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Au commencement étaient les dieux
Bottéro Jean
PLURIEL
9,55 €
Épuisé
EAN :9782818503287
Cet ouvrage, qui rassemble les textes que le grand historien a consacrés au monde mésopotamien, évoque autant la vie quotidienne à Babylone que la naissance d?une inquiétude religieuse. Avec les hommes et les femmes d'autrefois, et particulièrement avec les habitants de cette Mésopotamie qu'il a tant contribué à nous faire connaître, Jean Bottéro a un rapport direct, immédiat, une relation de voisin à voisin. Il décrit les prostituées de Babylone et la manière dont elles faisaient l'amour (assez bien, semble-t-il, mais avec une lacune qu'il tient à signaler), évoque les récits mythiques comme celui de Gilgamesh, fait revivre la rédaction de la stèle d'Hammourabi, et raconte comment on cuisinait, on jardinait, on commerçait, pourquoi on mélangeait le miel avec du sel, comment on fabriquait du vin dans un pays de bière. Il a suivi le chemin de Dieu, tracé lentement par les hommes, et il nous entraîne à ses côtés, de Sumer à Jérusalem, en passant par Ur et l'Égypte.
Entre Tigre et Euphrate, un pays de silence. Un pays d'argile et de roseaux. Rien, sinon d'étranges briques gravées de signes abstraits en forme de coins et de clous. Nous sommes en 1802, à l'aube d'une formidable aventure intellectuelle. Signes obscurs, indéchiffrés, les caractères cunéiformes vont révéler, en moins d'un demi-siècle, dans la transparence d'une écriture enfin percée à jour, la plus haute civilisation du Proche-Orient antique: la Mésopotamie. En 1843, tout se précipite: un diplomate français découvre à Khorsabad un palais assyrien. Ninive, puis Babylone, Assur, Warka, Nippur émergent des sables. L'archéologie confirme la philologie. Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève se font les chroniqueurs de la patiente découverte d'une civilisation qui précéda les hommes de la Bible et marqua la naissance de l'Histoire.
Réservées d'abord aux professionnels - trop patients, circonspects et tenus par leur minutieux travail de sape pour les claironner à mesure -, les grandes découvertes de l'Histoire ont régulièrement besoin d'une longue maturation. Elles restent longtemps secrètes et se révèlent sans fracas. Il a fallu un siècle et demi de trouvailles, de génie, de fouilles et d'efforts, pour nous aviser que nous tenions bel et bien nos plus vieux papiers de famille, ceux de nos plus reculés parents identifiables en ligne ascendante directe. Ce sont les vénérables créateurs et porteurs de l'antique et brillante civilisation de Mésopotamie, née au tournant du IVe au IIIe millénaire, morte pas loin avant notre ère, et dont il nous reste un gigantesque butin archéologique et un demi-million de documents déchiffrables. Nos ancêtres les Mésopotamiens ont inventé l'écriture, et, grâce à elle, jeté un nouveau regard sur l'univers autour d'eux, mis au point une nouvelle manière de le penser, de l'analyser, de l'ordonner, comme ne l'aurait jamais permis la simple tradition orale - les propres linéaments de ce qui, repris, approfondi et systématisé par les Grecs, est devenu notre rationalité, la véritable armature de notre Science. A la recherche des dernières raisons d'être de cet univers et de l'ultime sens de notre existence d'hommes, ils ont édifié toute une somptueuse et savante mythologie, qui annonce déjà, sur plus d'un point, ce dont Israël, inventeur du monothéisme, composera sa "théologie", laquelle est encore la nôtre, même quand nous cherchons à nous en débarrasser. Ils sont au propre berceau de notre Occident et de sa civilisation, qui, pour l'heure, a presque entièrement conquis le monde. Après Naissance de Dieu, qui étudiait les origines d'un des traits les plus marquants et singuliers de cette civilisation, Jean Bottéro a voulu remonter plus haut, dans la même ligne, jusqu'à l'extrême horizon de l'Histoire - qui commence, en effet, à Sumer, puisque l'écriture et le document y sont nés -, et, dans l'énorme trésor des tablettes cunéiformes, jusqu'ici inventoriées par les seuls gens de métier comme lui, découvrir d'autres balbutiements plus archaïques de notre propre philosophie.
