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Histoire du Parti communiste français. 3e édition revue et augmentée
Courtois Stéphane ; Lazar Marc ; Boulouque Sylvain
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130830436
Depuis 1920, date de sa naissance à la suite de la prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie, le Parti communiste français a suscité des passions contradictoires, allant de l'enthousiasme pour ceux et celles qui espéraient des lendemains qui chantent, à la peur voire à la haine chez ses adversaires qui redoutaient qu'il instaurât le même régime qu'en Union soviétique. Des décennies durant, ce parti lié au système communiste mondial se voulait révolutionnaire. Il a fortement influencé la vie politique nationale, s'est profondément enraciné parmi les ouvriers, les paysans, les immigrés et les intellectuels et a marqué de son sceau notre société. Cette empreinte demeure perceptible dans notre culture politique actuelle en dépit d'un considérable déclin électoral et militant depuis les années 1980. Le Parti communiste, ses dirigeants, ses militants et ses adhérents ont toujours suscité la curiosité des sciences humaines et sociales. Ce livre reconstitue plus d'un siècle de communisme en France, sans jamais perdre de vue la dimension internationale qui lui est consubstantielle. Fondé sur d'importants fonds d'archives et de documentations accessibles aussi bien à Moscou qu'en France, il présente une synthèse complète qui s'efforce de comprendre l'importance du PCF comme son effondrement spectaculaire et qui contribue à dissiper l'énigme communiste.
Résumé : La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d'une vie de travail consacrée à l'étude du communisme. A rebours de l'idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical ? marqué au fer rouge par l'exécution de son frère aîné ? a pensé, voulu puis instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-Etat, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag...) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle. D'emblée, Vladimir Ilitch Oulianov se distingue des autres opposants au tsarisme en s'opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu'il vitupère à coups d'écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction peu commune, il choisit de s'appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués plutôt que sur l'agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d'avancer dans l'ombre pour mieux se préparer à l'exercice du pouvoir, qu'il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l'étendant par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur. Une prose limpide au service d'une démonstration implacable.
Résumé : Nouvelle édition revue et augmentée de " la " biographie politique de Lénine, par Stéphane Courtois, le maître d'oeuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial. Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale dirigeant plus de 90 partis dans le monde. Ce régime et ce mouvement furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'Etat, sur la société et même sur l'individu. Alors que " le grand Lénine " a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du Parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en oeuvre. Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une gigantesque tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse. Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers - Staline, Mao, Pol Pot... - poussaient la logique du système " léniniste " jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse.
Résumé : Attentat d'un jeune d'extrême droite contre le président de la République française, croix gammées dans les cimetières juifs, saluts fascistes dans les stades de football, la passion raciste et ultra-nationaliste, la fascination pour la violence, réminiscences des mouvements et régimes totalitaires d'extrême droite, semblent s'être emparées d'une fraction de la jeunesse européenne. Tee-shirts à l'effigie de Che Guevara, de Lénine et même du KGB, défilés russes à la gloire de Staline, montée en puissance du vote trotskyste à l'élection présidentielle française, mobilisation spectaculaire des "nouvelles radicalités " contre le projet de Constitution européenne : les idées qui ont fait la force du mouvement communiste tout au long du XXe siècle semblent connaître une nouvelle jeunesse. Soixante ans après la défaite du nazisme allemand et du fascisme italien, un demi-siècle après la mort de Staline, la pensée totalitaire et les pratiques qu'elle induit hantent-elles toujours l'Europe? Pourquoi nos sociétés opposent-elles tant d'obstacles à un travail d'histoire et de mémoire des totalitarismes européens? Pourquoi la pensée totalitaire, fondée essentiellement sur l'idéologie révolutionnaire et l'utopie, continue-t-elle de trouver bon accueil dans nos sociétés démocratiques ? C'est à toutes ces questions qu'une équipe de vingt-deux historiens, sociologues et politologues venus de toute l'Europe consacre sa réflexion, dans cet ouvrage qui poursuit une recherche déjà engagée dans Quand tombe la nuit - Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 1900-1934 (L'Age d'homme, 2002) et Une si longue nuit - L'apogée des régimes totalitaires en Europe, 1935-1953 (Editions du Rocher, 2003).
Résumé : La fin de la Guerre froide, la chute du communisme, l'accès partiel des archives du Vietnam et l'ouverture de ce pays au monde, qui a permis à des historiens non vietnamiens de mener à bien leurs recherches sur le terrain, de dialoguer avec leurs homologues sur place et d'interroger des témoins, ont contribué à un renouvellement important des études sur le communisme vietnamien. "Oubliant les tabous", comme l'écrit Christopher Gosha, qui a dirigé ce dossier, une nouvelle génération de chercheurs délaisse les approches téléologiques, qu'elles soient communistes ou nationalistes, pour mettre au jour de nouvelles sources, de nouvelles interprétations, concernant notamment les rapports entre les PC français et indochinois, les tentatives réformistes au lendemain de la mort de Staline, le culte des martyrs de la révolution ou bien encore la réappropriation par le parti communiste vietnamien d'une culture traditionnelle... S'inscrivant dans la continuité de la revue créée en 1982, Communisme, sous la direction de Stéphane Courtois, est désormais un ouvrage annuel qui entend poursuivre son étude de l'histoire et de l'actualité du communisme, sous toutes ses formes et sous toutes les latitudes, en faisant appel aux chercheurs tant français qu'étrangers. Outre le Vietnam, l'Asie (l'évolution récente de la Corée du Nord, les procès des dirigeants Khmers rouges), l'Amérique du Sud (le chantier du recensement des morts du castrisme), l'Europe (la "rééducation" dans la Roumanie communiste, le communisme européen et ses capacités d'adaptation) et la France (splendeurs et misères du Front de gauche) font ici également l'objet d'études détaillées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.