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Je hais les pédagogues. L'Ecole pourra-t-elle éviter une nouvelle guerre de religion ?
Bouchard Pascal
FABERT
9,00 €
Épuisé
EAN :9782849222577
Journaliste, Pascal Bouchard a créé en 1984 et animé pendant 12 ans, sur France-Culture, une émission consacrée à l?innovation pédagogique, avant de fonder et de diriger, pendant une dizaine d?années, la rédaction d?une agence de presse spécialisée dans les questions d?éducation. Il a ensuite fondé un site d?information destiné aux professionnels de l?éducation (ToutEduc.fr). Il a d?abord été enseignant. Agrégé de lettres, il a travaillé en collège et en lycée, et il a remis en cause l?enseignement de l?écriture de fiction avec des élèves de 4ème, ainsi que celui de l?orthographe et de la grammaire. Il a soutenu une thèse en sciences de l?éducation sous la direction de Philippe Meirieu. Il a déjà publié une quinzaine d?ouvrages, sur le système scolaire et la condition enseignante, sur la pédagogie de l?écriture et de la lecture, mais aussi sur le Pays de Caux et la langue normande ainsi que des textes littéraires.
Des lambris du ministère aux salles des profs, Pascal Bouchard nous entraîne avec humour dans cet univers kafkaïen que sont les " entrailles du mammouth ", un monstre finalement bien moins puissant qu'il n'y paraît... Sous prétexte d'alerter le futur ministre, l'auteur dévoile la vérité sur l'école et ses réformes. Les beaux projets ne manquent pas : il suffirait de supprimer la carte scolaire, de rétablir l'examen d'entrée en sixième, de revaloriser l'enseignement professionnel, de restaurer l'autorité des enseignants, ou de revenir au b-a ba... Derrière les débats techniques et les combats idéologiques, il y a presque toujours des intentions cachées qui masquent, à leur tour, d'autres intérêts, parfois très nobles, parfois beaucoup moins. L'auteur décrypte les faux-semblants, épinglant au passage des personnalités politiques en grand désarroi. Il ouvre aussi des pistes pour remettre l'école au coeur de la société sans qu'elle soit, pour autant, le jouet des intérêts particuliers. Les ministres qui se succéderont rue de Grenelle sauront-ils rendre plus humaine et plus efficace la plus grande entreprise du monde ?
La période de confinement n'a masqué les tensions inhérentes à notre système scolaire qu'aux yeux de ceux qui ne voulaient pas voir. Pour certains, les technologies de l'information et de la communication ont fait la preuve de leur nécessité et de leur efficacité, au point de bouleverser les schémas traditionnels, des " super profs " feraient dorénavant de " super cours " diffusés via l'internet, et les enseignant. e. s se contenteraient d'accompagner les élèves en difficulté. Pour d'autres, elles ont révélé leur nocivité, accru les inégalités, tandis que l'une des fonctions essentielles de l'école, séparer, quelques heures par jour, les enfants de leurs parents pour les inscrire dans la communauté de leurs pairs, se manifestait par son absence...
Pendant l'exode de 1940, grâce à l'intervention d'une femme, un jeune homme échappe à la mort lors d'un bombardement qui tue sa famille. Après avoir sauvé des enfants juifs et monté une filière d'évasion, il va s'engager dans la Résistance et deviendra un héros. Après la guerre, il va retrouver cette femme. Ils vont s'aimer, sept jours, et pas un de plus. Elle ne le peut pas. Elle n'en a pas le droit. Après lui avoir fait découvrir l'amour, elle va lui proposer un étrange cadeau : l'immortalité. Il va accepter ce cadeau empoisonné. Un cadeau merveilleux au début mais, les années s'écoulant, les aventures, les expériences, les métiers, les voyages, les femmes passant, une nostalgie du temps va s'installer, puis à nouveau l'amour, l'amour durable qui lui est interdit, ainsi que la paternité, vont lui faire prendre une grande décision qui décidera de sa vie pour l'éternité. Cet homme est-il l'anti-Faust ? Après avoir lu ce roman, accepteriez-vous d'être immortel ? Pascal Bouchard est agrégé et docteur ès Lettres. Enseignant puis producteur sur France-Culture d'une émission hebdomadaire qui dura quinze ans, il a créé deux agences de presse spécialisées dans l'éducation. Il est l'auteur de plusieurs essais philosophiquesA sur la morale et la politique, ainsi que des ouvrages sur la pratique du français et le système éducatif, comme : " Ce qui me permet de dire JEA " (EdiSens 2022) " Blanquer, l'Attila des écolesA " (Croquant 2022) " Anti manuel d'orthographe " (Points 2013)
