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Mame. Deux siècles d'édition pour la jeunesse
Boulaire Cécile ; Mollier Jean-Yves
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753518582
L'étude de la maison Mame était jusqu'à une date récente réputée "infaisable" parce que ses archives avaient intégralement disparu dans la destruction de l'entreprise en juin 1940. Maison sans archives, l'entreprise Mame était par ailleurs disqualifiée par la nature de sa double spécialisation: l'édition religieuse et l'édition pour la jeunesse. Ce livre, issu du travail d'une équipe composée à parité de littéraires, d'historiens et d'historiens de l'art, s'attache à reconstituer l'histoire de l'entreprise et de la dynastie qui l'a portée, de ses débuts à Angers en 1767 à la rupture du lien entre la famille Maine et l'entreprise qui porte son nom en 1975. A travers 200 ans d'histoire économique et sociale, enracinée en Touraine niais largement ouverte aux influences majeures que connaît alors l'édition, l'ouvrage cherche à déterminer la nature de cette littérature produite pour les enfants des années 1830 à l'après-guerre, à expliquer le dédain dont elle fait l'objet dès les années Ferry, ainsi que l'oubli dont elle pâtit depuis, quoique ses tirages la rendent présente dans la plupart des foyers français. Il tente notamment de comprendre dans quel contexte et sous quelles modalités est née cette littérature chrétienne pour la jeunesse, et comment elle s'est développée, échappant partiellement aux objectifs de ses fondateurs. Cette étude s'efforce de combler une lacune majeure de l'historiographie, elle éclaire le rôle joué dans l'édition et surtout dans la littérature destinée à la jeunesse par la maison Maine, trop souvent éclipsée par les éditeurs parisiens Hachette et Hetzel auxquels elle a pourtant ouvert la voie.
Pendant près de cinquante ans, la Jeanne d'Arc, bâtiment-école de la Marine nationale, a porté sur toutes les mers du monde les couleurs de la France, tout en formant les futurs officiers. Retour en images et en témoignages sur la construction, la vie à bord, les anecdotes et les missions de ce porte-hélicoptères devenu mythique. Il était un symbole d'excellence dans tous les domaines maritimes et l'ambassadeur de notre diplomatie, rôles que les "missions Jeanne" perpétuent désormais sur d'autres navires. La ville de Brest fut son port d'attache, depuis sa naissance à l'arsenal, et poursuivit à son bord missions d'attractivité à l'international qui font aussi partie de la grande histoire de celle que tous nomment avec affection la Jeanne.
La littérature pour enfants. encore peu étudiée à l'université en France, a pourtant été défrichée par une génération de chercheurs "pionniers" parmi lesquels Isabelle Nières-Chevrel, professeur à l'université Rennes 2 de 1969 à 2004. occupe une place essentielle. Ce volume rassemble près d'une vingtaine de contributions qui lui sont offertes en hommage au travail accompli durant ces années de recherche, et surtout dans l'idée d'un fécond passage de relais entre les générations. Parmi ces "jeunes" chercheurs, plusieurs sont ou ont été ses étudiants. beaucoup se sont nourris de ses réflexions, tous incarnent la force d'une génération désormais convaincue que le livre destiné à l'enfance mérite un regard critique aussi aigu et exigeant que les formes littéraires et artistiques les plus légitimées. Formes éditoriales, réécritures et traductions, interprétations par l'image, illustration et création graphique pour l'enfance: tous les sujets qui ont fait l'objet des travaux d'Isabelle Nières-Chevrel trouvent ici des prolongements divers et neufs, portés par des chercheurs français mais aussi belges. suisses, allemands, espagnols, anglais, canadiens ou américains.
Si la Marine est présente dans notre histoire depuis l'Antiquité, ce n'est qu'en 1626 que Richelieu rassemble en une seule entité des marines liées aux héritages du Passé, comme l'Amirauté de bretagne ou celle de Provence. A partir de ce moment, on peut réellement parler d'une politique maritime centralisée dans le domaine militaire. Cette Marine, rarement au centre des préoccupations du pouvoir central, va cependant jouer un rôle majeur lié tout d'abord aux rivalités armées entre puissances européennes, le Royaume-Uni principalement, mais aussi à la politique expansionniste de la France avec les colonies et intérêts économiques et culturels de la Monarchie et des régimes qui se succèdent ensuite. Une Marine ce sont des bateaux, dont l'évolution technique est un élément fondamental, une maîtrise du milieu maritime nécessaire à une bonne conduite des opérations voulues par le pouvoir central, et, surtout des hommes et depuis peu des femmes qui doivent mener à bien ces tâches de construction de bateaux, de recherches scientifiques spécifiques et, sur le théâtre d'opérations, de stratégie et de tactique, tout en gérant des rapports humains qui connaissent à bord des bâtiments eux-mêmes un huis-clos qui nécessite une cohabitation harmonieuse dans "l'esprit d'équipage" . La voile à laquelle a succédé la vapeur marque l'histoire de la flotte de surface. Mais s'y est ajoutée la nécessaire maîtrise de l'espace aérien et sous-marin. A des guerres conventionnelles, quelles que soient les époques, aujourd'hui s'ajoutent les cyberattaques et l'utilisation des drones en particulier qui posent des questions d'avenir fondamentales.
En 1949, les éditions Cocorico lancent sur le marché de l'édition pour la jeunesse une collection de petits albums colorés et bon marché qui vont enchanter les enfants du baby-boom : les "Petits Livres d'or", des importations américaines aux couleurs chatoyantes et aux histoires positives et enjouées. Plébiscités par les enfants, les albums connaissent un succès immédiat, et la collection est rapidement imitée par la concurrence. Inaugurant l'usage de l'offset dans l'édition pour la jeunesse, les Petits Livres d'or insufflent à la création d'albums un souffle nouveau. C'est aussi un nouveau circuit économique qu'explore la collection populaire, faisant entrer l'édition française pour la jeunesse dans une logique internationale. L'accueil critique est pourtant contrasté : enthousiaste au lancement de la collection, il est bientôt marqué par l'anti-américanisme d'une partie du monde éducatif. Qui se cache derrière la société "Cocorico", et quels rôles jouent respectivement les maisons Flammarion (éditrice des célèbres "Albums du Père Castor" depuis 1931) et Hachette (l'éditeur de Mickey) dans l'histoire de cette collection ? Quels enjeux porte le livre pour enfants dans la France de la guerre froide ? De l'immédiat après-guerre au milieu des années 1960, l'aventure des Petits Livres d'or fait entrer l'édition pour la jeunesse dans une nouvelle ère, de l'artisanat vers la société des loisirs et de la production de masse.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.