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Le camp retranché de Paris (1792-1940)
Bourachot André
GIOVANANGELI AR
22,45 €
Épuisé
EAN :9782758701248
2014 est l'année de la commémoration du centenaire du début de la Grande Guerre ; mais on oublie que deux siècles plus tôt, année pour année, Paris était envahi par les armées étrangères. Le 31 mars 1814, les Coalisés entrent dans la ville par la porte Saint-Martin. Après l'intermède des Cent-Jours, l'épopée impériale s'achèvera définitivement à Waterloo le 18 juin 1815 et les Alliés entreront à nouveau dans Paris le 6 du mois suivant. Depuis cette époque, presque jusqu'à nos jours, tous les pouvoirs : la Monarchie restaurée, le Second Empire et la IIIe République voudront mettre Paris à l'abri de toute nouvelle insulte ". À partir de 1840, Paris s'entourera de fortifications qui connaîtront le blocus de 1870 et la Commune. Réparées et complétées par les ouvrages Séré de Rivières, elles seront à la base du plan de défense de Paris mis en oeuvre par les généraux Michel et Gallieni à partir d'août 1914. Ce camp retranché sera intimement associé à la bataille de la Marne qui verra le reflux de l'armée allemande début septembre. Cette étude a pour ambition de relater l'histoire du Camp Retranché de Paris et de montrer comment pendant deux siècles, on a essayé, pas toujours avec succès, pas toujours à bon escient, de protéger Paris de l'invasion, en oubliant parfois que vouloir sauvegarder Paris n'était pas toujours sauvegarder la France.
Après la défaite de 1870, l'armée française est transformée par la République. Cette adaptation au moule républicain ne se fait pas sans tensions, ni crises, comme en atteste l'Affaire Dreyfus ou celle des fiches. Tandis que la lutte entre le régime et l'Eglise se répercute dans l'armée, dont les cadres sont plus acquis à l'idée de revanche qu'à l'idéal républicain, le service militaire universel fait de tout Français un soldat en temps de paix et en temps de 'guerre. Quelle est la doctrine qui anime cette armée de soldats citoyens ? Une pensée militaire française à la veille de la Grande Guerre existe-t-elle ? Pourquoi un esprit de système prévaut alors en France en matière de fortification permanente ? La réflexion de l'auteur à propos de ces questions constitue quelques-unes des parties les plus originales du premier volume de son histoire de l'armée pendant la Troisième République, que complète le récit de la préparation politico-militaire de la guerre et de la conduite de celle-ci jusqu'en 1918.
Le général d'armée Bourret a été l'un des principaux représentants de la gauche militaire entre les deux guerres. Initié très tôt en franc-maçonnerie, il a été en permanence aidé dans sa carrière par les puissants réseaux maçonniques consubstantiels à la IIIe République, réseaux qui s'étaient reconstitués après l'épreuve de la Grande Guerre. Il a été choisi par les présidents du Conseil ou les ministres de la Guerre radicaux et socialistes, notamment Edouard Daladier, comme chef de leurs cabinets militaires. Ces réseaux républicains n'ont pourtant pas toujours ignoré des hommes catalogués de droite comme de Lattre ou de Gaulle. La défaite va exacerber les clivages. Certains individus basculeront dans la collaboration, tacite ou assumée, avec l'Allemagne. D'autres, à la Libération, incarneront la répression de cette même collaboration sans pour autant en avoir une légitimité avérée. Les chemins des idéologues, quels qu'ils soient, sont toujours tortueux. Mais au-delà du destin des uns et des autres, cette étude offre le tableau d'une armée française tirée à hue et à dia par des politiciens aux idéologies opposées. Elle ne saura pas s'en préserver et sombrera avec eux en 1940 André Bourachot est général et auteur de nombreux ouvrages d'histoire militaire.
Le 11 novembre 1918, l'armée française auréolée du prestige d'une grande victoire est la première du monde. Quelque vingt ans plus tard, un drame se joue en quelques semaines. La France est contrainte de demander l'armistice, son armée irrémédiablement battue par le vaincu d'hier. Comment en est- on arrivé là et pouvait-on ne pas en arriver là ? Au lendemain de la Grande Guerre, les quatorze cent mille morts hantent les coeurs et les esprits. Le "Plus jamais ça" qui monte des masses françaises endeuillées influence durablement les choix militaires qui sont effectués dans l'entre-deux-guerres. Cet état d'esprit pacifiste conduit la France à vouloir "l'inviolabilité" de ses frontières. Il amènera la recherche du désarmement à la Société des Nations, à Genève, et la construction de la ligne Maginot, derrière laquelle la France se croira à l'abri d'une nouvelle guerre européenne vers laquelle l'entraîneront, malgré tout, Hitler et l'idéologie nazie. La catastrophe militaire de 1940 n'est pas due aux contingences de la campagne contre l'Allemagne. Elle n'est que le résultat des choix que les gouvernements successifs et le commandement ont faits année après année. C'est la thèse de ce livre, qui étudie la chaîne des causes et des conséquences et montre par les chiffres et les faits le caractère inéluctable du désastre de 1940.
