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La Bretagne en portrait(s) de groupe. Les enjeux de la méthode prosopographique (Bretagne, XVIIIe-XX
Bougeard Christian ; Prigent François
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753550445
La méthode prosopographique qui guide cet ouvrage se trouve actuellement au coeur du renouvellement des travaux en histoire politique et en histoire sociale. Méthode ou outil, elle permet de passer d'une approche biographique à des portraits collectifs, en effectuant des allers-retours entre les trajectoires individuelles et les trajectoires collectives. La vingtaine d'enquêtes prosopographiques réunies dans cet ouvrage se concentre sur un territoire à forte identité : la Bretagne à cinq départements (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan), territoire qui se distingue d'autres ensembles régionaux par la résurgence des réflexes et cultures politiques les plus ancrés, les comportements politiques, les filières syndicales, les mutations du territoire. Leurs évolutions, inflexions et logiques sont similaires. Appliquer la méthode prosopographique à l'étude des élites (politiques, religieuses...) et aux univers militants parait donc se justifier pleinement. De l'arc des cultures politiques (membres de la Convention, parlementaires gaullistes, socialistes, communistes...) aux "cadres de la société bretonne", en passant par une plongée au coeur des mondes militants (fouriéristes, anarchistes, militants syndicaux, féministes), cet ouvrage réunit en portraits ces divers groupes, de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle.
1905-2005: le parti socialiste a eu cent ans. Ce centenaire a été l'occasion pour les historiens de revenir sur l'histoire tourmentée de la SFIO, des partis socialistes (PSA, PSU) et des militants socialistes des origines à nos jours, en analysant l'implantation et le développement en Bretagne de cette force politique qui s'est affirmée depuis les années 1970 avec le nouveau PS. Des études thématiques (itinéraires, militants, élus, sociologie, réseaux...) et géographiques (études départementales et régionales) ont permis de comparer le socialisme breton, en dégageant ses spécificités, avec celui d'autres régions françaises (Bourgogne, Rhône-Alpes, Marseille...) et celui de pays européens comme la Belgique. Un état des travaux et des axes de recherche actuels est présenté dans cet ouvrage ainsi que les témoignages de cinq acteurs de la renaissance et de l'essor du PS en Bretagne permettant de mesurer l'inscription dans la société bretonne de ce courant politique né dans des conditions difficiles au début du XXe siècle. Biographie de l'auteur Christian BOUGEARD est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bretagne occidentale, CRBC - Brest.
De la naissance de la France libre à Londres et des premières actions en France occupée en 1940 aux combats de la Libération en 1944, la Résistance s'est construite non sans multiples difficultés face à la répression allemande et à celle de Vichy. Au temps des pionniers a succédé celui de la création et de l'essor des organisations (réseaux et mouvements) en liaison avec la société française. Longtemps séparées, les résistances intérieure et extérieure se sont regroupées, non sans heurts, derrière le général de Gaulle afin de mettre en place un Etat clandestin, apportant leur contribution au côté des Alliés à la libération du pays. C'est ce long cheminement, la diversité et l'ancrage géographique de la Résistance qui sont retracés. Depuis les années 1980, de nombreux travaux ont renouvelé notre connaissance de cette histoire compliquée : ils permettent de tenter une synthèse accessible.
Bougeard Christian ; Porhel Vincent ; Richard Gill
Les années 68, largement étudiées au niveau national comme au niveau de nombreuses régions, n'avaient pas encore été abordées du point de vue de l'Ouest français, espace fortement marqué par les stéréotypes, le renvoyant trop souvent à la marge des évolutions qui caractérisèrent ces années de contestation. L'ouvrage présent ambitionne non seulement de réactualiser ces représentations datées, mais aussi de tracer de nouvelles pistes d'interprétation en abordant de nouveaux objets et de nouveaux acteurs. Entré précocement dans la contestation, marqueur de la période qui s'organise autour de l'événement mai-juin 1968, l'Ouest français acquiert ici nombre de caractéristiques soulignant l'ampleur de sa mutation politique, sociale et culturelle. L'élan contestataire massif, aux multiples expressions, a fortement irrigué les sociétés rurales comme urbaines de l'Ouest et a permis l'émergence ou l'affirmation d'identités plurielles, parfois antagoniques. Ainsi la résurgence d'une aspiration régionaliste, aux manifestations très diverses, apparaît comme une des spécificités de la période, tout comme la remise en cause des institutions politiques et religieuses qui tentèrent de s'adapter aux nouveaux enjeux régionaux. Aventure collective, cette période révèle également des itinéraires individuels dont les évolutions, parfois déroutantes, illustrent plus largement l'impact durable qu'ont eu les événements pour chacun des acteurs, connus ou anonymes, des années 68 dans l'Ouest.
Pendant longtemps la Bretagne a été présentée comme une région catholique et rurale ancrée à droite. Or, l'analyse des rapports de forces politiques et de leur évolution pendant le premier XXe siècle dégage une réalité plus complexe et plus diversifiée. Qu'en est-il des droites et des centres? Quel est le poids des partis de gauche? Quel est l'impact des deux conflits mondiaux sur les mutations politiques en cours? L'attention est portée sur les glissements et les reclassements des élus en fonction des enjeux nationaux (à l'issue de la Première Guerre mondiale et du congrès de Tours, durant la crise des années 1930 elle Front populaire, sous l'Occupation et à la Libération). Le croisement de l'enracinement des partis politiques et de l'action des hommes (remise en cause des notables traditionnels, permanence ou renouvellement des élus, mobilisation des militants) avec la force des divers réseaux d'influence (catholiques, agricoles, syndicaux, laïques) permet de dresser le tableau de la vie politique d'une région qui conserve une identité culturelle forte, avec des différences départementales ou intradépartementales, tout en étant de plus en plus intégrée à la France. Cet ouvrage se veut une synthèse des nombreux travaux d'histoire politique menés depuis une trentaine d'années dans les universités de Bretagne.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.