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Maurice Tréand. L'inquisiteur rouge
Boulouque Sylvain
ATLANDE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782350308685
Maurice Tréand est connu pour être l'homme qui a convaincu les Allemands qui occupaient Paris de laisser reparaître L'Humanité en juillet 1940. Issu d'un milieu social modeste, Tréand devient par son action musclée dans les Jeunesses communistes un cadre régional d'envergure. Ayant accédé au poste de permanent du comité central, il est envoyé à Moscou à l'Ecole léniniste internationale et obtient à son retour des fonctions au sein de la Commission centrale des cadres où il est l'homme des basses besognes du Parti. Très rapidement, entre 1934 et 1938, Tréand s'impose comme le patron de cette commission, véritable police secrète interne. La guerre entraîne finalement sa chute, sa mort politique puis physique et, pour le Parti communiste, la gestion de sa mémoire. "La biographie d'un tel personnage s'impose d'elle-même, et, pour oser une lapalissade : sans Tréand, le Parti communiste eût été certainement un peu différent. Son style, sa manière d'être, la réalité du personnage font de lui un militant à part, hors des normes convenues de la vie politique et des processus politiques traditionnels. Les raisons de sa sélection par l'appareil du mouvement communiste international viennent également prouver que l'Internationale communiste n'a jamais agi autrement que selon le principe de la fidélité absolue envers le système communiste, les systèmes de rétribution symbolique et de reconnaissance permettant à l'individu de trouver une justification à ses choix."
Parce que le peuple n'est pas la propriété des Le Pen Sylvain Boulouque a ici réuni les textes les plus emblématiques que Julien Le Pen, militant syndicaliste et libertaire, a publié dans les années trente dans son journal Le Peuple. L'époque fait sinistrement écho à la nôtre. Les questions que l'auteur pose sont en effet par exemple : "Faut-il défendre ou combattre la rationalisation ? ", "L'instauration du fascisme est-elle possible en France ? ", "Quels sont donc ceux qui retardent l'unité ? "...
Courtois Stéphane ; Lazar Marc ; Boulouque Sylvain
Depuis 1920, date de sa naissance à la suite de la prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie, le Parti communiste français a suscité des passions contradictoires, allant de l'enthousiasme pour ceux et celles qui espéraient des lendemains qui chantent, à la peur voire à la haine chez ses adversaires qui redoutaient qu'il instaurât le même régime qu'en Union soviétique. Des décennies durant, ce parti lié au système communiste mondial se voulait révolutionnaire. Il a fortement influencé la vie politique nationale, s'est profondément enraciné parmi les ouvriers, les paysans, les immigrés et les intellectuels et a marqué de son sceau notre société. Cette empreinte demeure perceptible dans notre culture politique actuelle en dépit d'un considérable déclin électoral et militant depuis les années 1980. Le Parti communiste, ses dirigeants, ses militants et ses adhérents ont toujours suscité la curiosité des sciences humaines et sociales. Ce livre reconstitue plus d'un siècle de communisme en France, sans jamais perdre de vue la dimension internationale qui lui est consubstantielle. Fondé sur d'importants fonds d'archives et de documentations accessibles aussi bien à Moscou qu'en France, il présente une synthèse complète qui s'efforce de comprendre l'importance du PCF comme son effondrement spectaculaire et qui contribue à dissiper l'énigme communiste.
Ni Dieu ni maître ! La propriété, c'est le vol ! A bas toutes les armées ! Police partout, justice nulle part ! De Proudhon aux Bérurier noir en passant par Bakounine, Kropotkine, Louise Michel, Jean Grave, Emile Pouget, Sébastien Faure, Georges Brassens ou Léo Ferré, le drapeau noir de l'anarchie claque comme un refus de la société bourgeoise, de l'Etat, de l'Eglise, des juges et de la police, des banquiers et des militaires, des patrons et des technocrates. Tiraillée entre l'apologie de la violence et la recherche d'une société pacifique, la pensée libertaire eut pour hérauts des générations de rebelles qui payèrent cher leur insoumission quotidienne. Voici réunis les textes, inconnus ou emblématiques, de leurs combats menés au nom des libertés individuelles et collectives.
