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Stylistiques ?
Bougault Laurence ; Wulf Judith
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753510548
Décriée la stylistique, mais pourquoi au juste? Les uns, comme Jean-Michel Adam, considèrent que la linguistique suffit, les autres, plus littéraires, renoncent trop tôt à se doter d'outils d'analyse pour comprendre les formes de ce que Molinié a décidé d'appeler "stylicité". Le malaise stylistique tient en fait à ses ambitions: être une linguistique du discours en général, d'une part, être une linguistique du discours littéraire en particulier, d'autre part. On lui reproche son esprit positiviste, normatif, réduisant l'étude du texte à une grammaticalisation, ou, au contraire, on déplore son manque de rigueur, l'éclectisme ou l'impressionnisme de sa démarche; elle est encore la victime de la dualité traditionnelle entre stylistique linguistique et stylistique littéraire ou reste cantonnée dans un rôle ancillaire de préparation aux concours. A l'heure où les linguistiques textuelles, linguistique de discours, linguistiques de corpus fleurissent, on s'étonne que les enseignants-chercheurs qui déploient tant de néologies pour se positionner dans le champ des sciences du langage fassent preuve d'une si troublante amnésie terminologique. La stylistique de Bally n'avait pas d'autre objet que le leur... Mais c'est que le spectre d'une autre stylistique se dresse comme un fantôme bien menaçant: celui de la stylistique des figures, qui parfois se confond avec la rhétorique. A y réfléchir de plus près, cette stylistique-là n'a-t-elle pas son rôle à jouer dans le champ de la sémiotique, et dans celui des sciences d'un langage toujours historicisé? Si ce livre contribue à donner des éléments de réponse à ces épineuses questions, il aura rempli ses objectifs.
Victor est un manipulateur pervers narcissique qui refuse d'accepter l'abandon de Maï-Lan et de Tess, sa fille. Obsédé par le contrôle, il déploie tous les moyens possibles pour les retrouver. Mais alors qu'il pense maîtriser la situation, des événements impensables viennent bouleverser son plan. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour satisfaire son besoin de domination ? Et si tout finissait par lui échapper ?
Résumé : A l'origine de la Fondation des Artistes, on trouve deux actes de générosité : le legs par la baronne Adèle de Rothschild de son hôtel particulier du 11 rue Berryer à Paris et celui des soeurs Smith, Jeanne Smith et Madeleine Smith-Champion qui lèguent leur domaine de Nogent-sur-Marne. Toutes trois passionnées d'art, collectionneuses et artistes, elles offrent à l'Etat leurs biens pour soutenir les artistes. La première a légué, en 1922, l'Hôtel Salomon de Rothschild rue Berryer à Paris ; il est aujourd'hui le siège d'associations d'artistes et celui de la Fondation des Artistes. Ses très beaux salons, classés monuments historiques, exploités par une société organisatrice de réceptions de prestige, accueillent des manifestations haut de gamme. Les secondes ont offert, en 1944, leurs propriétés au coeur de Nogent-sur-Marne, composées de deux maisons d'agrément des XVIIe et XVIIIe siècles et d'un grand parc à l'anglaise de 10 hectares. Le site de Nogent-sur-Marne a obtenu en 2018 le label Patrimoine d'Intérêt Régional. En 1976, Bernard Anthonioz alors chef du service de la création artistique au Secrétariat d'Etat à la Culture, a l'intuition de regrouper ces deux legs en une seule fondation chargée de les administrer pour respecter les voeux des donatrices. La Fondation, dès lors, a vocation à accompagner les artistes aux étapes déterminantes de leur carrière, de l'entrée dans le milieu professionnel au sortir de l'école d'art à l'attribution d'un atelier, du financement décisif d'un projet au rayonnement international de leurs recherches plastiques, de la diffusion de leur travail dans un lieu d'exposition jusqu'à l'accès à une maison de retraite.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.