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Tarédant. A bout d'exil
Bouganim Ami
AVANT PROPOS
18,95 €
Épuisé
EAN :9782390000129
Tarédant est une pauvre ville miteuse située sur une presqu'île du sud marocain, balayée de vents virulents et menacée de toutes sortes de catastrophes naturelles et surnaturelles. Ses habitants se prennent pour les êtres les plus géniaux de la terre. Leurs moeurs, pour le moins étranges, seraient les plus évoluées ; leurs croyances, plutôt insolites, les plus véridiques ; leurs comportements, plus farfelus que normaux, les plus nobles. Ils n'ont pas d'écrits parce que l'écriture les rebute ; ils n'ont pas d'écoles parce que rien n'encroûte autant l'esprit que la scolastique. Les musulmans les considèrent comme des déments et les juifs comme des hérétiques. Les uns les évitent pour ne pas être contaminés par eux ; les autres les accablent d'anathèmes. Malgré cela, ils n'épargnent rien pour remplir leur mission et propager le menkorisme, variété de la kabbale, préconisant le culte du vent, la protection des aliénés et la phobie du crabe.
Le débat entre judaïsme et paganisme rebondit-il dans la polémique entre Levinas et Heidegger ? Les thèses de ces deux auteurs relèvent-elles du prêche philosophique ? Le traitement philosophique du judaïsme tourne-t-il immanquablement au christianisme ? Le présent ouvrage reconstitue les doctrines de grands noms comme Husserl et Heidegger d'une part, Buber, Rosenzweig et Levinas d'autre part, pour mieux porter son lecteur au croisement entre philosophie et judaïsme où se déciderait le destin spirituel de l'Occident. Rompant avec l'encensement des maîtres qui compromet la vocation critique de la philosophie, Bouganim pratique l'impertinence pour contraindre la pensée à plus de pertinence et la pousser à de nouvelles ouvertures.
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s'y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer l'Israël et de perturber son histoire. Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs voeux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante. L'arbre à voeux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
Comme tant d'autres de la diaspora juive marocaine dans les années 60, le narrateur, bâtard judéo-berbère, et sa mère quittent les terrasses heureuses de Casablanca pour rejoindre la Terre promise d'Israël. Du melah, de la casbah et du quartier colonial français, de cette diversité culturelle il ne leur reste rien. C'est le désert qui les accueille. L'apprentissage est rude, ascèse militaire pour se défaire du passé et rejoindre l'idéal communautaire du kibboutz. Mais pour lui, sa mère est sa seule patrie, son seul lien avec le monde, pour elle il est son seul devenir. Lorsqu'elle meurt il l'embaume. Le récit passionnel de cette inadaptation est une terrible charge comme l'administration israélienne, contre ses dirigeants politiques, religieux et militaires, contre l'éthique nationale expansionniste. Mais faut-il prendre un roman à la lettre ?
Résumé : Dès son premier livre, Récits du Mellah, Ami Bouganim se présentait en " clown de Dieu ". Depuis, il n'aura cessé de rassembler les éclats de rire de la divinité dispersés aux quatre coins de l'univers. Bouganim est connu au ciel comme l'un des cabalistes les plus cocasses. l'animateur de l'école mystique ludique qui prêche le rire pour mieux arracher les hommes au terrible esprit de sérieux et les initier à l'esprit de légèreté et de dérision. Les lecteurs impatients de découvrir des bribes de sa doctrine, encore en gestation, pourront se distraire, à la lecture de ce recueil de dires talmudiques et philosophiques réunis et présentés par ses soins. Michel Kichka reconstitue dans ses dessins l'humour véhiculé par les dires des sages du Talmud et les commentaires d'Ami Bouganim.
Quelle que soit son issue, la crise grecque laissera des traces. Dans le contexte créé par la gestion déficiente de cette crise, les « anti-euro » traditionnels redonnent de la voix et de nouveaux « abolitionnistes » se font entendre.
Ni insolite ni mystérieuse, la franc-maçonnerie ouvre une voie salutaire qui s'oppose à la pieuvre des fanatismes religieux. Le franc-maçon répond à une aspiration au progrès dans la recherche d'une spiritualité débarrassée de dogmes et en répondant par ses actions aux défis du XXIe siècle. Société initiatique des temps modernes, l'Ordre maçonnique engage à une démarche philosophique, progressive, philanthropique et progressiste. La franc-maçonnerie n'étant ni un parti ni une Eglise, elle ne peut émettre des directives relatives à la vie temporelle. C'est par son engagement personnel que le franc-maçon peut provoquer le progrès. Cette capacité de participer à la gestion de la Cité résulte d'une volonté éthique, donc individuelle, au-delà de la morale. Pour cela, le franc-maçon contemporain a besoin de s'ouvrir à la société civile de son pays, de rassembler ce qui est épars, de s'affirmer en faveur de la liberté de penser, de réclamer, comme le faisait Spinoza, une séparation claire et nette entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Il est temps, en Belgique, que la franc-maçonnerie s'extériorise. Non sur son organisation ou sur le vécu de ses rituels, mais sur sa spécificité et ses outils qui, en dépit de tous les totalitarismes et obscurantismes, participent activement depuis trois siècles à l'émancipation de la condition humaine.