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En bleu adorable. Carnets 2019-2022
Boulanger Pascal
TINBAD
15,00 €
Épuisé
EAN :9791096415557
Il y a une parole insignifiante qui domine et terrorise et qui pense que l'on peut dire et écrire sans être confronté à l'histoire et au silence. Il y a une autre parole - que ces carnets veulent incarner - qui se confronte aux nouvelles tyrannies mais aussi aux épiphanies de la beauté. Comme dans les précédents carnets de Pascal Boulanger - Confiteor et Jusqu'à présent je suis en chemin (Ed. Tituli), ce Bleu adorable multiplie les incises de pensées et de sensations, à travers une traversée intime, des lectures, des détournements, des citations. Mais on ne lira pas de confessions, de ruminations, de désolations, car l'écriture qui dévoile renverse la malédiction en exultation. Cette écriture-là, exposée au monde, se définit en terme de contre-identification. Elle pense l'impensé social, les crimes organisés et encouragés, la rotation des stocks humains, elle trace les signes névrotiques de notre époque et fonde un contre-monde en bleu adorable. Dans ces nouveaux Carnets, le poète Pascal Boulanger se transforme en mémorialiste : rien d'un journal intime, mais tout d'un journal extime, témoignage de notre grave crise métaphysique parfois appelée "Covid-19" .
Les recueils de Pascal Boulanger se répondent, en un choral où chaque poème est une fractale contenant la totalité du chant du poète. Empruntant tous les visages, de l'amour, de la rébellion, de la bienveillance, de la lucidité, de la sérénité, de la beauté, ce qui se dégage de ses livres ne relève pas de la séduction. En deux mots : ferveur et foi, soit le visage même du contre-moderne. Gwen Garnier-Duguy
Dans la mesure du possible, j'échappe aux liens bavards et buvards. Je préfère les arbres des forêts aux bruits des villes, ils me rendent invisible. Les oiseaux sont peu loquaces, ils se contentent de ponctuer le ciel. J'écoute frémir et parfois aboyer les vagues qui cognent contre les brise-lames... Pourquoi parler, en effet, quand déjà tout parle en parole parlante ? La parole parlée est sortie de l'imaginaire, elle est affaire de gestion et de communication, elle ment par conséquent. Sa société avale avec boulimie les mots qui font du bruit. Le règne de la quantité de paroles c'est le présent éternel du spectacle, la mort programmée et bien souvent encouragée. On a oublié que toutes nos passions ne pouvaient qu'être sensuelles, elles devraient occuper la place d'exception. Elles font entendre le silence et veillent sur les secrets. Si le désir sépare, il faut maintenir l'écart pour que la parole, qui elle-même est écart, se donne à entendre. A défaut de symboliser - pour rendre supportable l'absence - l'addiction à la transparence par inflation de communication, nie la chaîne du Temps et ses nécessaires balises. Notre époque ne construit rien, elle déconstruit la parole qui devient une parole sans parole, une parole sans conscience de soi. A l'inverse, la poésie est comme la mer : l'habitation et la narration sans fin d'un silence qui n'est pas le silence.
Un rêve de gosse devenu réalité. En 40 ans de Tour de France, Gérard Porte a côtoyé tous les grands noms du cyclisme des 40 dernières années: de Merckx à Hinault, de Poulidor à Armstrong; mais aussi les anciens: André Leduc, Guy et Roger Lapébie, Louison Bobet, Jacques Anquetil, André Darrigade, Roger Rivière... Il a soigné Gimondi, Indurain, Fignon, Lemond, Virenque et Jalabert...Dans sa carrière il a aussi croisé le Général de Gaulle, le Président Sarkozy ainsi que nombre de grands champions d autres disciplines: Jean-Claude Killy, Guy Drut, Jean-Claude Bouttier, Michel Hidalgo, Alain Calmat, Jean Gachassin, Serge Blanco, Jean-François Lamour...Il nous livre ici ses anecdotes, ses aventures, ses petits secrets et avant tout sa passion: ce rêve de gosse qu il a su concrétiser.Avec 2 x 4 pages de photos en hors-texte.
