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L'art de diriger contre toutes attente. Essai sur le management en secteur social et médico-social
Bosqué Clément
CHAMP SOCIAL
15,00 €
Épuisé
EAN :9791034607709
Depuis Platon, les philosophes s'interrogent sur la meilleure manière de diriger les activités humaines, et cherchent à définir la "vertu" de celui qui exerce l'art de gouverner. Recherche d'un "bien" transcendant, et conséquentialisme immanent, se disputent le terrain. A ces diverses attentes (dont nous aurons à détailler les objets), le directeur est, a priori, en situation de répondre. N'est-il pas le "responsable ? " Il peut ne pas répondre du tout. Il peut répondre" à côté" . Il peut faire attendre, c'est-à-dire faire durer l'attente. Toutefois, comme on le verra, il ne s'agit jamais simplement de répondre, ou de ne pas répondre, à ce qui est attendu du directeur ; il ne s'agit pas de "donner" ou ne pas donner cette chose qui est attendue. Plus profondément, nous espérons montrer qu'il y va d'un jeu entre des attentes, exprimées plus ou moins intensément, et des réponses plus ou moins satisfaisantes. En musique, l'accord de quinte attend, irrésistiblement, la résolution sur la fondamentale. Il y a, dans l'attente, de la tension. La direction d'établissement de soin, dans le champ hospitalier, du "care" est, toujours et partout, "attendue au tournant" .
Résumé : "Je publie des poèmes depuis quarante ans. Ils correspondent à un besoin que, loin des métaphysiques, je dois qualifier de corporel. Les sens, les nerfs et l'illusion de me libérer de ma peau y participent. Je les nourris de concepts ou d'images, d'idées transmissibles ou de rapports qui demeurent, même pour moi, des énigmes. S'ils suivent un élan, ils naissent aussi d'une volonté à combattre la volonté : on aime s'investir d'un pouvoir extérieur à soi. Je discerne dans cette longue pratique deux sollicitations, ou complémentaires ou contradictoires. L'isolement et l'orgueil exigent du poète une écriture sans compromis : tout y est réinvention, du mot à l'économie de l'espace, en passant par le rythme inouï et la désobéissance souveraine. Le poème devient une forme de l'absolu, proféré mais secret. Je m'y recrée et espère vous y recréer, par une contagion dont je suis le maître et la victime. Je m'y donne ; je vous y prends. Quelquefois, à cette ascèse je préfère un chant qui en rappelle d'autres. Je ne bannis pas la rime qui me rapproche des hommes, sans avoir à les malmener. Alors, une solidarité séculaire me console de tout ce qui dans mon anatomie - j'y tiens - m'apparaît comme fragile. Le bouvreuil emprunte les ailes du passereau pour mieux organiser, non plus son vol, mais le leur, soudain double. La rime me porte et me confère une étrange liberté", Alain Bosquet, juin 1983.
Les années 2000 ont été marquées le développement du mouvement maker (résultat de la convergence entre la culture numérique de l'open source et des savoir-faire artisanaux), du do it yourself et de la fabrication numérique à l'échelle individuelle, remettant en cause la frontière entre experts et citoyens ordinaires. En bousculant les codes traditionnels du travail, de la production et de l'esprit d'entreprise, le bourgeonnement de pratiques créatives collectives au sein de communautés d'amateurs (notamment par le biais des FabLabs) a entrainé une métamorphose du capitalisme industriel tel qu'il prévalait jusqu'alors. Les activités de création et de fabrication numérique entendues comme les expressions les plus avancées de nouvelles logiques de production ont engendré des schémas de travail qui ont redessiné peu à peu les contours d'une production revendiquée comme appartenant au courant de l'open design, plus "ouverte" , libre ou décentralisée. Plus qu'un état des lieux, l'enquête conduite par Camille Bosqué revient sur des objets ou projets emblématiques du mouvement maker qui ont contribué à renforcer l'importance de l'open design dans le développement de produits concrets, de machines et de systèmes spécifiques au moyen d'informations partagées par tous. Dès lors, ce livre propose d'envisager le design non pas comme une technique ou un métier au service de la rentabilité et de la production de l'industrie classique, mais davantage comme une manière de faire plus exploratoire, qui prend forme dans les marges et se situe historiquement au coeur de multiples contradictions et débats.
Souvent seul, bombardé d'injonctions contradictoires, le directeur doit tenir le siège. Ni manuel d'éthique ni de management, cet ouvrage se veut plutôt un vade-mecum philosophique et littéraire pour penser et survivre à la fonction de direction. Comprendre, dire, faire (et ne pas faire) : trois chemins pour cerner au plus près l'expérience existentielle de celle ou celui qui occupe cette place singulière, convoitée, honnie, et dont aujourd'hui on ne sait plus s'il faut en attendre tout, ou rien. A contre-courant de nombreux discours lénifiants, le petit traité que voici propose une réflexion stoïque pour plier sans rompre, faire face avec lucidité, et naviguer par gros temps.
Frédéric Bosqué nous dévoile dans ce livre les cinq clés fondamentales pour déconstruire, reconstruire et remettre la monnaie au service du bien commun et des libertés individuelles.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.