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Open Design. Fabrication numérique et mouvement maker
Bosqué Camille ; Thély Nicolas
B42
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490077588
Les années 2000 ont été marquées le développement du mouvement maker (résultat de la convergence entre la culture numérique de l'open source et des savoir-faire artisanaux), du do it yourself et de la fabrication numérique à l'échelle individuelle, remettant en cause la frontière entre experts et citoyens ordinaires. En bousculant les codes traditionnels du travail, de la production et de l'esprit d'entreprise, le bourgeonnement de pratiques créatives collectives au sein de communautés d'amateurs (notamment par le biais des FabLabs) a entrainé une métamorphose du capitalisme industriel tel qu'il prévalait jusqu'alors. Les activités de création et de fabrication numérique entendues comme les expressions les plus avancées de nouvelles logiques de production ont engendré des schémas de travail qui ont redessiné peu à peu les contours d'une production revendiquée comme appartenant au courant de l'open design, plus "ouverte" , libre ou décentralisée. Plus qu'un état des lieux, l'enquête conduite par Camille Bosqué revient sur des objets ou projets emblématiques du mouvement maker qui ont contribué à renforcer l'importance de l'open design dans le développement de produits concrets, de machines et de systèmes spécifiques au moyen d'informations partagées par tous. Dès lors, ce livre propose d'envisager le design non pas comme une technique ou un métier au service de la rentabilité et de la production de l'industrie classique, mais davantage comme une manière de faire plus exploratoire, qui prend forme dans les marges et se situe historiquement au coeur de multiples contradictions et débats.
Accueil, accompagnement, altérité... à ces leitmotive du travail social, que peut bien ajouter la philosophie ? Sur les pratiques du travail social, qu'est-ce que la philosophie aurait à dire ? Mais poser ainsi la question, en renvoyant le travail social à une pure pratique, et la philosophie aux nuées de la théorie, n'est-ce pas mal la poser ? Le travail social, qui ne se résout pas à n'être qu'opérateur de dispositifs, a toujours placé la réflexivité au coeur de ses pratiques. La philosophie, qui n'admet pas qu'on la cantonne aux cénacles académiques, a toujours eu à coeur de se préoccuper des situations vécues. Le travail social vit des questionnements ; la philosophie est l'art de les garder vivants. Ces deux-là étaient donc voués à croiser leurs chemins. En réalité, les points d'intersection sont multiples. Aussi était-ce l'intention de cet ouvrage de rendre compte des diverses manières dont le croisement s'opère, entre philosophie et travail social, réflexion et pratique. Chacun(e) à sa manière, ses textes témoignent d'un même souci de penser, à due hauteur, le dialogue entre philosophie et travail social, et par là-même, d'en ouvrir la possibilité. Car la rencontre, pour être féconde, est toujours à refaire, comme pour la première fois.
Menichinelli Massimo ; Bosqué Camille ; Troxler Pe
Cet ouvrage présente les ateliers de fabrication numérique à taille humaine, ce qui peut y être produit et les outils qu'ils mettent à disposition. Ce panorama est illustré par la présentation de 25 projets issus de ces centres de création.
Frédéric Bosqué nous dévoile dans ce livre les cinq clés fondamentales pour déconstruire, reconstruire et remettre la monnaie au service du bien commun et des libertés individuelles.
Résumé : Depuis Platon, les philosophes s'interrogent sur la meilleure manière de diriger les activités humaines, et cherchent à définir la "vertu" de celui qui exerce l'art de gouverner. Recherche d'un "bien" transcendant, et conséquentialisme immanent, se disputent le terrain. A ces diverses attentes (dont nous aurons à détailler les objets), le directeur est, a priori, en situation de répondre. N'est-il pas le "responsable ? " Il peut ne pas répondre du tout. Il peut répondre" à côté" . Il peut faire attendre, c'est-à-dire faire durer l'attente. Toutefois, comme on le verra, il ne s'agit jamais simplement de répondre, ou de ne pas répondre, à ce qui est attendu du directeur ; il ne s'agit pas de "donner" ou ne pas donner cette chose qui est attendue. Plus profondément, nous espérons montrer qu'il y va d'un jeu entre des attentes, exprimées plus ou moins intensément, et des réponses plus ou moins satisfaisantes. En musique, l'accord de quinte attend, irrésistiblement, la résolution sur la fondamentale. Il y a, dans l'attente, de la tension. La direction d'établissement de soin, dans le champ hospitalier, du "care" est, toujours et partout, "attendue au tournant" .
S'appuyant sur le postulat de Ju ? rgen Habermas selon lequel la modernité est un "projet inachevé" , Robin Kinross situe les débuts d'une véritable pratique moderne de la typographie aux alentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, du premier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi en France. Il livre ici une histoire de la typographie moderne envisagée dans un sens large, bien au-delà du modernisme formel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, en Europe ou aux Etats-Unis, ont su articuler savoir et pratique - à l'instar des réformateurs anglais ou des membres de la nouvelle typographie. En prenant en compte les avancées techniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent, Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux, politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique. L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux : récit vivant et critique des développements de la typographie au cours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs, rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pour d'autres investigations.
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.