivité, la maladie qui nous tombe dessus, l'excès dont nous sommes les victimes. Or elle nous attire au point que nous la réclamons. Nous souffrons de ne pas avoir une vie passionnante. Demandons-nous comment le retournement s'est opéré, comment l'idée nous est venue de croire la passion admirable. La littérature a montré l'exemple. La passion nous saisit quand l'envie nous prend de vivre de façon romanesque plutôt que sage. Jusqu'au bout. Jusqu'à la mort. Les menaces n'y font rien : mieux on comprend la passion, moins on la trouve condamnable. On aperçoit que la morale s'est fabriquée une " passion "sur mesure afin de repousser les comportements qui nous excitent spontanément. La morale n'aime pas vraiment la vie. Elle aime gouverner. Elle aime qu'on souffre. C'est pourquoi elle survalorise la mesure contre l'excès, la raison raisonnable contre le désir. Elle montre tous les " inconvénients " qu'on retire de l'amour et de la jouissance. On en arrive à contester un acharnement si obstiné, quand bien même on ne le voudrait pas. Car l'enjeu est de taille ; avec la passion, c'est la féminité que la sagesse refuse, comme si être une femme était une faute. Or, la femme est adorable, sous toutes ses formes ; la passion met en scène la libération de toutes les contraintes bien élevées. Elle poétise tout. Elle dévoile quelle place la féminité revendique dans une culture élaborée depuis tellement longtemps par des hommes.
Résumé : On ne peut s'intéresser à la religion que si l'on n'y croit pas : tel est le paradoxe. Le convaincu trouve sa croyance excellente. Pourquoi se poserait-il des questions ? L'insouciant pour sa part se moque de la religion. Elle s'adresse donc à l'incroyant sincère et disponible, prêt à cultiver sa curiosité. Il pourrait vouloir une bonne information : qu'on lui dise qui croît quoi. Hélas. Un répertoire traiterait toutes les religions avec un même désintérêt. L'histoire n'obtiendrait pas mieux, ni la sociologie, ni aucune science humaine. Elles peignent des comportements, pas des hommes. C'est que la religion ne relève ni d'un savoir ni d'un classement. Elle est affaire d'engagement : comment une conviction personnelle, je crois en un dieu ou plusieurs, trouve une forme collective avec ses rites, ses règles, ses monuments, ses m?urs. La religion n'explique pas non plus le monde. Elle n'est ni un folklore ni une science naïve, mais elle demande qu'un dieu justifie le sens du monde. Exprès. Elle ne veut pas des sectaires qui trichent et tuent sans honte. Posant la question de la religion, nous discutons la communauté dans laquelle nous vivons. Aujourd'hui. Il y va de la liberté de chacun.
Qu'avons-nous à faire avec la politique, tant il n'est pas sûr qu'elle nous intéresse encore ? Nous pouvons confier notre sort aux spécialistes de la chose publique ou l'assumer par nous-mêmes. Le tout est de savoir s'il faut trancher et, si oui, comment ; au nom de quoi. Les thèses de référence qui nous viennent à l'esprit nous ramènent au passé. Or, la politique, c'est pour demain qu'on la conçoit. Et demain, pour nous, ressemble au grand vide. Au lieu de nous résigner, défendons franchement la cause de la politique. Rien de simple ne tient : idéaliste ou réaliste, elle reste obstinément ambiguè. Et alors ? Entre savoir et faire, elle traduit le monde tel que nous le concevons ; tel que nous devrons en assumer les ultimes conséquences, démocratiques ou despotiques. Moins il y a de culture, plus il y a de pouvoir : c'est l'enjeu. Autant le savoir.
Résumé : Il arrive que le monde nous fatigue. Parfois, nous éprouvons le sentiment d'être étrangers en lui. Entre lui et nous, cela ne va pas. Nous regrettons de n'habiter qu'un seul trop grand monde. Les sciences et les philosophies ont beau nous expliquer ce qu'elles peuvent, nous souffrons d'une insatisfaction essentielle. Ou le monde ne parle pas la langue que nous pourrions entendre. Ou nous parlons une langue qui ne trouve pas en lui son répondant. Les bienheureux qui sont contents de leur sort nous paraissent étranges, parfois même saugrenus. Nous n'arrivons pas à croire qu'ils aiment vivre. Dans tous les cas, nous appelons au moins un autre monde plus conforme à nos espérances, plus beau, avec un début, un milieu et une fin qui tombent juste. Au moins pour comparer. Ne trouvant pas le monde qui nous entoure aimable, nous inventons des représentations à notre convenance. C'est le point de départ de l'imaginaire. Nous demandons aux rêves, aux livres, au cinéma, aux religions, aux politiques de nous aider à métamorphoser le monde. Parfois, cela se passe bien, parfois non. P. Y. Bourdil imagine ici comment serait le monde si nous en étions les auteurs. A la place des dieux.
Résumé : Le XXe siècle, plus qu'aucun autre, passe pour le siècle de l'histoire. Il cherche quels événements sont dignes de mémoire et cultive une discipline chargée de les comprendre. Nous respectons volontiers les historiens qui savent comment raconter l'homme à l'homme. Nous pouvons nous contenter de les écouter comme des sages. Certaines horreurs commises au nom même de l'histoire peuvent néanmoins nous alarmer. Sans fondement moral, les pires dérives idéologiques sont à craindre. L'interprétation historique ne nous protège de rien, suggèrent, avec impertinence, les philosophes. Si l'histoire examine les événements qui sont arrivés, pendant que la philosophie se soucie de principes qui n'existent jamais, comment ne s'opposeraient-elles pas tôt ou tard, et vivement ? Par essence, l'histoire et la philosophie sont jalouses l'une de l'autre. Elles veulent édifier le même monde. Plus que sur la vérité, les philosophes et les historiens se disputent sur le sens d'une société laïque, résolument humaine, délivrée des intérêts pas toujours francs des mythes, des légendes et des superstitions. Hélas ! Notre civilisation semble de moins en moins attirée par les valeurs culturelles classiques, établies par l'histoire et garanties par l'école. Sous la forme de la consommation généralisée, l'envie folle nous guette de laisser agir la loi du plus fort. L'histoire a montré quelles horreurs cette fascination a pu déchaîner. La démocratie que nous désirons n'en est pas moins une invention de philosophes. Alors ?
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.