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Cameroun, du protectorat vers la démocratie. 1884-1992
Kamé Bouopda Pierre
L'HARMATTAN
42,50 €
Épuisé
EAN :9782296054455
Du protectorat vers la démocratie. Une quête permanente de libération et de libertés politiques. Cette longue quête démarre après la Conférence de Berlin en 1884. Cette date initialise les processus de colonisation territoriale du Cameroun et d'asservissement de ses populations par l'empire allemand. L'ère coloniale, qui démarre ainsi après 1884, renvoie à ces périodes rudes durant lesquelles les populations du Cameroun sont dépouillées de l'essentiel de leurs droits politiques et sociaux. Ces injustices sont progressivement corrigées sous la pression des élites et des populations du Cameroun. L'indépendance nationale consacre la libération du Cameroun de la tutelle des Nations unies. Mais la période postcoloniale n'est paradoxalement pas l'âge d'or des libertés politiques et de la démocratie au Cameroun. Bien au contraire ! Le pluralisme politique et la démocratisation deviennent, après l'indépendance, les exigences les plus emblématiques du combat politique d'une partie de l'élite camerounaise, au point de leur apparaître comme consubstantiels de l'émancipation coloniale. Évoquer le cheminement du protectorat vers la démocratie au Cameroun, c'est donc, dans une large mesure, évoquer la quête difficile et la conquête inachevée des droits politiques et sociaux des Camerounais sur une longue période. Tel est l'objet de ce livre passionnant qui traite de l'histoire politique du Cameroun sur plus d'un siècle. Le rapport au colonialisme et le sujet de l'indépendance nationale couvrent la première partie de l'ouvrage qui est consacrée à l'ère coloniale. Viennent ensuite le régime politique postcolonial et le processus lent et tumultueux de la démocratisation du système politique camerounais.
Le cheminement difficile du Cameroun vers la libération politique, tel est l'objet de cet essai. Il s'amorce en 1884 par la Conférence de Berlin et se referme en 1984, date marquant la fin du premier régime politique du Cameroun indépendant. L'auteur rend compte des phases décisives du processus de libération politique au Cameroun. S'appuyant sur des faits, et souvent grâce à une documentation inédite, il nous amène à comprendre la logique institutionnelle, les faits sociaux et politiques qui jalonnent l'histoire centenaire des luttes politiques au Cameroun. Il analyse le rapport conflictuel des Camerounais avec le fait colonial. Il fait état de leurs luttes, de leurs esquives, des sacrifices douloureux subis pour l'avènement de leur libération politique. L'indépendance nationale du Cameroun occupe une place centrale dans cet ouvrage. La nature et le fonctionnement du système politique camerounais font l'objet d'une investigation détaillée, car la libération politique du Cameroun est plus que jamais préoccupante. Cet essai sur le processus historique de libération politique d'un pays d'Afrique noire intervient opportunément dans une conjoncture où la " question coloniale " et la " question noire " sont de nouveau au cœur du débat dans les milieux associatifs, littéraires et politiques en France et en Afrique subsaharienne, L'ouvrage offre dans ce contexte, à travers l'exemple du Cameroun, une illustration emblématique des effets dramatiques et déstabilisants de la mise en œuvre du projet colonial européen. Le prix humain du refus de l'asservissement colonial au Cameroun apparaît dans cet essai, particulièrement exorbitant sous le protectorat allemand. Il en est de même pour l'effort de guerre consenti par le Cameroun et les Camerounais au profit de la France libre entre 1940 et 1945. L'apparition sur l'échiquier politique camerounais des clivages irréductibles, à la veille de l'indépendance nationale révèle ses déterminants coloniaux ; tout comme les déchirements fratricides qui surviennent au Cameroun à partir de l'année 1955. La promotion d'un régime répressif des libertés après l'indépendance du Cameroun en 1960, s'est appuyée sur ce terreau propice de divisions et de conflits entre les forces politiques locales. En définitive, cet essai, par le recours à l'histoire institutionnelle et politique, éclaire les tensions sociologiques et les clivages politiques qui, aujourd'hui, menacent aussi bien la cohésion sociale des anciennes puissances coloniales, que la stabilité des jeunes Etats indépendants d'Afrique.
La colonisation, avec le concept de " mission civilisatrice " comme fondement idéologique, induit fondamentalement une occidentalisation progressive de l'Afrique noire à partir de la fin du XIXe siècle. Difficile de savoir ce que serait l'Afrique noire aujourd'hui en l'absence du choc colonial qui l'engage ainsi inopinément dans une voie ouverte par les puissances européennes, promotrices par ailleurs de la Traite transatlantique à partir du XVIe siècle. A travers l'analyse du pacte colonial, ce livre met en évidence, avec beaucoup de clarté, le continuum idéologique qu'il y a en matière économique entre la Traite transatlantique et la colonisation en Afrique noire. Il fait ressortir le rôle majeur que les puissances coloniales européennes donnent aux sociétés concessionnaires dans leur projet de colonisation de l'Afrique noire. Cela permet de comprendre certains aspects controversés des politiques coloniales européennes. Ce livre permet aussi de mieux apprécier les conditions économiques et politiques dans lesquelles l'Afrique noire s'engage, dans un univers mondial de compétition féroce au lendemain des indépendances. Elle s'y engage avec de lourds handicaps comparatifs. Le livre met en évidence les déficiences majeures qui sont celles de l'Afrique noire lorsqu'elle aborde souverainement une compétition mondiale dans laquelle soixante années de colonisation et d'occidentalisation l'engagent de fait. De l'avis de l'auteur, les handicaps coloniaux de l'Afrique noire ont été pour la plupart corrigés depuis les indépendances. Le livre s'achève ainsi sur une mise en garde contre le recours abusif à l'alibi colonial.
Kamé Samuel, secrétaire permanent à la défense nationale, membre inamovible du bureau politique de l'Union nationale camerounaise (UNC, parti au pouvoir), a été l'un des plus proches collaborateurs du président Ahmadou Ahidjo durant toute la durée de sa présence à la tête de l'Etat du Cameroun (1958-1982). Ce livre instructif est consacré à l'analyse des convictions et de l'oeuvre politiques de Kamé Samuel, lesquelles ont incontestablement contribué, pour une part non négligeable, à façonner le régime politique camerounais. Rétrospectivement, Kamé Samuel est certainement l'homme politique camerounais dont les réflexions théoriques, notamment sur le concept de "parti politique", ont le plus inspiré l'organisation structurelle et les choix idéologiques de l'Union camerounaise dans un premier temps, puis de l'Union nationale camerounaise, partis au pouvoir durant les 25 premières années d'indépendance du Cameroun. D'où l'intérêt de revenir sur ses réflexions théoriques pour comprendre le fonctionnement du régime politique du pays. Le livre s'achève du reste sur une esquisse des traits significatifs de l'identité politique de Kamé Samuel qui sont finalement ceux de son parti politique : l'exigence de l'unité nationale, l'exigence de l'unité de l'Etat, et la promotion d'un Etat puissant (au sens de puissance publique), nationaliste et planiste.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.