Les Gilets jaunes : habitants de la banlieue ou de la périphérie proche ou lointaine, étudiants ou chômeurs, jeunes ou seniors, retraités ou ouvriers, artisans et petits patrons rincés, salariés sous-payés, anars plus ou moins affiliés, zadistes, totos, black blockeurs, mais aussi royalistes, néonazis, tout le spectre des " natios " et supporters du PSG... La liste n'est pas exhaustive ".
Au moment de la création des institutions de l'ONU, les Conventions de Montréal et de Chicago ont établi des règles qui prévalent toujours pour l'organisation de l'aviation civile. Ces règles ont porté l'expansion économique du secteur. Avec de surcroît la mondialisation libérale et les progrès technologiques, le secteur aérien a connu un boom spectaculaire qui semble appelé à se prolonger dans les décennies à venir. Sa croissance migre principalement vers l'Asie, en aFendant l'Afrique demain. De ce point de vue, le problème principal de l'aviation civile est de pouvoir répondre à la demande et d'éviter la surchau?e économique. Mais un autre coup de chaud s'est invité à la table des négociations internationales avec la problématique du changement climatique. En 2015, la COP 21 a a?ché des ambitions claires en matière de limitation de la hausse des températures. Or, par rapport aux autres secteurs économiques, le monde aérien jouit de privilèges qui le placent désormais en porte?à?faux. L'histoire n'est pas écrite. Les avions vont?ils rester un monde à part ou vont?ils rejoindre la dynamique de la transition écologique ? Qui peut?on croire dans un univers où la communication remplace les faits ? Quels sont les acteurs qui feront pencher la balance d'un côté ou de l'autre : les compagnies aériennes, les industriels, les Etats, les institutions internationales, ou les citoyens ? L'ouvrage analyse le modèle économique du transport aérien et de ses di?érents acteurs : constructeurs, compagnies, aéroports. Il questionne la pérennité du schéma actuel : saturation de l'espace aérien, nuisances des infrastructures aéroportuaires, bilan carbone. En?n il soupèse les solutions possibles qu'il s'agisse de taxation du kérosène, jusqu'à ce jour interdite internationalement, de révolution technologique des modes de propulsion ou de la limitation réglementaire des vols.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.
Barcelone en v.o. vous invite à arpenter les rues de la ville et les pages des oeuvres qui lui sont consacrées. Bilingue par nature et cosmopolite, Barcelone déroute : Aragon y écrit en espagnol, Dali en français, Miro en catalan. Adoptez tour à tour le regard poétique de Lartigue, l'indignation de George Orwell ou l'admiration sublimée du roi Jacques Ier, le tout dans leur langue d'origine. Organisé autour de 50 mots-clefs qui résument l'esprit de la ville, ce lexique amoureux rassemble pour chaque entrée une courte introduction éclairant les aspects de la ville sous un angle historique, géographique ou anecdotique, un texte littéraire (en version originale) sélectionné avec soin et, le cas échéant, sa traduction. Un joli petit livre bilingue qui invite à suivre les pas tracés par les textes.
Du Fail Noël ; Lemoine-Monnerie Claudine ; Le Honz
En France, la littérature du XVIe siècle est dominée par Rabelais. Avec lui, Ronsard, du Bellay et Montaigne monopolisent l'attention et la mémoire. En Bretagne, au XVIe siècle, il n'y aurait eu qu'un seul personnage d'importance : Jacques Cartier, le découvreur du Canada. Il fait suite à la reine Anne de Bretagne et précède Madame de Sévigné parmi "les Bretons qui ont fait la France". Et pourtant ! Sur les bords de la Seiche, un petit affluent de la Vilaine, naît en 1520 un petit Breton qui, cinq siècles plus tard, fait toujours parler de lui : Noël du Fail. Ce magistrat est passé à la postérité pour ses "oeuvres facétieuses", un ensemble de trois livres dont Les Baliverneries d'Eutrapel (1548) sont le plus emblématique. Se déroulant autour de son manoir natal, à Château Letard près de Saint-Erblon, les Baliverneries sont une peinture réaliste et goguenarde de la vie des campagnes dans la Haute-Bretagne de ce temps. Une oeuvre littéraire originale, car Noël du Fail, peintre de moeurs de premier mérite, est le seul à avoir raconté cette atmosphère d'époque qui fleure bon la joie de vivre, cet art de savourer la vie qu'il appelle l'eutrapélie !