Le niveau baisse, en tout cas, le niveau des "élites". Défaite de la pensée, débâcle de l'Ecole, fabrique de crétins, nos bibliothèques sont encombrées d'essais qui annoncent l'apocalypse. La plupart de ces ouvrages n'ont aucun étayage factuel et leurs fondements philosophiques sont faibles. L'affirmation y est d'autant plus péremptoire que manquent les démonstrations. Ils témoignent d'une crise de la rationalité. Or, il n'y a pas de démocratie sans débat et pas de débat sans raison ni expertise. La démocratie suppose aussi un minimum d'efficacité du politique. En matière d'éducation, les réformes s'empilent et s'annulent, quand la force d'inertie ne les vide pas de leur contenu. La société française n'a pas de projet pour son école. Elle ne peut pas en avoir, puisqu'elle n'a pas de projet d'avenir, ni d'instance pour débattre de ce qu'elle veut être, de ce qu'elle rêve qu'aient pour qualités les adultes de demain. Refonder notre Ecole suppose une refondation de notre démocratie et de notre projet de civilisation. Qui peut parler en notre nom? Après avoir passé en revue les sottises de nos grands intellectuels "et les ratés du débat sur l'Ecole depuis trente ans, l'auteur examine les enjeux philosophiques et sociétaux de ces querelles dont il a suivi tous les avatars et trace des perspectives politiques pour en sortir enfin."
Les écrans sont partout. Fenêtres sur le monde et interfaces interactives, ils incarnent une nouvelle donne technologique et sociale qui métisse "culture du livre" et "culture numérique" . Plongés dans cette réalité, nous sommes contraints au tâtonnement. Mais notre place d'adulte et d'éducateur reste au-devant de la scène et confirme notre position éducative de transmission.
L'ennui ouvre une réflexion sur ce que nous sommes, sur notre rapport au temps, à l'espace, à l'autre, au désir, à l'éducation... L'ennui parle de nos liens intimes, de notre difficulté à vivre ensemble, motiver nos enfants à l'école, accompagner les parents, soutenir les professionnels. Véritable nourriture de l'être, l'ennui se fonde dans les premiers liens entre le bébé et son parent, et prend son envol dans l'apprentissage de la capacité d'être seul en y trouvant progressivement la sécurité intérieure. Les transformations contemporaines font oublier la vitalité de l'ennui au point que les parents ont du mal à freiner les exigences de l'enfant pour au contraire répondre à tous ses désirs, voire même les anticiper par crainte de le voir manquer et de le décevoir. Suivant le fil du développement de l'enfant et de l'adolescent, ce texte fonde la nécessité de la position parentale et éducative pour soutenir l'ennui à l'articulation du bonheur d'être soi et d'être au monde.
Ce livre a pour objet de traiter de la place de l'émotion en thérapie. Boris Cyrulnik et Mony Elkaïm rendent compte d'un colloque organisé par Michel Maestre et l'institut Psycom, ayant rassemblé plus de 3 000 personnes. Les participations d'Edith Goldbeter, Martine Nisse, Jacques Pluymaekers et Romano Scandariato font le lien entre, d'une part, les concepts de résonance et de résilience et, d'autre part, les pratiques de ces cliniciens hors du commun. Le thérapeute doit-il neutraliser ses émotions et travailler avec le transfert et le contre-transfert, comme certains courants psychanalytiques peuvent le préconiser, ou, comme le propose la cybernétique, accepter les émotions et les utiliser en séance ? Abordée sous l'angle systémique, cette question est développée par chacun des auteurs selon la spécificité de leurs approches cliniques.
Pour se construire l?enfant a besoin de tester, de s?opposer, de désobéir? Autant d?occasions d?apprentissage accompagnées par l?adulte. Mais dans un contexte où les troubles de comportement de l?enfant sont un sujet d?actualité, l?auteur pointe les risques des réponses normatives. Partant d?une description clinique et des classifications actuelles de ces troubles, émergent deux conceptions en vigueur radicalement différentes quant à leurs perspectives thérapeutiques et dès lors à la réponse sociale qu?elles sous-tendent. Pour cet expert, l?hyperactivité témoigne d?une souffrance psychique de l?enfant à laquelle il convient d?apporter une réponse thérapeutique chaque fois adaptée. L?auteur reprend, phase par phase, le développement de l?enfant. De cet itinéraire, il en dégage des éléments de compréhension du symptôme de l?hyperactivité. À cet égard, il interroge aussi, au travers de la télévision, les modifications des conditions du développement de l?enfant.