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Revue des Sciences Humaines N° 302, 2/2011 : Ego Hugo
Boulard Stéphanie
PU SEPTENTRION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782913761490
Ce numéro propose une réflexion sur ce qui fait aujourd'hui la singularité de l'oeuvre de Victor Hugo (philosophie, politique, théâtre, roman, esthétique...). Les auteurs se sont attachés ici à jeter un nouvel éclairage sur l'oeuvre hugolienne, en tenant compte de la fascination extraordinaire que celle-ci exerce encore sur ses lecteurs. Ils examinent autant le contenu de l'oeuvre que la forme qui en rend possible la production, cette singulière façon d'écrire, afin de mieux faire apparaître la force propre de la pensée de l'écrivain. Il s'agit de répondre à cette question ambitieuse : qu'est-ce qui fait la singularité de Victor Hugo et comment se manifeste-t-elle ? ou : comment (re)lire Hugo aujourd'hui ? C'est-à-dire : sans le simplifier ni l'étouffer, en lui rendant sa liberté de pensée et de parole. Voici l'occasion de reprendre ainsi l'image du kaléidoscope chère à Hugo et de revisiter l'oeuvre sous différents angles, lui rendant ses couleurs, en en faisant surgir le tranchant de la pensée, les résonnances politiques, la musique des mots, les interrogations philosophiques, la question du nom, l'éclat de la langue : en bref, de faire tourner l'oeuvre sous tous les angles de la littera.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Saiag Marie-Claude ; Bioulac Stéphanie ; Bouvard M
Il est agité, inattentif, en opposition permanente. La vie devient très vite difficile pour lui et sa famille. Un traitement est donc nécessaire pour éviter les réactions de rejet qu'il provoque autour de lui, à la maison et à l'école. Pourquoi cette hyperactivité ? Qu'est-ce qui la déclenche ? Que faire pour valoriser des comportements plus adaptés ? Le programme du professeur Barkley permet aux parents de mieux comprendre le fonctionnement complexe de leur enfant et d'améliorer leur propre attitude. Les auteurs, psychiatres pour enfants et adolescents, ont été les premiers à développer cette méthode en France, en complément d'éventuels médicaments. Une méthode indispensable pour rétablir l'équilibre de l'enfant à la maison et à l'école.
Pas de monstruosité plus grande que celle de la guillotine, pas de peinture plus abjecte. C'est sur ce fond de carnage que l'oeuvre hugolienne a tendu sa toile. Du moins, tel est le point de vue qu'adopte l'auteur du présent ouvrage, montrant que Hugo cristallise en effet, invariablement, cette tension autour de l'objet guillotine dont il fait l'image centrale de ses textes, fantastique et hideuse, et paradoxalement indicible. Rouge Hugo nous invite d'emblée à suivre le fil rouge d'un jeu de plume qui plonge dans la rougeur sanglante de la violence et de la vie mêlées, du sang répandu et du sang qui vivifie. "Quand on a une pensée on la retrouve dans tout", écrivait Victor Hugo. Et comme il plonge le fer dans la plaie, certain qu'il n'est de littérature qui ne soit la vive incarnation des signes, dans le tissage du texte, dans le tracé des formes, des images, des visions, nous en suivons la trace dans la proximité déchirante de la blessure, en suivant la marque rouge de la hache et son insertion à vif dans la chair des choses et des êtres.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.