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L'affect
Parat Hélène ; Bouhsira Jacques
PUF
20,50 €
Épuisé
EAN :9782130548652
Si Freud a tenté avec la notion de " quantum d'affect " de réduire la complexité de l'affect à un problème de quantité, force est de constater qu'après 1920 les questions qui se posent deviennent de plus en plus énigmatiques. Le propos de cette monographie est de mettre en perspective cette complexité : en parcourant d'abord le trajet chez Freud de cette notion puis en la confrontant aux réévaluations théoriques contemporaines. Ainsi qu'en est-il de la théorie de l'affect chez les kleiniens ? Quelle est la fonction de l'affect dans la théorie psychosomatique ? Qu'en est-il de son rapport à l'éprouvé ? Qu'ils se sentent proches ou éloignés de cette conception, les auteurs de ce volume montrent, à travers leurs réflexions, l'importance de la question de l'affect inconscient.
La maternité, thématique maintes fois interrogée, est pourtant l'objet d'une puissante idéalisation qui ne permet pas de prendre la mesure de sa complexité. Les auteurs de cet ouvrage explorent dans leurs contributions le paradoxe insistant entre une "Maternité" idéalisée, à l'écart de toute sexualité et les vicissitudes de maternités "humaines, trop humaines" et toujours singulières. Adoption, allaitement, dépression post-partum, deuil périnatal, PMA : le thème de la maternité, dans ses aspects contemporains comme intemporels, est interrogé dans toute sa diversité à travers une réflexion psychanalytique.
Entre interdit et tabou, la frontière est floue, on retrouve dans la pensée freudienne une origine commune à ces deux concepts et une fonction identique, celle d'organiser le psychisme par rapport aux effets de la pulsion. Pourtant leur nécessité psychique n'a pas les mêmes racines et leur différence intéresse deux registres distincts. Il s'agit pour le tabou de la limite entre l'humain et son au-delà et pour l'interdit de ce qui dans le champ de l'humain, organise le rapport du sujet à son semblable. Le tabou, en dehors des sociétés primitives, serait-il alors seulement un élément de la morale très personnelle de certains névrosés ? L'interdit est-il un concept suffisant pour dire le poids symbolique d'un impératif catégorique négatif permettant la structuration du surmoi ?
Résumé : La dépression, maladie énigmatique dont la source reste indéchiffrable, serait-elle l?expression somatopsychique de l?interrogation métaphysique propre à l?être humain ? Maladie des humeurs pour les Anciens, l?acédie, maladie de l?âme, se jumelle à la culpabilité dont elle reste indissociable. Crainte et expérience de la perte d?objet, d?un désinvestissement intolérable ou d?un traumatisme débordant la capacité d?élaboration du psychisme, la libido déserte le sujet, noyé dans la dissolution de son être qui souffre, anéanti, de ne plus désirer. Perdu dans le bouleversement existentiel des deux topiques, le moi subit la tyrannie implacable de son surmoi. Cette manifestation lancinante du surmoi culpabilisant dévorant le moi ne serait-elle pas un retour en force d?un ça vengeur, caché sous le masque honorable du surmoi ? Ce qui pourrait expliquer la créativité comme l?agressivité nécessaire à la création, créativité souvent associée à la dépression, et qui constituerait même, comme le montre Winnicott, un élément indispensable à toute mise en oeuvre. La mélancolie, pour les Anciens, n?était-elle pas source de génie et de folie ?
La conflictualité autour de ses idéaux marque profondément le sujet et la société car les idéaux, loin dêtre toujours des moteurs de civilisation, peuvent être empreints dune radicale destructivité. Cette monographie se propose dinterroger ce concept afin de comprendre quelles sont les modalités de transmission des idéaux et de penser la singularité dune clinique de lidéal qui se trouve au cur des questions posées par la pratique psychanalytique.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.