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Les trois états. Science, théologie et métaphysique chez Auguste Comte
Bourdeau Michel
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204080804
Le nom d'Auguste Comte nous arrive d'ordinaire précédé d'une réputation peu flatteuse. Le présent ouvrage voudrait montrer combien l'image du positivisme qui a cours aujourd'hui s'applique mal à celui qui en fut le fondateur, et rendre à nouveau compréhensible l'accueil plus que favorable réservé, il y a quelque cent cinquante ans, à la philosophie positive par des esprits aussi éminents que Mill ou Littré. A cette fin, il prend pour fil conducteur la loi des trois états, que l'auteur du Cours a toujours donnée comme la matrice de son ?uvre et qui résume l'histoire de l'humanité dans la succession de trois états, théologique, métaphysique, puis positif. Après Auschwitz ou Hiroshima, le lecteur du XXIe siècle a toutefois du mal à se reconnaître dans la croyance au progrès que Comte partageait avec ses contemporains et dont cette loi est l'expression emblématique. C'est pourquoi les états sont présentés ici comme autant de formes d'esprit dont Comte était le premier à admettre qu'ils avaient très souvent cohabité. Il en résulte un double avantage. Tout d'abord, alors que, en partie sous l'influence du néopositivisme, le positivisme en était venu à ne plus être qu'une philosophie des sciences, il devient possible de refaire une place à la politique positive et de montrer comment, dans le projet comtien, la philosophie politique et la philosophie des sciences s'appellent l'une l'autre. De plus, un exposé en deux temps permet de faire le partage entre ces aspects de la pensée de Comte qui correspondent à peu près à l'image que l'on s'en fait d'ordinaire et ceux qui, aujourd'hui encore, continuent à nous paraître extravagants et qui ne sont pas toujours les moins intéressants.
De 1840 aux années 1970, soigneusement traduits et accompagnés de commentaires des meilleurs spécialistes les articles de mathématiques et de logique qui sont à l'origine de l'informatique
Aujourd'hui où les politiques libérales sont de plus en plus remises en question, le moment semble venu de relire l'oeuvre de leur principal inspirateur, et l'approcher par le biais de la proposition qui nous y est faite de considérer le libéralisme comme une utopie permet de confronter ce qu'annonçait la théorie à la réalité qui a résulté de sa mise en pratique. Le présent ouvrage trouve alors sa raison d'être moins dans l'oeuvre de Hayek que dans le monde dans lequel nous vivons. S'il est souhaitable de se familiariser avec la pensée de l'économiste autrichien, c'est qu'elle nous donne la clé du monde globalisé qui est le nôtre. Loin d'être le fruit du hasard, c'est le résultat d'un long travail dont on ne peut contester que le président de la Société du Mont Pèlerin a été le maître d'oeuvre. Pour qui veut comprendre le monde actuel, il y a peu de lectures plus utiles que celle des ouvrages de Hayek. Le propre des grandes oeuvres est de se prêter à de multiples interprétations. Tout en adoptant un point de vue critique, car il y a de bonnes raisons de ne pas se sentir chez soi dans ce monde dont il nous donne la clé, celle qui est ici proposée a visé à rendre fidèlement sa pensée. Elle demande à être prise avant tout comme une invitation à chercher, dans l'oeuvre de Hayek, l'intelligence du monde dans lequel nous vivons, et à faciliter la lecture de celui-ci comme de celle-là.
Comte Auguste ; Bourdeau Michel ; Clauzade Laurent
46e leçon - Considérations politiques préliminaires sur la nécessité et l'opportunité de la physique sociale, d'après l'analyse fondamentale de l'état social actuel. 47e leçon - Appréciation sommaire des principales tentatives philosophiques entreprises jusqu'ici pour constituer la science sociale. 48e leçon - Caractères fondamentaux de la méthode positive dans l'étude rationnelle des phénomènes sociaux. 49e leçon - Relations nécessaires de la physique sociale avec les autres branches fondamentales de la philosophie positive. 50e leçon - Considérations préliminaires sur la statique sociale, ou théorie générale de l'ordre spontané des sociétés humaines. 51e leçon - Lois fondamentales de la dynamique sociale, ou théorie générale du progrès naturel de l'humanité.
Chez les informaticiens comme chez les sociologues, chez les linguistes comme chez les psychologues, il est souvent question aujourd'hui d'ontologie ou de catégorisation. Mais comment le sens nouveau d'ontologie s'articule-t-il avec celui qui avait cours jusqu'alors ? et, d'abord, qu'entendait-on traditionnellement par là ? Que sont les catégories dont parle la catégorisation ? En quoi une catégorie se distingue-t-elle d'un concept ou d'une classe ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions en suivant la lente réapparition des deux notions dans la philosophie analytique, de Russel à Quine.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !