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Le Moyen Age dans la littérature pour enfants
Boulaire Cécile
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782868477637
Depuis 1945, il est paru en France près de six cents fictions pour enfants ayant pour cadre le Moyen Age. Cette abondance s'explique de plusieurs manières. Ces textes élaborent une image de Moyen Age, vouée tout entière au déploiement de fictions convenues et répondant aux exigences de son jeune lectorat, en termes d'intelligibilité et d'éthique. Cette abondance s'explique aussi par la facilité avec laquelle ces récits s'élaborent. Recourant à tous les procédés éprouvés de la littérature de masse, ces fictions se complaisent dans le cliché, tout en entretenant une ambiguïté quant à leur vocation pédagogique, de sorte qu'elles parviennent à satisfaire les attentes contradictoires des lecteurs enfants et des prescripteurs adultes. Ces récits, superficiellement altérés par les remous du demi-siècle traversé, sont un modèle de constance formelle. Enfin ce succès des récits moyenâgeux pour enfants réside dans la figure qui la domine: celle du chevalier, héros de fiction hérité d'une tradition littéraire multiséculaire. Cette littérature pour la jeunesse est en partie constituée de réécritures, les auteurs reprenant inlassablement les mêmes personnages fondateurs: Arthur, Robin des Bois, Ivanhoé. Le chevalier bardé de fer représente tour à tour la petite enfance insouciante, la préadolescence inquiète, la maturité triomphante. Ces textes tiennent, sur l'âge adulte et sur la nécessité de grandir, un discours que les enfants (les garçons surtout?), quelle que soit l'époque, ont toujours le désir d'entendre. Au moment où la littérature de jeunesse fait une entrée remarquée dans les programmes scolaires du premier degré, et alors que les textes officiels incitent les enseignants du second degré à choisir des récits faisant le lien avec les programmes d'histoire, cet essai tente d'analyser le phénomène "roman moyenâgeux pour enfants", d'en mettre à jour le fonctionnement et de dégager à la fois les limites et l'intérêt de ces textes.
Pendant près de cinquante ans, la Jeanne d'Arc, bâtiment-école de la Marine nationale, a porté sur toutes les mers du monde les couleurs de la France, tout en formant les futurs officiers. Retour en images et en témoignages sur la construction, la vie à bord, les anecdotes et les missions de ce porte-hélicoptères devenu mythique. Il était un symbole d'excellence dans tous les domaines maritimes et l'ambassadeur de notre diplomatie, rôles que les "missions Jeanne" perpétuent désormais sur d'autres navires. La ville de Brest fut son port d'attache, depuis sa naissance à l'arsenal, et poursuivit à son bord missions d'attractivité à l'international qui font aussi partie de la grande histoire de celle que tous nomment avec affection la Jeanne.
Portraits de près d'une centaine d'hommes et de femmes nommés Compagnons de la Libération, dans les cinq départements de la Bretagne historique. C'est le titre le plus prestigieux de l'ordre de la Libération, créé par le général De Gaulle dès l'époque de la France Libre, en exil à Londres. Complétée après-guerre, c'est une liste finie de 1038 personnes, 5 communes françaises et 18 unités combattantes. La Bretagne détient le record des nominations à ce titre envié. Deux lieux y sont honorés : la ville de Nantes, pour ses martyrs 50 otages, et l'île de Sein. A l'Appel du général De Gaulle, la quasi-totalité des Sénans en âge de combattre avait en effet choisi de rejoindre les Forces Françaises Libres. Occasionnant cette sortie légendaire du général devant ses maigres troupes en 1940 qui comptaient tant de Sénans : "Sein est donc le quart de la France ? " Qu'ils soient survivants de la guerre ou nommés à titre posthume, ce livre dresse le portrait de ces héros : hommes, femmes, et un enfant, originaire du Morbihan : Mathurin Henrio est mort en février 1944, abattu par des soldats allemands. Il est devenu, à 14 ans, le plus jeune Compagnon de la Libération.
L'étude de la maison Mame était jusqu'à une date récente réputée "infaisable" parce que ses archives avaient intégralement disparu dans la destruction de l'entreprise en juin 1940. Maison sans archives, l'entreprise Mame était par ailleurs disqualifiée par la nature de sa double spécialisation: l'édition religieuse et l'édition pour la jeunesse. Ce livre, issu du travail d'une équipe composée à parité de littéraires, d'historiens et d'historiens de l'art, s'attache à reconstituer l'histoire de l'entreprise et de la dynastie qui l'a portée, de ses débuts à Angers en 1767 à la rupture du lien entre la famille Maine et l'entreprise qui porte son nom en 1975. A travers 200 ans d'histoire économique et sociale, enracinée en Touraine niais largement ouverte aux influences majeures que connaît alors l'édition, l'ouvrage cherche à déterminer la nature de cette littérature produite pour les enfants des années 1830 à l'après-guerre, à expliquer le dédain dont elle fait l'objet dès les années Ferry, ainsi que l'oubli dont elle pâtit depuis, quoique ses tirages la rendent présente dans la plupart des foyers français. Il tente notamment de comprendre dans quel contexte et sous quelles modalités est née cette littérature chrétienne pour la jeunesse, et comment elle s'est développée, échappant partiellement aux objectifs de ses fondateurs. Cette étude s'efforce de combler une lacune majeure de l'historiographie, elle éclaire le rôle joué dans l'édition et surtout dans la littérature destinée à la jeunesse par la maison Maine, trop souvent éclipsée par les éditeurs parisiens Hachette et Hetzel auxquels elle a pourtant ouvert la voie.
Résumé : Par quoi commencer ? Quels sont les points clés à contrôler tout de suite ? Comment tout faire à la fois ? Une méthode chronologique de la reprise présentée par étape. Illustré de nombreuses grilles d'analyse, des ratios types et des modèles de tableaux de bord pour aller droit à l'essentiel, ce guide est une aide réelle à la mise en oeuvre.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.