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Les années 68 en Bretagne. Les mutations d'une société (1962-1981)
Bougeard Christian
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753556904
Les événements de Mai 68 renvoient généralement aux barricades et aux violences du quartier Latin à Paris. Or, ils se sont tout autant déroulés dans les régions de France, et en particulier en Bretagne à partir de la grande manifestation du 8 mai 1968 "l'Ouest veut vivre", et de la première occupation d'usine à Sud-Aviation à Nantes. Et ce "Mai breton" s'est prolongé bien au-delà dans les années 1970. Les années 1968, pour les historiens, couvrent la période de la fin de la guerre d'Algérie en 1962 à l'alternance politique de 1981. En Bretagne, ce sont des années de rapides mutations de l'économie et de la société mais aussi des comportements dans une région qui se modernise. Les campagnes se transforment, une certaine industrialisation volontariste va de pair avec l'essor urbain. En quelques années, sur ces terres catholiques la pratique religieuse s'effondre sous les coups de la "crise catholique" et de l'évolution des mentalités. Ce qui frappe également c'est l'intensité et la diversité de luttes sociales qui s'inscrivent dans une réappropriation positive de l'identité régionale et de la culture bretonne (chanson, musique...). Cinquante ans après les événements de mai-juin 1968, en s'appuyant sur la recherche et l'ouverture des archives, il est possible de proposer une première synthèse historique agrémentée d'une riche iconographie le plus souvent inédite de près de 260 documents (photographies, affiches, cartes, tableaux...). Qu'on le veuille ou non, ces années 1968 marquent durablement de leur empreinte notre temps présent.
Présentation de l'éditeur Soixante dix ans après la libération de la France, il est possible de faire une synthèse historique des «Années noires» et du processus de la Libération de la Bretagne, une région qui a été au coeur de la guerre depuis la débâcle et loccupation allemande de juin 1940 jusquà la libération à lété 1944 et lachèvement de guerre à lOuest en mai 1945. Avec ses ports de guerre, la construction des bases sous-marines puis du Mur de lAtlantique, la Bretagne a occupé une position stratégique tant pour les Allemands que pour les Britanniques. Dans un contexte de plus en plus difficile (pénuries, bombardements, répression), le livre évalue le poids et les réalités quotidiennes de lOccupation ainsi que les réactions de lopinion publique vis-à-vis de loccupant mais aussi du régime de Vichy qui veut profiter de la défaite pour imposer la Révolution nationale. Il précise ce qua été lengagement des collaborationnistes notamment du mouvement breton. Il analyse les formes et les rythmes de la naissance et du développement de la Résistance de 1940 à 1944, aussi bien le combat des Français libres que celui des résistants de lintérieur. Laccent est mis sur la préparation de la libération et les phases de son déroulement de juin à août-septembre 1944 et sur le rôle des FFI bretons en appui aux armées américaines. La transition des pouvoirs, lépuration, le renouveau de la démocratie républicaine, le lourd bilan dune guerre qui se prolonge dans la région avec les poches de lAtlantique et les débuts de la reconstruction sont présentés dans cette période de la Libération qui marque durablement la mémoire souvent douloureuse de la Seconde Guerre mondiale. En outre, cette synthèse sappuie sur une riche iconographie de plus de 200 documents (photographies, affiches, cartes, tableaux) qui illustre tous les aspects de la vie en Bretagne de lOccupation à la Libération.
1905-2005: le parti socialiste a eu cent ans. Ce centenaire a été l'occasion pour les historiens de revenir sur l'histoire tourmentée de la SFIO, des partis socialistes (PSA, PSU) et des militants socialistes des origines à nos jours, en analysant l'implantation et le développement en Bretagne de cette force politique qui s'est affirmée depuis les années 1970 avec le nouveau PS. Des études thématiques (itinéraires, militants, élus, sociologie, réseaux...) et géographiques (études départementales et régionales) ont permis de comparer le socialisme breton, en dégageant ses spécificités, avec celui d'autres régions françaises (Bourgogne, Rhône-Alpes, Marseille...) et celui de pays européens comme la Belgique. Un état des travaux et des axes de recherche actuels est présenté dans cet ouvrage ainsi que les témoignages de cinq acteurs de la renaissance et de l'essor du PS en Bretagne permettant de mesurer l'inscription dans la société bretonne de ce courant politique né dans des conditions difficiles au début du XXe siècle. Biographie de l'auteur Christian BOUGEARD est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bretagne occidentale, CRBC - Brest.
Pendant longtemps la Bretagne a été présentée comme une région catholique et rurale ancrée à droite. Or, l'analyse des rapports de forces politiques et de leur évolution pendant le premier XXe siècle dégage une réalité plus complexe et plus diversifiée. Qu'en est-il des droites et des centres? Quel est le poids des partis de gauche? Quel est l'impact des deux conflits mondiaux sur les mutations politiques en cours? L'attention est portée sur les glissements et les reclassements des élus en fonction des enjeux nationaux (à l'issue de la Première Guerre mondiale et du congrès de Tours, durant la crise des années 1930 elle Front populaire, sous l'Occupation et à la Libération). Le croisement de l'enracinement des partis politiques et de l'action des hommes (remise en cause des notables traditionnels, permanence ou renouvellement des élus, mobilisation des militants) avec la force des divers réseaux d'influence (catholiques, agricoles, syndicaux, laïques) permet de dresser le tableau de la vie politique d'une région qui conserve une identité culturelle forte, avec des différences départementales ou intradépartementales, tout en étant de plus en plus intégrée à la France. Cet ouvrage se veut une synthèse des nombreux travaux d'histoire politique menés depuis une trentaine d'années dans les universités de Bretagne.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.