Boulanger Pascal ; Henric Jacques ; Millet Catheri
Marcelin Pleynet est une des grandes figures de la poésie contemporaine, héritier de Rimbaud et de Lautréamont auxquels il a consacré des études. Depuis son premier recueil, paru en 1962, Provisoires Amants des nègres, il n'a eu de cesse d'englober dans la définition de son écriture non seulement la subjectivité et la métaphysique, mais aussi la biographie et l'histoire. Ecriture ouverte aussi sur les images, puisque ses écrits sur l'art ont influencé toute une génération de peintres, notamment ceux du groupe Support-Surface qu'il soutint en critique engagé. Il a également beaucoup contribué à rétablir le dialogue entre l'art américain et l'art européen en le dégageant des rivalités nationalistes. Secrétaire de rédaction de Tel Quel, revue phare des avant-gardes dans les années 1960 et 1970, il est aujourd'hui celui de l'Infini (Gallimard). Longtemps en charge de la chaire d'esthétique à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il a aussi accompagné artpress dès le premier numéro qui ouvrait sur sa relecture critique, toujours actuelle, du mythe Marcel Duchamp.
Choisir quatre des cinq questions posées à des écrivains par André Breton, parfois avec Paul Eluard, dans une série d'enquêtes surréalistes publiées dans trois revues ?: Littérature (1919), La Révolution surréaliste (1925) et Minotaure (1933). Répondre, en incluant quarante huit textes visuels. Ce livre est un hommage à la dramaturge anglaise Sarah Kane et à son sublime 4.48 Psychose (L'Arche, 2001).
A l'heure de la plus grande folie technologique, un narrateur lit, regarde des oeuvres d'art, visionne des films avant disparition, écoute des musiques, se déplace très vite dans le temps et dans l'espace réel. Il nous livre ses pensées, résultat de ses voyages. Puisque les hommes marchent presque toujours dans les voies frayées par d'autres, et procèdent dans leurs actes par imitation, un jeune écrivain prudent doit toujours commencer par des voies frayées par de grands auteurs, et imiter ceux qui ont été excellents, afin que, si son talent n'y parvient pas, il en garde au moins quelque odeur : "Nos styles sont désormais des réminiscences." Tout est représenté en grand style, mais sans quitter le réel authentique. Rien d'inventé ou bien d'imaginaire, de refait afin de vous mieux plaire. Ce que je vous montre est partout à l'oeuvre : le drame de l'imprimé qui a vécu ! G.B.
S'il faut coûte que coûte ranger ce texte dans un genre littéraire préexistant, (et il paraît qu'il le faut), nous dirons qu'il s'agit ici de Critique littéraire, mais sous réserve d'en inverser les termes. Nous parlerons plutôt de Littérature critique. Et Littérature critique de quoi?? Critique de la bêtise propre au gros animal d'aujourd'hui, au sens même où l'entendait Platon en son temps. La littérature, en effet, a toujours eu pour vocation première de combattre la souveraine bêtise de la bête sociale, l'oppression qu'elle exerce, sa tyrannie sans cesse croissante, de la dénoncer hautement, sans relâche, quotidiennement. Quand le journal de bord de quiconque s'en remet à la littérature pour tenter de survivre à l'omnipotence de la bête sociale, à la barbarie généralisée qui en est l'expression flagrante et qui est bien loin de se limiter à celle que l'on désigne ordinairement sous ce mot, ne saurait nécessairement être qu'un journal de guerre. Pour mener cette guerre, pour soutenir ce siège, l'auteur fait appel aux voix des plus grands de ceux qui par le passé ont eu à mener cette même guerre, à soutenir ce même siège, auxquelles il ne craint pas de mêler la sienne, aussi faible et dérisoire soit-elle?; mais encore, face à une société pathétique qui n'a plus pour valeurs que celles de l'arrivisme et du consumérisme, et pour idéal que celui d'une ploutocratie, fait-il en premier lieu appel à ce rire insolent, paradoxalement triomphant, des perdants, des vaincus, des laissés pour compte du système et des exclus de toujours.
J'essaye d'écrire le plus convenablement possible. Dès les premiers mots vous n'avez pu vous détacher de moi. Je le sais. Vous êtes en train de me lire jusqu'au bout et c'est ma seule force. J'ai un vocabulaire très limité (vous avez dû le remarquer mais cela ne veut pas dire non recherché). Tout simplement je manipule un ensemble restreint de mots. Et je suis à l'aise avec eux, il n'y a rien à changer. J'ai dû de temps en temps vous ennuyer. Et vous n'avez pas cessé de lire. Personne ne vous y obligeait. Personne d'autre que moi. Ah au fait, sans moi vous n'êtes rien.