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Ici, ce n'est pas un endroit pour mourir
Boronat Albert ; Cousin Marion
ACTUALITES EDIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9791094225523
Ici, ce n'est pas un endroit pour mourir s'ouvre sur la découverte d'un cadavre, celui d'un chien par un jeune garçon, le narrateur. Cette collision psychique est prise en charge par la composition même de la pièce qui se déplie jusqu'à nous faire découvrir une famille empêtrée dans son drame, sa douleur, sa honte, son silence. Une famille qui a cru devoir travestir le décès de son fils par un voyage lointain, le transformer en secret. Une famille qui vit sur un cadavre et dont les relations s'intriquent dans la douleur du souvenir. La disparition d'un fils dans un petit village et le secret qu'elle produit et abrite à la fois sont l'échafaudage du texte. Il est nécessaire de le franchir pour y découvrir la difficulté que tout un chacun vit pour s'entendre avec autrui, l'impossible relation apaisée avec le monde, le mutisme victorieux. Ce n'est pas un texte sur le dévoilement du secret, mais sur les rumeurs du village, en son sein, la difficulté de prendre soin des siens. L'échec est au centre de tout, du monde et de soi. Tout est constat d'échec. Boronat écrit ce dernier, mais il ne lui attribue aucune résolution hormis des échos poétiques qui permettent au futur public et lectorat de voir l'impossible articulation des mondes qui nous constituent, autant socialement qu'au-dedans de nous-mêmes.
De la métropole à Mayotte relate le parcours d'une professeur de français des Arcs à Mayotte. Il évoque les joies et les succès pédagogiques, mais aussi les épreuves partagées avec ses élèves au fil des ans. La souffrance et la violence de ces expériences résonnent en Françoise Boronat Marchand, qui doit pourtant faire face à la difficulté de ne pas se laisser submerger par l'émotion.
Dramaturge, Valérie Boronad codirige une compagnie de théâtre professionnelle. Diplômée de l'ESSEC et agrégée, elle est également professeur dans l'enseignement supérieur. Avec sa famille, elle partage son temps entre la région parisienne et la presqu'île de Giens. Elle nous livre ici son premier roman.
Si le terme de " loisir " n'a pas de sens au Moyen Age, il existe S néanmoins un temps concédé sur le travail, consacré au repos, à l'oubli et aux plaisirs nécessaires à l'équilibre de tout homme. L'objet de ce livre est le temps du non-travail et du non-spirituel, en découvrant les établissements qui font du plaisir un commerce, à travers les archives dijonnaises, en particulier grâce à la richesse des comptes rendus de la justice communale. Dans le Dijon du XVe siècle, hôtelleries, tavernes, étuves et lieux de prostitution se multiplient et constituent un élément important de l'économie de la cité. Les autorités doivent légiférer sur ces établissements et établir les limites et les libertés accordées à la population festive. Ivresse, bombance, jeux et prostitution : ces divertissements, avec leurs règles et leurs contraintes sociales, révèlent les moeurs des Dijonnais et tiennent un rôle essentiel dans la cohésion sociale de la ville.
Résumé : Pour sauver sa famille menacée par la junte militaire en Argentine, Luis s'engage dans la guérilla. C'est le prix à payer pour faire passer en Europe sa femme, Ana, et leur bébé. Exilée, Ana trouve refuge en France dans un hôtel tenu par un vieil Argentin. L'enfant y grandit à l'ombre de l'amour fou qui unissait ses parents, et dans le mythe de ce père héroïque dont il réinvente perpétuellement l'histoire pour combler l'absence. Des années plus tard, à la mort d'Ana, il revient dans cet hôtel où il écrit peu à peu son roman des origines pour s'affranchir du poids du passé. Empreint d'une poésie envoûtante, ce roman choral entre ciel et enfer nous emporte dans une traversée où le temps et l'espace cèdent à la volonté des amants de se rejoindre par-delà la vie et la mort. Interrogeant les frontières de l'invisible, Los Demonios est une bouleversante histoire d'amour qui évoque la mémoire, les tumultes et les crimes de notre temps.
Ushuaia. Située aux confins du monde, la ville d'Ushuaia abrite en son sein Mateo, reclus et isolé au coeur de ce paysage de glace. Il convoque une jeune femme pour s'occuper des tâches quotidiennes. Introduite dans l'univers de cet homme étrange et mystérieux, Nina tente de retrouver les traces du passé nazi de Mateo, afin de venger l'histoire. Mais sous un voile de vérité, toute certitude n'est pas inaliénable, et l'Histoire cache plus qu'elle ne dévoile. La véritable identité de Mateo se dessine au fil des scènes au sein des décombres d'un triangle amoureux, tissé par des voix réelles et fantasmagoriques, fantômes du passé. La recherche historique devient un palimpseste où la mémoire, à travers les limbes du temps, fait ressurgir l'horreur mêlé à l'universalité du sentiment amoureux. Entre mensonge et vérité, le texte devient le porte-parole de voix disparues, notamment celle de Róza Eskenázi, chanteuse juive séraphade et figure active de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais l'amour n'est-il pas rédempteur comme dans La vie est un songe, le texte phare du grand Siècle d'or espagnol, dans lequel réel et fiction font de la langue le moteur central de la vie ?
Un train express avance dans la nuit, sans provenance ni destination, au coeur d'un espace-temps trouble. En son bord déambulent ses passagers, se rencontrant au gré d'actions hasardeuses. Alors qu'éclosent des conversations a priori banales, des événements inhabituels semblent se tramer, laissant planer un sentiment d'incertitude entre les personnages. Dissemblables et étrangers les uns aux autres, leur destin s'avère pourtant lié à un apparent complot, dont les fils se nouent et se dénouent au coeur d'une faille spatio-temporelle. Des questions sans réponses surgissent, à l'instar du mystère qui les entoure. Scène après scène, se dresse le portrait d'une humanité en marche, progressant sur le chemin de sa vie, à l'image du train filant vers sa destinée. Matérialisée par la pérégrination des personnages, l'existence apparaît comme morcelée par ses différentes étapes, dans un mécanisme subtil de circularité. Ecrit en 2009, ce texte met en jeu des personnages qui vivent dans une réalité sans cesse à reconstruire. Chaque scène devient l'occasion d'un échange aux apparences triviales et absurdes, mais pour autant, l'incertitude inhérente au récit se retrouve confrontée à la menace d'un danger imminent et ancré dans le réel.
Le snorkel est un sport, à ce qu'on dit. Dans ce récit pour la scène, les personnages semblent revenir d'une fête lointaine et aquatique qui n'est que souvenir. Des voix, multiples et en écho, tentent, à l'instar des femmes et des hommes d'aujourd'hui, de sortir la tête de l'eau, d'autant plus que leur regard est rivé sur la beauté des fonds marins. Parole et corps devraient, par la performance à venir, trouver un équilibre, grâce à la parfaite composition dramaturgique du texte. L'observation, sous forme kaléidoscopique, d'un paysage lacustre, d'un campement de touristes, d'un monastère où la modernité va se reposer, donne à voir une ascension où toutes et tous se cassent la figure, avec humour et réalisme. Les personnages ne sont pas toujours humains, n'ont pas toujours un nom, et ne partagent pas toujours le même temps, mais ils ont en commun la conscience de naviguer à la dérive en essayant de comprendre un monde que Snorkel compose dans voyage vertical, de la profonde obscurité d'un lac jusqu'à la première colonie humaine sur Mars.