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Questions de sociologie
Bourdieu Pierre
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EAN :9782707318251
« Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.4e de couverture : « Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin
A travers de très longs entretiens avec des chercheurs français et surtout étrangers, et des confrontations scientifiques avec des groupes de spécialistes, ethnologues, économistes et sociologues - de l'art, de la religion, de la littérature, etc. -, Pierre Bourdieu, dont l'?uvre a fait l'objet, au cours des dernières années, de nombreuses interpellations, s'explique : il éclaire certains aspects mal compris de son travail, explicite les présupposés philosophiques de ses recherches, évoque la logique concrète de ses investigations, en même temps qu'il discute ou réfute les objections qui lui sont le plus souvent opposées. La vivacité du discours improvisé permet de voir à l'?uvre un mode de pensée qui, comme le montrent bien certaines interventions, peut être aussi un instrument, libérateur, de socioanalyse. En s'appliquant à lui-même la méthode d'analyse des ?uvres culturelles qu'il défend, ce qui le conduit à évoquer l'espace des possibles théoriques tel qu'il se présentait à différents moments de son itinéraire intellectuel, Pierre Bourdieu offre les moyens de se donner une connaissance à la fois objective et compréhensive de son travail. Et du même coup, c'est tout le débat entre les sciences de l'homme et la philosophie qui, échappant aux insinuations obscures de la dénonciation sournoise ou aux faux éclats de la polémique publique, se trouve placé sur son véritable terrain, celui de la confrontation rigoureuse et loyale.
Peut-on se taire quand il y a urgence? La réponse à cette question est certes morale ou politique. Mais, dans la conférence qu'il a prononcée à Lyon le 11 février 1999 et qui constitue l'essentiel de cet ouvrage, Pierre Bourdieu y répond avant tout en sociologue. Centrés sur "le champ politique", ses propos disent tour à tour ce que signifie cette notion et ce qu'elle permet de penser, les conditions de la domination politique et ce qui fait le silence de beaucoup, mais aussi ce que pourrait faire la force critique de la science. Les travaux de recherche qui ont fondé sociologiquement cette réponse sont évoqués par Philippe Fritsch dans une introduction où il montre leurs développements successifs et en interroge la problématique, à la fois dans sa continuité et dans sa diversité. Ils le sont encore dans la transcription de l'entretien que, ce même jour, Pierre Bourdieu avait accordé sur la question des rapports entre les sciences sociales et la politique. Ils le sont enfin directement par quatre textes inédits qui expriment la constance d'une préoccupation et la variété de son énonciation.
Même après la publication des récents travaux d'Emmanuel Faye, certains défenseurs inconditionnels de Heidegger continuent à relativiser son nazisme. S'il est devenu impossible de nier son engagement au sein du NSDAP, on entend souvent dire qu'il faudrait distinguer sa philosophie de sa pensée politique, que son ontologie serait d'une complexité et d'une pureté telles qu'elle ne saurait être confondue avec quelque « égarement » partisan. S'opposant déjà à ce discours négateur, Pierre Bourdieu faisait paraître en 1975 le présent texte, entendant dévoiler le caractère fondamentalement politique de l'ontologie heideggérienne, traduction en termes philosophiques de la pensée des révolutionnaires-conservateurs de l'Allemagne de Weimar.
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Rien de plus naturel que la reproduction ? Marque supposée de notre existence biologique, celle-ci s'imposerait à nous comme une pulsion, voire une finalité. Pourtant, lorsqu'il s'agit d'engendrer ou de procréer, rien n'est "naturel", instinctif ou spontané. Une multitude d'agents interviennent au contraire pour encadrer la manière dont se fabriquent les familles : professionnels de l'action sociale, médecins, juristes, psychologues, etc. Qu'ils régulent la PMA, soignent la maternité "dysfonctionnelle" ou encadrent l'adoption, ce sont eux qui édictent les possibles, définissent l'acceptabilité relative des situations et mettent en place les conditions de leur réalisation. Réflexion critique d'ampleur sur la manière dont on traite aujourd'hui la famille, cet ouvrage, construit à partir d'enquêtes de terrain, met au jour la manière dont les institutions administrent nos désirs et façonnent nos existences. La famille, loin d'être une évidence, se révèle alors un espace fascinant pour analyser les formes contemporaines du pouvoir et le gouvernement de la vie.
Avec la colaboration de Sabah Abouessalam4e de couverture : À défaut de donner un sens à la pandémie, sachons en tirer les leçons pour l'avenir.Un minuscule virus dans une très lointaine ville de Chine a déclenché le bouleversement du monde. L'électrochoc sera-t-il suffisant pour faire enfin prendre conscience à tous les humains d'une communauté de destin ? Pour ralentir notre course effrénée au développement technique et économique ?Nous voici entrés dans l'ère des grandes incertitudes. L'avenir imprévisible est en gestation aujourd'hui. Faisons en sorte que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie.
Ecologie, économie, politique... Il n'est pas de domaine qui ne soit hanté par l'idée de crise. Et pourtant, ce mot galvaudé, synonyme d'incertitude et de rupture, s'est comme vidé de l'intérieur, jusqu'à devenir " grossier et creux ". Avec clarté et sagesse, Edgar Morin tente de lui redonner un peu d'épaisseur et de faire émerger une conscience de la crise en analysant les bouleversements qui ont secoué le XXe siècle, pour réfléchir ensuite à notre entrée dans le XXIe siècle, entre chaos et renaissance. En envisageant la crise comme une sorte de laboratoire pour étudier in vitro l'évolution de la société, Edgar Morin interroge le destin de l'identité humaine et rend possible l'avènement d'une nouvelle vision du monde.
On se suicide généralement parce que les liens d'appartenance à un couple, une famille, une profession, une religion, une société, se sont défaits. Le suicide dépend moins des facteurs individuels que des facteurs sociaux. Telle est la thèse de cet ouvrage paru en 1897 et qui est probablement le plus connu d'Emile Durkheim. Sur cette base, l'auteur des Règles de la méthode sociologique élabore une typologie du suicide et indique une voie thérapeutique qui consiste à proposer des groupes d'appartenance substitutifs. Comme le montre Robert Neuburger dans sa préface, outre qu'elle peut, dans certains cas, s'avérer plus efficace qu'une thérapie individuelle, cette thérapie sociale offre aujourd'hui une alternative stimulante à l'explication du suicide par la dépression. Biographie de l'auteur Emile Durkheim (1858-1917), professeur au Collège de France et père de la sociologie française, est l'auteur, aux Editions Payot, de La Prohibition de l'inceste et ses origines.