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La Valse des écrous. Travail, capital et action collective dans l'industrie automobile (1970-2004)
Bouquin Stephen
SYLLEPSE
23,33 €
Épuisé
EAN :9782849500897
Les voitures encombrent les villes et les routes, tandis que des groupes industriels de stature mondiale s'affrontent pour préserver ou accroître leurs parts de marché. La Valse des écrous présente les conditions réelles de cette concurrence au sein du secteur de l'automobile, depuis longtemps un laboratoire d'innovations managériales et technologiques et qui garde une place de première importance dans les statistiques économiques. L'auteur envisage les liens entre les transformations du travail, l'accumulation du capital et t'action collective. Il réexamine les réalités contemporaines à partir des modèles d'analyse de l'industrie automobile et passe en revue les débats sur la Jean production et les "modèles productifs". Il analyse la rationalisation productive et notamment la manière dont se mettent en place l'automatisation, le travail en groupe (teamwork), les organisations du temps de travail et la flexibilité. Autant de "nouveautés" sont le signe de fortes contradictions que la permanence d'oppositions et de résistances, latentes ou ouvertes, met en lumière. Malgré un rapport de forces défavorable aux collectifs de travail, l'action collective des ouvriers de l'automobile continue à agir et à peser sur les décisions du management. Parmi les enquêtes et les études de terrain qu'il a menées durant une dizaine d'années, Stephen Bouquin s'est plus particulièrement attaché à présenter les enjeux des transformations du travail chez Renault Véhicules Industriels, dans la banlieue de Caen, et chez Volkswagen, en Belgique.
C?est l?histoire de Sam, 32 ans, enquêteur dans une boîte renommée de sécurité. En règle générale, il traque avec brio les espions, les arnaqueurs en cols blancs, les traders en ruptures de ban, les cadres peu scrupuleux? Cette fois son boss l?envoie sur une affaire minable, une éventuelle arnaque à l?assurance en Dordogne ! Une histoire classique en somme. Sauf que Sam n?est pas enquêteur, mais enquêtrice ! Enfin il, elle voudrait l?être. Il, elle s?évertue à se transformer, à quitter ce corps d?homme, ces tenues masculines, ces attitudes macho. Alors tout en se gavant de produits pour faire pousser les seins, tomber les poils, changer la voix, Sam fait le job? et mène l?enquête dans ce Bagdad Cafébrivois. Routiers testostéronnés comme jamais, pute en fin de parcours, VRP- dessinateur, tenancier mutique plus mafieu qu?il n?en a l?air et gendarmes bornés, les êtres curieux et originaux ne manquent pas. Et c?est heureux pour Sam qui tout en pensant à la belle petite robe rouge, qu?il pourra bientôt enfiler, dénoue les fils d?une intrigue bien plus complexe et surprenante qu?il n?y paraît. Sam est le premier héros transsexuel normal. Ici pas de voyeurisme malsain, pas de revendication outrancière, pas de combat? juste les états d?âme d?un être mal dans sa peau d?homme ! Ce malaise ne l?empêche bien évidemment pas, et c?est heureux, de se comporter comme une parfait salaud ou comme la pire des salopes, en cas de besoin.
La comptabilité de gestion, dénomination qui s'est généralisée à la fin des années 1980 mais qui résulte d'un long processus entamé dès le XIXe siècle, est née de l'utilisation de la comptabilité pour les besoins de la gestion. Élément du système d'information de la gestion, elle exprime l'évolution de ses pratiques. Au-delà de simples problématiques comptables, ce livre retrace l'histoire d'une méthode variable selon les traditions nationales. Il permet par là même de mieux comprendre le statut futur de la comptabilité, autrement dit d'une forme de rationalité et d'organisation qui joue un rôle essentiel au sein des entreprises.
Résumé : A l'été 2014, alors que les pays de la région, l'ONU et l'OTAN assistent impuissants à l'avancée des jihadistes, le monde découvre les combattant·es kurdes qui ont fait reculer Daesh à Kobané, cette petite ville devenue symbole. Le sacrifice de ces jeunes femmes et de ces jeunes hommes était bien sûr motivé par la nécessaire résistance à la barbarie de l'Etat islamique, qui s'est déchaînée contre les Kurdes yézidis de la région de Sinjar. Mais cette détermination s'appuyait sur autre chose : la conviction qu'une société libre démocratique et égalitaire pour toutes et tous est possible, au Rojava mais aussi en Turquie. Autrefois imprégné par le marxisme-léninisme, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a dressé un bilan sévère des régimes bureaucratiques et autoritaires d'Europe de l'Est. Il a également pris ses distances par rapport au nationalisme et a questionné la pertinence de revendiquer un Etat-nation kurde. Emprisonné depuis 2000 et influencé par le libertaire écologiste américain Murray Bookchin, le fondateur du PKK, Abdullah Öcalan, a appelé à l'élaboration d'un nouveau paradigme qui confère à la démocratie directe un rôle pivot de la transformation sociale. En pleine guerre nourrie par des conflits intercommunautaires et des conflits d'intérêts géopolitiques, l'égalité entre les sexes, l'inclusion des minorités et la démocratie de conseils (quartier/village/canton) donnent corps à une révolution. Dans une région dominée par les tribus et les clans, s'est développée au Rojava une pratique d'inclusion et de représentation sur un pied d'égalité de toutes les minorités ethniques ou religieuses. Dans un contexte régional où les femmes sont au mieux privées de toute autonomie, le Rojava a inscrit l'égalité totale entre les genres dans sa charte, tandis qu'en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) instaurait le principe d'une double représentation femme-homme dans toutes les fonctions de responsabilité et envoyait au parlement des élu·es gays-lesbiennes, des Arméniens et des Assyriens. On dit de la poudrière du Moyen-Orient qu'une nouvelle guerre mondiale peut s'y déclencher. Mais on y voit naître aussi des idées et des pratiques qui montrent qu'un autre monde est possible.
Résumé : Maîtriser le pilotage d'une entreprise, c'est, d'abord, réussir en permanence à " décliner " son modèle économique (business model) et sa stratégie à tous les niveaux de l'organisation. Le contrôle de gestion est l'instrument privilégié de cette déclinaison. Il doit la garantir en s'appuyant sur - une structure de gestion et d'animation, - un système d'information de gestion, - un processus de planification budgétaire, aptes à faire gérer les facteurs clés stratégiques et à traiter à l'optimum les trois questions qui s'imposent à tout manager : assurer une offre compétitive, créer de la valeur, réunir les conditions de la pérennité de l'entreprise. Aux praticiens comme aux étudiants en gestion, cet ouvrage montre comment construire un système de contrôle de gestion garant de la cohérence entre la stratégie et la gestion courante, utilisant une vaste gamme d'outils pour intégrer l'économique et l'humain. Cette sixième édition mise à jour fait une place importante aux nouveaux outils et aux méthodologies les plus actuelles : approche par les processus, analyse et management des activités et processus (méthodes ABC et ABM), mesures de la création de valeur. Si les développements les plus récents du contrôle de gestion sont ainsi présentés et discutés, ils sont aussi mis en perspective historique chaque fois qu'il paraît utile, pour juger le présent, de mieux comprendre les attentes auxquelles les méthodes aujourd'hui contestées ont permis d'apporter, un temps, des réponses.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.