Résumé : De 1940 à 1966, l'armée française a connu trois épurations successives, la première sous le gouvernement de Vichy du maréchal Pétain, la deuxième de 1943 jusqu'aux années qui ont suivi la Libération, la dernière de la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à la veille des événements de mai 68. On connaît surtout de l'épuration celle qui a concerné le monde civil à la Libération ; en revanche, l'épuration militaire est beaucoup moins connue. Elle a pourtant présenté un caractère presque continu pendant plus d'un quart de siècle, durant lequel elle s'est exercée le plus souvent à travers l'action du général de Gaulle. Ces épurations n'ont pratiquement touché que le monde des officiers, ceux-ci confrontés chaque fois à un choix qui ne pouvait, à un moment ou à un autre, que les faire entrer en conflit avec leur devoir d'obéissance. C'est la première fois qu'un ouvrage aborde ainsi un sujet aussi sensible que méconnu. En l'étudiant sur une longue période, et en le replaçant dans une approche historique, il apparaît que prédomine une démarche d'ordre idéologique bien française qui explique largement ces épurations successives.
Lorsque, en novembre 1945, il fait ses premiers pas sur le sol indochinois, Marcel Bigeard ignore alors, comme il l'écrit dans ses Mémoires trente ans plus tard, "qu'il y aura bien d'autres pas, des milliers de kilomètres parcourus... au cours de longues années et qu'aussi, comme beaucoup d'autres, il serait marqué à vie par ce pays captivant". Bigeard fit trois séjours en Indochine, et c'est au cours du dernier qu'il "sortira de l'anonymat". C'est donc à l'épopée du 6e BPC qu'il commanda durant cette période que la Fondation Général Bigeard a choisi de consacrer ses travaux lors d'un colloque organisé en 2016 à l'Ecole militaire, sous le haut patronnage du ministre de la Défense. Ce livre réunit des contributions d'historiens, de très nombreux témoignages, et des document photographiques provenant notamment des archives personnelles du général Bigeard. Pour la plupart inédits, ces écrits et ces images font revivre le déroulement des opérations, l'atmosphère des combats et celle de la captivité dans les geôles vietminh, et témoignent de l'aura de Marcel Bigeard et du charisme qu'il a exercé sur tous ceux, militaires ou civils, qui ont servi sous ses ordres, croisé sa route ou encore mis en uvre ses méthodes de combat.
Le champ de bataille de Waterloo compte de nombreux monuments qui perpétuent le souvenir des combattants. Au bord du chemin d'Ohain, immortalisé par Victor Hugo, une stèle marque l'emplacement occupé par la batterie du capitaine anglais Mercer. Celui-ci est l'auteur de célèbres souvenirs sur la campagne de 1815. La première partie de son journal, consacrée aux opérations des Quatre-Bras et de Waterloo, relève de l'anthologie. Mercer narre ce qu'il voit, ce qu'il entend, mais avec une acuité rare. La seconde partie relate son voyage depuis Waterloo jusqu'à Paris. Elle constitue une très intéressante description des meurs d'une France déchirée et de nouveau occupée. Rarement partial, malgré sa fierté anglaise affichée, l'auteur se comporte en gentleman, offrant autant de panache dans la vie quotidienne avec les civils que dans le danger des batailles. Témoignage de premier ordre sur les ultimes moments du Premier Empire, cette relation mérite amplement la place que la postérité lui a réservée.
Je ne suis pas sûr que les anges, lorsqu'ils sont en train de glorifier Dieu, jouent de la musique de Bach ; je suis certain, en revanche, que lorsqu'ils sont entre eux, ils jouent du Mozart et que Dieu aime alors plus particulièrement les entendre." Après la lumière de Mozart, les hommes, toujours insatiables dans la quête du Beau, attendaient le Jupiter des sons : ils reçurent en partage Beethoven. La grande aventure musicale aurait pu s'arrêter après la puissance prométhéenne de Beethoven. Mais il manquait aux hommes le musicien-poète, partageant leurs heurs et malheurs : ce fut Schubert... Ce livre propose une autre lecture de Schubert, au plus près de sa personnalité, de son époque, de sa vie et de son oeuvre. Qui a été plus loin dans la recherche de l'essentiel dans une écriture souvent audacieuse et novatrice ? Qui a autant embrassé l'éternité dans le fugitif, le bonheur dans la souffrance, la vie dans son aspiration à la mort ? Nul doute que Mozart et Beethoven ont été ses modèles, mais jamais il ne se prit pour eux. Il n'en est que plus grand dans son humilité et sa discrétion. Car Schubert est tout simplement Schubert.