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La commune du Rojava. L?alternative kurde à l?Etat-nation
Bouquin Stephen ; Court Mireille ; Den Hond Chris
SYLLEPSE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849505618
A l'été 2014, alors que les pays de la région, l'ONU et l'OTAN assistent impuissants à l'avancée des jihadistes, le monde découvre les combattant·es kurdes qui ont fait reculer Daesh à Kobané, cette petite ville devenue symbole. Le sacrifice de ces jeunes femmes et de ces jeunes hommes était bien sûr motivé par la nécessaire résistance à la barbarie de l'Etat islamique, qui s'est déchaînée contre les Kurdes yézidis de la région de Sinjar. Mais cette détermination s'appuyait sur autre chose : la conviction qu'une société libre démocratique et égalitaire pour toutes et tous est possible, au Rojava mais aussi en Turquie. Autrefois imprégné par le marxisme-léninisme, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a dressé un bilan sévère des régimes bureaucratiques et autoritaires d'Europe de l'Est. Il a également pris ses distances par rapport au nationalisme et a questionné la pertinence de revendiquer un Etat-nation kurde. Emprisonné depuis 2000 et influencé par le libertaire écologiste américain Murray Bookchin, le fondateur du PKK, Abdullah Öcalan, a appelé à l'élaboration d'un nouveau paradigme qui confère à la démocratie directe un rôle pivot de la transformation sociale. En pleine guerre nourrie par des conflits intercommunautaires et des conflits d'intérêts géopolitiques, l'égalité entre les sexes, l'inclusion des minorités et la démocratie de conseils (quartier/village/canton) donnent corps à une révolution. Dans une région dominée par les tribus et les clans, s'est développée au Rojava une pratique d'inclusion et de représentation sur un pied d'égalité de toutes les minorités ethniques ou religieuses. Dans un contexte régional où les femmes sont au mieux privées de toute autonomie, le Rojava a inscrit l'égalité totale entre les genres dans sa charte, tandis qu'en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) instaurait le principe d'une double représentation femme-homme dans toutes les fonctions de responsabilité et envoyait au parlement des élu·es gays-lesbiennes, des Arméniens et des Assyriens. On dit de la poudrière du Moyen-Orient qu'une nouvelle guerre mondiale peut s'y déclencher. Mais on y voit naître aussi des idées et des pratiques qui montrent qu'un autre monde est possible.
La comptabilité de gestion, dénomination qui s'est généralisée à la fin des années 1980 mais qui résulte d'un long processus entamé dès le XIXe siècle, est née de l'utilisation de la comptabilité pour les besoins de la gestion. Élément du système d'information de la gestion, elle exprime l'évolution de ses pratiques. Au-delà de simples problématiques comptables, ce livre retrace l'histoire d'une méthode variable selon les traditions nationales. Il permet par là même de mieux comprendre le statut futur de la comptabilité, autrement dit d'une forme de rationalité et d'organisation qui joue un rôle essentiel au sein des entreprises.
Maîtriser le pilotage d'une entreprise, c'est d'abord, "décliner" son modèle économique (business model) et sa stratégie à tous les niveaux. Le contrôle de gestion est l'instrument de cette déclinaison. Pour la garantir, il s'appuie sur: une structure de management, un système d'information de gestion, un processus de planification budgétaire. Ils sont conçus pour traiter les facteurs clés de succès et de risque en aidant les managers à affronter les trois questions qui s'imposent à tous: assurer une offre compétitive, créer de la valeur, réunir les conditions de la pérennité de l'entreprise. Cette huitième édition mise à jour montre aux praticiens comme aux étudiants en gestion comment construire un contrôle de gestion garant de la cohérence entre stratégie et gestion courante, facteur de professionnalisation des managers. Les outils comptables et financiers, mais aussi l'histoire et la sociologie, éclairent la démarche. Biographie de l'auteur Henri Bouquin, HEC, est professeur de sciences de gestion à l'Université Paris-Dauphine, où il est responsable du Centre de Recherches Européen en Finance et Gestion (CREFIGE - URA CNRS DRM). Il consacre son activité de recherche, d'enseignement et d'expertise aux dispositifs de contrôle et de pilotage des entreprises et des organisations. Aux PUF, il a publié deux ouvrages dans la collection "Que sais-je?": Les fondements du contrôle de gestion (n° 2892) et La comptabilité de gestion (n° 3175) récemment traduit au Japon.
Bouquin Stephen ; Barnier Louis-Marie ; Calderon J
Rares sont les romans, même de science-fiction, fondés sur l'invraisemblance. Il en est de même avec les enquêtes en sciences sociales. Il existe néanmoins des vraisemblances négligées. Les résistances au travail en font partie. Le management contemporain a beau exalter l'individu, il exige encore et toujours une subordination à sa logique. Il n'est pas aisé d'y échapper. Pourtant, aujourd'hui comme hier, la subjectivité rebelle se fraie un chemin. La logique de valorisation a supplanté le despotisme de la fabrique. Mais peu de salariés sont dupes. On peut céder sans consentir, et faire le minimum tout en respectant les apparences. Les résistances au travail se situent dans les interstices de la domination. Elles reconstruisent des espaces d'autonomie qui échappent en partie à la domination. Elles anticipent et nourrissent l'action collective. Ce livre expose et analyse ces pratiques non conformes qui ressurgissent toujours. La relation salariale est ainsi faite: n'en déplaise à ceux qui pensent avoir gagné la partie grâce à la précarisation et au chômage; n'en déplaise aussi à ceux qui, par leurs analyses compassionnelles sur la souffrance au travail, négligent les capacités de résistance des collectifs.
Résumé : Maîtriser le pilotage d'une entreprise, c'est d'abord, réussir en permanence à "décliner" son modèle économique (business model) et sa stratégie à tous les niveaux de l'organisation. Le contrôle de gestion est l'instrument privilégié de cette déclinaison. Il doit la garantir en s'appuyant sur une structure de gestion et d'animation ; un système d'information de gestion ; un processus de planification budgétaire, aptes à faire gérer les facteurs clés stratégiques et à traiter à l'optimum les trois questions qui s'imposent à tout manager : assurer une offre compétitive, créer de la valeur, réunir les conditions de la pérennité de l'entreprise. Aux praticiens comme aux étudiants en gestion, cet ouvrage montre comment construire un système de contrôle de gestion garant de la cohérence entre la stratégie et la gestion courante, utilisant une vaste gamme d'outils pour intégrer l'économique et l'humain et " socialiser " les managers. Cette septième édition mise à jour fait une place importante aux méthodologies les plus actuelles : approche par les processus, analyse et management des activités et processus (méthodes ABC et ABM) , mesures de la création de valeur. Si les développements les plus récents du contrôle de gestion sont ainsi présentés et discutés, ils sont aussi mis en perspective historique chaque fois qu'il paraît utile, pour juger le présent, de mieux comprendre les attentes auxquelles les méthodes aujourd'hui contestées ont permis d'apporter, un temps, des réponses.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.