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Caractère(s)
Bouhsira Jacques ; Dreyfus Sylvie ; Fine Alain
PUF
19,50 €
Épuisé
EAN :9782130540960
Le caractère n'est pas, à proprement parler, un concept psychanalytique, mais cette notion est devenue un élément important de la théorisation freudienne. Quand, par exemple, Freud approfondit l'étude du caractère du moi et celle de sa formation, il montre que le caractère en est un élément important, au même titre que l'identification. Lié aux informations pulsionnelles prégénitales, le caractère constitue un réceptacle de l'histoire du sujet; nous aborderons, de ce point de vue, le destin de la sublimation et du caractère à l'adolescence. W. Reich à travers "la cuirasse caractérielle" avait fait du caractère un élément central, non seulement de sa théorie, mais aussi de sa pratique qui visait à démanteler cette cuirasse caractérielle. Pour les psychosomaticiens, qui se sont beaucoup intéressés à la "névrose de caractère", le caractère, en tant que tel, revêt une grande importance: il lie l'énergie psychique; il est aussi un indice des particularités de certains mécanismes de défense, comme la répression, ou révélateur d'un gradient de mentalisation et de démentalisation. D'autres auteurs ont étudié la dimension psychotique du caractère, telle qu'elle peut se révéler dans certaines psychothérapies. La notion de caractère, comme la somme des traits de caractère, font partie du patrimoine analytique freudien; ils ont été enrichis par l'étude de réalités fonctionnelles ainsi que par celles d'organisations psychiques fort différentes
Résumé : Depuis que Freud s'est autoproclamé " archéologue de l'âme " dans les Études sur l'hystérie en 1895, les débats sur l'originaire et l'archaïque sont, en plein ou en creux, constitutifs de la psychanalyse elle-même comme science de l'origine. Aujourd'hui, les discussions à ce sujet ne laissent jamais indifférente la communauté des analystes. De fait, l'ambition résolument matricielle de ces deux termes est une valeur sûre pour convoquer la complexité mouvante et évolutive de la rencontre transféro/contre-transférentielle. Cette attractivité s'enracine dans le fort magnétisme de l'énigme des commencements dont l'originaire et l'archaïque sont animés. Ce pouvoir s'étend des délices brûlants de la séduction aux affres de la répulsion. La fascination, en tout cas, y est dominante avec ses vertus mobilisatrices et ses vertiges régressifs. Ce numéro des " Monographies et Débats de Psychanalyse " se propose d'explorer bien distinctement l'originaire et l'archaïque à l'abri des réductions caricaturales et en cernant l'essentiel : les promesses de l'exploration attentive de leurs récurrences polymorphes et insistantes dans la clinique quotidienne.
Résumé : Si Freud a tenté avec la notion de " quantum d'affect " de réduire la complexité de l'affect à un problème de quantité, force est de constater qu'après 1920 les questions qui se posent deviennent de plus en plus énigmatiques. Le propos de cette monographie est de mettre en perspective cette complexité : en parcourant d'abord le trajet chez Freud de cette notion puis en la confrontant aux réévaluations théoriques contemporaines. Ainsi qu'en est-il de la théorie de l'affect chez les kleiniens ? Quelle est la fonction de l'affect dans la théorie psychosomatique ? Qu'en est-il de son rapport à l'éprouvé ? Qu'ils se sentent proches ou éloignés de cette conception, les auteurs de ce volume montrent, à travers leurs réflexions, l'importance de la question de l'affect inconscient.
La psychanalyse contemporaine différencie les agirs-symptômes retrouvés dans les comportements (addictifs, transgressifs), des agirs de transfert. En effet, l'Agieren Freudien se situe bien dans la dynamique transférentielle, et ce livre met en valeur la façon dont l'agir peut en fait être l'allié de la cure, ouvrant la voie à de nouvelles représentations advenues grâce à ce passage en extériorité. D'une remémoration qui échoue au signe d'expériences traumatiques passées au-delà du plaisir, l'agir dans la cure se considère comme une adresse que l'analyste doit mettre en forme et aider à symboliser. Les analystes contemporains cherchent à l'appréhender comme le signal et l'avant-scène d'une transformation psychique nécessaire. Inéluctable et hétérogène, l'agir n'est ni un mauvais comportement de l'analysé ni le résultat d'une faute de l'analyste. Psychiser cette production extra-psychique à la faveur de la continuation de la cure engage de façon extrêmement aiguë le travail par l'analyste de son contre-transfert pour échapper, de son côté, au contre-agir. Les perspectives cliniques en référence constante à la métapsychologie freudienne font participer ce livre à l'avancée d'une théorie de l'agir en psychanalyse.
Résumé : Winnicott n'est pas seulement, loin s'en faut, le créatif et singulier psychanalyste d'enfants inventeur de l'objet transitionnel. Et c'est le propos de cette monographie que de faire découvrir au lecteur d'autres facettes d'une ?uvre et d'une personnalité complexe, féconde, insolite. Au-delà d'une théorie de la dimension réparatrice de l'analyste, que sait-on au juste de Winnicott et de sa théorie du vrai self ? De la place qu'il assigne au père ? Du rôle enfin qu'il reconnaît à l'agressivité dans le processus même de la pensée et de la création ? Les auteurs qui contribuent à ce volume montrent, à travers leurs réflexions théoriques et dans leur pratique clinique, l'actualité de la pensée de Winnicott.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.