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Rouge Hugo
Boulard Stéphanie
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782757406045
Pas de monstruosité plus grande que celle de la guillotine, pas de peinture plus abjecte. C'est sur ce fond de carnage que l'oeuvre hugolienne a tendu sa toile. Du moins, tel est le point de vue qu'adopte l'auteur du présent ouvrage, montrant que Hugo cristallise en effet, invariablement, cette tension autour de l'objet guillotine dont il fait l'image centrale de ses textes, fantastique et hideuse, et paradoxalement indicible. Rouge Hugo nous invite d'emblée à suivre le fil rouge d'un jeu de plume qui plonge dans la rougeur sanglante de la violence et de la vie mêlées, du sang répandu et du sang qui vivifie. "Quand on a une pensée on la retrouve dans tout", écrivait Victor Hugo. Et comme il plonge le fer dans la plaie, certain qu'il n'est de littérature qui ne soit la vive incarnation des signes, dans le tissage du texte, dans le tracé des formes, des images, des visions, nous en suivons la trace dans la proximité déchirante de la blessure, en suivant la marque rouge de la hache et son insertion à vif dans la chair des choses et des êtres.
La peur est l'une des premières émotions humaines : tout le monde la ressent, quels que soient son âge ou ses origines. Alors, pourquoi parle-t-on spécifiquement d'horreur "à la japonaise"? Au Japon, l'horreur trouve ses racines dans des thématiques et des craintes intimement liées à l'histoire de l'archipel, qui resta longtemps isolé du reste du monde. Elle nait d'abord de l'imaginaire des yokai et de la tradition shintoïste, ancrée dans la peur d'une nature hostile (tremblements de terre, tsunamis, typhons). Elle se cache aussi dans les traumatismes historiques et sociaux (bombardements atomiques, crises financières, pression sociale). Films, anime, jeux vidéo, littérature... Cette matière sombre a fourni le terreau propice à l'émergence d'oeuvres de fiction aussi uniques que terrifiantes qui ont investi tous les domaines de la création. De Kitaro le repoussant à Ring en passant par les récits de Junji Ito et Resident Evil, cette approche particulière de l'horreur est aujourd'hui largement diffusée. Le genre a par ailleurs dépassé les frontières du pays pour devenir un véritable champ de la pop culture mondiale, nourrissant de nombreux artistes. Enrichie d'entretiens avec des experts, cette fresque horrifique permettra aux curieux de découvrir ce pan de la culture japonaise et aux connaisseurs de l'aborder d'un oeil neuf, en faisant de belles découvertes. N'ayez pas peur, on vous accompagne !
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.