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Nosographie psychanalytique
Bouhsira Jacques ; Danon-Boileau Laurent
PUF
25,50 €
Épuisé
EAN :9782130591078
Les nosographies n'ont pas bonne presse, et ceux qui s'y intéressent non plus. Mais la plus pernicieuse d'entre toutes n'est-elle pas justement celle qui risquerait d'être la nôtre si nous devions nous appuyer sans le dire sur une taxonomie floue et prétendument consensuelle? Dans son ensemble, ce livre s'organise en deux mouvements. Le premier propose une nosographie psychanalytique fondée sur l'oeuvre de Freud. On verra l'éclairage singulier qu'elle offre sur la pratique quotidienne. Le second aborde différents registres de la pathologie (les psychoses, les états limites, les pathologies psycho-somatiques, la pathologie de l'enfant) en y dégageant les principes organisateurs du champ. Pour conclure, l'un des auteurs revient sur ce que la nosographie représente comme enjeu de pensée dans le parcours d'une vie d'analyste au contact des réalités cliniques et institutionnelles.
Résumé : Si Freud a tenté avec la notion de " quantum d'affect " de réduire la complexité de l'affect à un problème de quantité, force est de constater qu'après 1920 les questions qui se posent deviennent de plus en plus énigmatiques. Le propos de cette monographie est de mettre en perspective cette complexité : en parcourant d'abord le trajet chez Freud de cette notion puis en la confrontant aux réévaluations théoriques contemporaines. Ainsi qu'en est-il de la théorie de l'affect chez les kleiniens ? Quelle est la fonction de l'affect dans la théorie psychosomatique ? Qu'en est-il de son rapport à l'éprouvé ? Qu'ils se sentent proches ou éloignés de cette conception, les auteurs de ce volume montrent, à travers leurs réflexions, l'importance de la question de l'affect inconscient.
Résumé : Qu'est ce qu'une consultation psychanalytique aujourd'hui ? Face à la dilution dont cette notion fait les frais, il devenait urgent de revenir à la définition qu'en proposent les psychanalystes et les psychiatres d'orientation psychanalytique sans méconnaître pour autant sa variété et la diversité de ses inflexions. Quelle que soit la pathologie du patient, la consultation psychanalytique constitue un temps de rencontre décisif. II doit permettre l'ouverture au processus de symbolisation par l'investissement de la méthode psychanalytique et l'établissement d'un transfert sur la parole. Comme on le verra, les demandes émanant de patients relevant de la problématique dite des états-limite y sont sans cesse grandissantes. Leurs ymptômes traduisent souvent un malaise affectant l'être dans sa totalité, lequel n'est pas sans résonance avec celui que l'on perçoit de manière plus large dans la culture contemporaine.
La psychanalyse contemporaine différencie les agirs-symptômes retrouvés dans les comportements (addictifs, transgressifs), des agirs de transfert. En effet, l'Agieren Freudien se situe bien dans la dynamique transférentielle, et ce livre met en valeur la façon dont l'agir peut en fait être l'allié de la cure, ouvrant la voie à de nouvelles représentations advenues grâce à ce passage en extériorité. D'une remémoration qui échoue au signe d'expériences traumatiques passées au-delà du plaisir, l'agir dans la cure se considère comme une adresse que l'analyste doit mettre en forme et aider à symboliser. Les analystes contemporains cherchent à l'appréhender comme le signal et l'avant-scène d'une transformation psychique nécessaire. Inéluctable et hétérogène, l'agir n'est ni un mauvais comportement de l'analysé ni le résultat d'une faute de l'analyste. Psychiser cette production extra-psychique à la faveur de la continuation de la cure engage de façon extrêmement aiguë le travail par l'analyste de son contre-transfert pour échapper, de son côté, au contre-agir. Les perspectives cliniques en référence constante à la métapsychologie freudienne font participer ce livre à l'avancée d'une théorie de l'agir en psychanalyse.
Le caractère n'est pas, à proprement parler, un concept psychanalytique, mais cette notion est devenue un élément important de la théorisation freudienne. Quand, par exemple, Freud approfondit l'étude du caractère du moi et celle de sa formation, il montre que le caractère en est un élément important, au même titre que l'identification. Lié aux informations pulsionnelles prégénitales, le caractère constitue un réceptacle de l'histoire du sujet; nous aborderons, de ce point de vue, le destin de la sublimation et du caractère à l'adolescence. W. Reich à travers "la cuirasse caractérielle" avait fait du caractère un élément central, non seulement de sa théorie, mais aussi de sa pratique qui visait à démanteler cette cuirasse caractérielle. Pour les psychosomaticiens, qui se sont beaucoup intéressés à la "névrose de caractère", le caractère, en tant que tel, revêt une grande importance: il lie l'énergie psychique; il est aussi un indice des particularités de certains mécanismes de défense, comme la répression, ou révélateur d'un gradient de mentalisation et de démentalisation. D'autres auteurs ont étudié la dimension psychotique du caractère, telle qu'elle peut se révéler dans certaines psychothérapies. La notion de caractère, comme la somme des traits de caractère, font partie du patrimoine analytique freudien; ils ont été enrichis par l'étude de réalités fonctionnelles ainsi que par celles d'organisations psychiques fort différentes
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.