Réservées d'abord aux professionnels - trop patients, circonspects et tenus par leur minutieux travail de sape pour les claironner à mesure -, les grandes découvertes de l'Histoire ont régulièrement besoin d'une longue maturation. Elles restent longtemps secrètes et se révèlent sans fracas. Il a fallu un siècle et demi de trouvailles, de génie, de fouilles et d'efforts, pour nous aviser que nous tenions bel et bien nos plus vieux papiers de famille, ceux de nos plus reculés parents identifiables en ligne ascendante directe. Ce sont les vénérables créateurs et porteurs de l'antique et brillante civilisation de Mésopotamie, née au tournant du IVe au IIIe millénaire, morte pas loin avant notre ère, et dont il nous reste un gigantesque butin archéologique et un demi-million de documents déchiffrables. Nos ancêtres les Mésopotamiens ont inventé l'écriture, et, grâce à elle, jeté un nouveau regard sur l'univers autour d'eux, mis au point une nouvelle manière de le penser, de l'analyser, de l'ordonner, comme ne l'aurait jamais permis la simple tradition orale - les propres linéaments de ce qui, repris, approfondi et systématisé par les Grecs, est devenu notre rationalité, la véritable armature de notre Science. A la recherche des dernières raisons d'être de cet univers et de l'ultime sens de notre existence d'hommes, ils ont édifié toute une somptueuse et savante mythologie, qui annonce déjà, sur plus d'un point, ce dont Israël, inventeur du monothéisme, composera sa "théologie", laquelle est encore la nôtre, même quand nous cherchons à nous en débarrasser. Ils sont au propre berceau de notre Occident et de sa civilisation, qui, pour l'heure, a presque entièrement conquis le monde. Après Naissance de Dieu, qui étudiait les origines d'un des traits les plus marquants et singuliers de cette civilisation, Jean Bottéro a voulu remonter plus haut, dans la même ligne, jusqu'à l'extrême horizon de l'Histoire - qui commence, en effet, à Sumer, puisque l'écriture et le document y sont nés -, et, dans l'énorme trésor des tablettes cunéiformes, jusqu'ici inventoriées par les seuls gens de métier comme lui, découvrir d'autres balbutiements plus archaïques de notre propre philosophie.
Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. A l'occasion de la prestigieuse saga diffusée par Canal +, voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces .personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
Ils étaient quatre-vingts et avaient à peine trente ans lors de l?arrivée d?Adolf Hitler au pouvoir. Leurs études universitaires destinaient ces juristes, économistes, linguistes, philosophes ou historiens à de belles carrières. Ils ont choisi de s?engager au sein des organes de répression du Troisième Reich. Ils ont théorisé et planifié l?élimination de vingt millions d?individus de race prétendument « inférieure ». Ils ont organisé et assisté à l?extermination d?un million d?entre eux.Au long d?une enquête éprouvante dans les archives du SD et de la SS, Christian Ingrao retrace le destin de ces enfants de la Grande Guerre, s?intéresse à leurs réseaux ? militants, universitaires ou amicaux ?, étudie leurs manières d?envisager la guerre et le « Monde d?ennemis » qui, selon eux, les menace. Apparaissent alors les mécanismes de l?engagement, dans le nazisme puis dans le meurtre de masse. Grâce à cette étude pionnière, on comprend comment ces hommes ont fait pour croire et pour détruire.Car l?histoire du nazisme est aussi tissée d?expériences personnelles, de ferveur et d?angoisse, d?utopie et de cruauté.