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Un siècle de socialisme en Bretagne. De la SFIO au PS (1905-2005)
Bougeard Christian
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753505575
1905-2005: le parti socialiste a eu cent ans. Ce centenaire a été l'occasion pour les historiens de revenir sur l'histoire tourmentée de la SFIO, des partis socialistes (PSA, PSU) et des militants socialistes des origines à nos jours, en analysant l'implantation et le développement en Bretagne de cette force politique qui s'est affirmée depuis les années 1970 avec le nouveau PS. Des études thématiques (itinéraires, militants, élus, sociologie, réseaux...) et géographiques (études départementales et régionales) ont permis de comparer le socialisme breton, en dégageant ses spécificités, avec celui d'autres régions françaises (Bourgogne, Rhône-Alpes, Marseille...) et celui de pays européens comme la Belgique. Un état des travaux et des axes de recherche actuels est présenté dans cet ouvrage ainsi que les témoignages de cinq acteurs de la renaissance et de l'essor du PS en Bretagne permettant de mesurer l'inscription dans la société bretonne de ce courant politique né dans des conditions difficiles au début du XXe siècle. Biographie de l'auteur Christian BOUGEARD est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bretagne occidentale, CRBC - Brest.
Résumé : Une histoire complète de la Résistance en Bretagne de 1940 à la Libération par Christian Bougeard, grand spécialiste universitaire du sujet. L'ouverture des archives permet à l'auteur de mettre à jour son texte dont la première édition, parue pour la première en 1992 a été réimprimée deux fois depuis.
La méthode prosopographique qui guide cet ouvrage se trouve actuellement au coeur du renouvellement des travaux en histoire politique et en histoire sociale. Méthode ou outil, elle permet de passer d'une approche biographique à des portraits collectifs, en effectuant des allers-retours entre les trajectoires individuelles et les trajectoires collectives. La vingtaine d'enquêtes prosopographiques réunies dans cet ouvrage se concentre sur un territoire à forte identité : la Bretagne à cinq départements (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan), territoire qui se distingue d'autres ensembles régionaux par la résurgence des réflexes et cultures politiques les plus ancrés, les comportements politiques, les filières syndicales, les mutations du territoire. Leurs évolutions, inflexions et logiques sont similaires. Appliquer la méthode prosopographique à l'étude des élites (politiques, religieuses...) et aux univers militants parait donc se justifier pleinement. De l'arc des cultures politiques (membres de la Convention, parlementaires gaullistes, socialistes, communistes...) aux "cadres de la société bretonne", en passant par une plongée au coeur des mondes militants (fouriéristes, anarchistes, militants syndicaux, féministes), cet ouvrage réunit en portraits ces divers groupes, de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle.
De la naissance de la France libre à Londres et des premières actions en France occupée en 1940 aux combats de la Libération en 1944, la Résistance s'est construite non sans multiples difficultés face à la répression allemande et à celle de Vichy. Au temps des pionniers a succédé celui de la création et de l'essor des organisations (réseaux et mouvements) en liaison avec la société française. Longtemps séparées, les résistances intérieure et extérieure se sont regroupées, non sans heurts, derrière le général de Gaulle afin de mettre en place un Etat clandestin, apportant leur contribution au côté des Alliés à la libération du pays. C'est ce long cheminement, la diversité et l'ancrage géographique de la Résistance qui sont retracés. Depuis les années 1980, de nombreux travaux ont renouvelé notre connaissance de cette histoire compliquée : ils permettent de tenter une synthèse accessible.
Les événements de Mai 68 renvoient généralement aux barricades et aux violences du quartier Latin à Paris. Or, ils se sont tout autant déroulés dans les régions de France, et en particulier en Bretagne à partir de la grande manifestation du 8 mai 1968 "l'Ouest veut vivre", et de la première occupation d'usine à Sud-Aviation à Nantes. Et ce "Mai breton" s'est prolongé bien au-delà dans les années 1970. Les années 1968, pour les historiens, couvrent la période de la fin de la guerre d'Algérie en 1962 à l'alternance politique de 1981. En Bretagne, ce sont des années de rapides mutations de l'économie et de la société mais aussi des comportements dans une région qui se modernise. Les campagnes se transforment, une certaine industrialisation volontariste va de pair avec l'essor urbain. En quelques années, sur ces terres catholiques la pratique religieuse s'effondre sous les coups de la "crise catholique" et de l'évolution des mentalités. Ce qui frappe également c'est l'intensité et la diversité de luttes sociales qui s'inscrivent dans une réappropriation positive de l'identité régionale et de la culture bretonne (chanson, musique...). Cinquante ans après les événements de mai-juin 1968, en s'appuyant sur la recherche et l'ouverture des archives, il est possible de proposer une première synthèse historique agrémentée d'une riche iconographie le plus souvent inédite de près de 260 documents (photographies, affiches, cartes, tableaux...). Qu'on le veuille ou non, ces années 1968 marquent durablement de leur empreinte notre temps présent.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.