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Ferhat Bouda. Cahiers 2003-2016
Bouda Ferhat
FILIGRANES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782350464367
Il s'inscrit clairement dans une tradition de la photographie documentaire, de la narration, de l'essai et de l'engagement. Témoigner, donner à voir, de préférence en noir et blanc, pactiser avec le temps pour aller au-delà des apparences, se faire accepter pour à la fois respecter ceux qu'il représente et livrer des clés qui dépassent l'anecdote, telles sont les bases de ses enquêtes au long cours. Chez lui, en Kabylie, tout comme auprès des militants de l'Azawad avec lesquels il entretient d'abord une proximité culturelle ou en Allemagne où il est basé, il s'attache aux gens, au regards, aux attitudes. Il tente de décrypter les situations et de nous partager avec nous ces univers complexes souvent difficiles à approcher ou, trop souvent, dissimulés par des clichés et des stéréotypes. Ferhat Bouda s 'intéresse principalement aux minorités : des Berbères aux peuples nomades comme les Touaregs, les Mongols.
Résumé : La vie de l'écrivain américain George Yermo forme une extraordinaire matière romanesque. Né Guéorgui Yermo-Nicolaïev en 1914 à Saint-Pétersbourg dans une famille de la grande aristocratie russe, il est élevé à New Salem, sous le signe de Melville, d'Emily Dickinson et de Henry James, tous originaires de cette région encore empreinte des valeurs puritaines des fondateurs des Etats-Unis. Après de brillantes études, une déception amoureuse le transformera en reporter pendant la guerre d'Espagne, et ses articles le rendront célèbre. Puis, au début des années cinquante, après une brève carrière d'universitaire, c'est la visite d'un palais qui changera le cours de son existence : le palazzo de la famille Sanseverino à Venise lui apparaît comme la matérialisation de la maison de tous ses rêves d'enfant. Le palais, son passé et ses secrets, et Lise, sa propriétaire, seront désormais au centre de sa vie. Yermo est une vaste réflexion sur la création, et un très bel hommage à Nabokov. C'est un livre riche, foisonnant, comportant des digressions sur la peinture, le théâtre et le cinéma, la philosophie et l'esthétique, les littératures russe et américaine, mais c'est surtout l'originalité du personnage principal, fascinant, qui en fait un texte convaincant d'un bout à l'autre.
Quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale, des dizaines de milliers de Russes ayant fui la révolution bolchévique sont installés en France. Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, en fait partie, mais contrairement à beaucoup de ses compatriotes il a plutôt réussi son intégration, et son travail de photographe lui permet de vivre correctement. Sa vie se déroule sans accrocs jusqu?au jour où il se rend dans une salle de cinéma parisienne pour assister à une projection du chef-d?oeuvre d?Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine. Nous sommes en novembre 1926, et quand il découvre sur grand écran la reconstitution impressionnante de ce massacre dans le port d?Odessa, sa vie bascule. Car en 1905, il avait pris part en tant que militaire à la répression de la mutinerie au sein de la flotte russe, sans avoir conscience de la gravité des faits. Maintenant, en voyant les images de ce film mythique, il est soudainement convaincu d?avoir participé à un crime? Il se précipite au commissariat le plus proche pour faire des aveux - dont la police française ne sait que faire - puis essaie de soigner ses remords et sa culpabilité dans un hôpital psychiatrique. C?est là qu?il apprend dans les journaux le récit d?un horrible fait divers: sept femmes sont retrouvées égorgées dans une fosse commune à Deauville. Il attribue sans hésitation ce massacre à son ancien compagnon d?armes et grand mutilé, Ivan Domani, pour qui il avait justement accepté de faire des photos érotiques de sept jeunes créatures. Débute alors pour Théo un long périple chaotique, entre violence et rédemption, qui mettra notamment une jeune fille appelée Mado sur sa route? Potemkine ou Le troisième coeur est un livre stupéfiant, qui nous confirme plus que jamais que Iouri Bouïda occupe une place de choix dans la grande tradition littéraire russe. Traduit du russe par Sophie Benech.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.