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Philosophia Scientiae Volume 22 N°3/2018 : Sur la philosophie scientifique. L'héritage du Congrès d
Bourdeau Michel ; Heinzmann Gerhard
KIME
24,00 €
Épuisé
EAN :9782841749089
PRESENTATION (M. Bourdeau, G. Heinzmann, P. Wagner) APPROCHES HISTORIQUES La préparation du Congrès de 1935 dans la correspondance d'Otto Neurath et de Louis Rougier (Michel Bourdeau). Philosophie scientifique : origines et interprétations. Hans Reichenbach et le groupe de Berlin (Hourya Benis Sinaceur) From Scientific Philosophy to Absolute Positivism : Abel Rey and the Vienna Circle (Anastasios Brenner) Between Semantics and Logistics. The Polish Delegation at the Congress for Scientific Philosophy in Paris 1935 (Wioletta A. Miskiewicz). Federigo Enriques at the Paris 1935 international congress on scientific philosophy (Gabriele Lolli) Que représentait Robert Gibrat (1904-1980) au Congrès international de philosophie scientifique de 1935 ? (Michel Armatte). APPROCHES SYSTEMATIQUES Un dilemme pour la philosophie scientifique en général et pour celle de Carnap en particulier (Philippe de Rouilhan). Carnap's Turn to the Thing Language (Ansten Klev). On Controversy on Semantics at the Paris Congress 1935 (Jan Wolenski) The sessions on Induction and Probability at the 1935 Paris Congress : an overview (Maria Carla Galavotti) "Wrongful Life" Reloaded : Logico-Empiricism's Philosophy of Biology 1934/36 (Prague/Paris/Copenhagen) : With Historico-Political Intermezzos (Gereon Wolters) PHILOSOPHIE, SCIENCE ET POLITIQUE. A political meaning of "Scientific Philosophy" ? The case of Edgar Zilsel (Oliver Schlaudt). Mission accomplished ? Unified Science and Logical Empiricism at the Paris Congress 1935 and afterwards (Hans-Joachim Dahms)
Chez les informaticiens comme chez les sociologues, chez les linguistes comme chez les psychologues, il est souvent question aujourd'hui d'ontologie ou de catégorisation. Mais comment le sens nouveau d'ontologie s'articule-t-il avec celui qui avait cours jusqu'alors ? et, d'abord, qu'entendait-on traditionnellement par là ? Que sont les catégories dont parle la catégorisation ? En quoi une catégorie se distingue-t-elle d'un concept ou d'une classe ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions en suivant la lente réapparition des deux notions dans la philosophie analytique, de Russel à Quine.
Résumé : La revue couvre l'ensemble du champ de l'histoire des sciences, celle-ci étant comprise comme l'histoire des contenus scientifiques. Dans le cadre de cette approche générale, l'orientation de la revue est pluridisciplinaire et s'étend, toutes époques confondues, de l'histoire de la logique et des mathématiques à celle de la médecine et des techniques. Par sa position spécifique et centrale, la revue constitue tout à la fois un lieu privilégié pour la diffusion des travaux des chercheurs français et francophones dans les divers domaines de l'histoire des contenus scientifiques, mais aussi un lieu de publication recherché pour les historiens des sciences d'autres pays dont elle publie les articles soit en anglais soit en français.
Résumé : Le nom d'Auguste Comte nous arrive d'ordinaire précédé d'une réputation peu flatteuse. Le présent ouvrage voudrait montrer combien l'image du positivisme qui a cours aujourd'hui s'applique mal à celui qui en fut le fondateur, et rendre à nouveau compréhensible l'accueil plus que favorable réservé, il y a quelque cent cinquante ans, à la philosophie positive par des esprits aussi éminents que Mill ou Littré. A cette fin, il prend pour fil conducteur la loi des trois états, que l'auteur du Cours a toujours donnée comme la matrice de son ?uvre et qui résume l'histoire de l'humanité dans la succession de trois états, théologique, métaphysique, puis positif. Après Auschwitz ou Hiroshima, le lecteur du XXIe siècle a toutefois du mal à se reconnaître dans la croyance au progrès que Comte partageait avec ses contemporains et dont cette loi est l'expression emblématique. C'est pourquoi les états sont présentés ici comme autant de formes d'esprit dont Comte était le premier à admettre qu'ils avaient très souvent cohabité. Il en résulte un double avantage. Tout d'abord, alors que, en partie sous l'influence du néopositivisme, le positivisme en était venu à ne plus être qu'une philosophie des sciences, il devient possible de refaire une place à la politique positive et de montrer comment, dans le projet comtien, la philosophie politique et la philosophie des sciences s'appellent l'une l'autre. De plus, un exposé en deux temps permet de faire le partage entre ces aspects de la pensée de Comte qui correspondent à peu près à l'image que l'on s'en fait d'ordinaire et ceux qui, aujourd'hui encore, continuent à nous paraître extravagants et qui ne sont pas toujours les moins intéressants.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.