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Catherine de Médicis
Borello Céline
PUF
14,00 €
Épuisé
EAN :9782130818892
Issue de la puissante et célèbre famille de banquiers florentins, Catherine de Médicis entre dans la maison des Valois par son mariage avec Henri de France, fils de François Ier. Son veuvage en 1559 la lie jusqu'à sa mort, en 1589, aux événements les plus marquants de l'histoire du royaume. Reine de France, régente et mère de monarques, la place qu'elle occupe sur l'échiquier politique du royaume est inédite. Dans ces temps particulièrement troublés, alors que les guerres de Religion secouent la France, Catherine de Médicis tente une politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Elle est aussi l'une des plus grandes mécènes de son temps. Et pourtant, elle attire de nombreuses haines. Les romanciers ont contribué à la discréditer et les historiens ne l'ont guère mieux présentée, à l'instar de Michelet qui la nomme « l'immonde Jézabel » dans son Histoire de France. La vie de Catherine de Médicis, riche tant d'un point de vue politique que culturel, a alimenté nombre de rumeurs et de fantasmes, créant ainsi une véritable « légende noire ». La biographie que lui consacre Céline Borello rétablit une vérité historique bien plus complexe et nuancée.Table des matières : Introduction ........................... 9 I. - Une fille de banquier italien devient dauphine de France ......................... 15 ENFANCE MOUVEMENTÉE ET PREMIERS APPRENTISSAGES .. 16 MARIAGE PRINCIER ET PREMIÈRES ANNÉES À LA COUR DE FRANCE ............................... 32 LA DAUPHINE DE FRANCE ..................... 41 II. - Une femme de pouvoir .............. 55 L'APPRENTISSAGE SYMBOLIQUE DU POUVOIR SOUS LE RÈGNE D'HENRI II ............................. 56 LA MORT DU ROI ET L'ENTRÉE EN SCÈNE PROGRESSIVE DE CATHERINE DE MÉDICIS ..................... 72 CATHERINE DE MÉDICIS FACE AUX GUERRES DE RELIGION ..... 89 III. - Une femme de la Renaissance ........ 105 PATRONAGE ET MÉCÉNAT ACTIFS ................. 106 LES JARDINS ET LES FÊTES OU L'ART D'ÉBLOUIR ........ 119 UNE REINE CULTIVÉE ET ATTENTIVE À L'ÉDUCATION DE SES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 IV. - Mort et postérité d'une figure au destin hors du commun . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 LA MORT, UNE COMPAGNE À APPRIVOISER... ET À AFFRONTER 146 RUMEURS ET «LÉGENDE NOIRE» . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 CATHERINE: UNE IMAGE, UNE FIGURE HISTORIQUE . . . . . . 182 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 Chronologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Bibliographie sélective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
Biographie de l'auteur Homme d'écriture et de discours, tant religieux que politiques, épris d'histoire et de journalisme, Rabaut Saint-Etienne mérite d'être lu et étudié non seulement comme un acteur de l'histoire réformée, mais aussi comme un homme de Lettres dans la France des Lumières. Céline Borello est maître de conférences en histoire moderne à l'université de Haute-Alsace et membre du Centre de Recherche sur les Economies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (EA 3436). Après une thèse portant sur la communauté réformée provençale (Les protestants de Provence au XVIIe siècle, H Champion, 2004), ses travaux s'orientent vers l'étude des rapports interchrétiens au XVIIIe siècle ainsi que sur l'analyse des discours théologiques et politiques réformés de la fin de l'Ancien Régime et de la période révolutionnaire.
Cet ouvrage propose des articles sur la question d'histoire moderne au programme l'agrégation externe d'histoire 2023 : Communautés et mobilités en Méditerranée de la fin du XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle. Les lecteurs, étudiants, enseignants et grand public pourront découvrir les contributions des spécialistes du sujet. L'ouvrage indispensable pour la préparation de l'agrégation mais aussi un ouvrage de référence. Textes réunis par Joëlle Alazard, Céline Borello, Camille Desenclos, Fabien Salesse.
Pour la noblesse protestante française, comme pour tous les huguenots, le XVIIe siècle demeure une période contrastée : légitimée par l'édit de Nantes en 1598, leur communauté reste soumise à des tensions engendrées par la reprise des guerres civiles dans les années 1620 et par l'intolérance que le pouvoir royal et l'Eglise catholique réactivent à maintes reprises jusqu'à la révocation de 1685. Comment les nobles huguenots ont-ils vécu ces décennies de légitimation puis de perte progressive de leurs libertés religieuses, militaires et civiles ? Jusqu'à quel point ont-ils pu s'adapter, soit pour continuer à faire carrière, soit pour vivre tout simplement en paix ? Pourquoi certains ont-ils décidé de résister à l'administration, voire de se révolter alors que d'autres ont préféré suivre leur roi ? L'ouvrage interroge l'identité religieuse des nobles et leur politisation. Il offre un panorama pluriel des noblesses protestantes, structuré par trois thématiques : le service du roi, la défense de la foi et le déclin du "parti huguenot" .
Identité nationale, citoyenneté, appartenance, exclusion, exil... tant de mots largement utilisés aujourd'hui dans les discours, médiatique et politique, et qui demeurent parfois peu contextualisés. Pourtant leurs rapports au temps et à l'espace restent déterminants pour les comprendre pleinement. L'ouvrage croise ainsi les questions des identités, fréquemment plurielles, et des appartenances, parfois multiples. L'enquête se fonde sur une approche diachronique et pluridisciplinaire, afin de dégager les éléments saillants d'une histoire, sensible et souvent délicate à appréhender, de ces notions du quotidien. Ce livre se veut être une réflexion problématisée, et non seulement descriptive, de différentes formes d'appartenance - religieuse, étatique, sociale... -, et de divers statuts identitaires - individuels ou collectifs.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Une biographie incontournable qui contribue à révéler la profonde singularité du règne de Charles Quint. On découvre enfin l'homme derrière le roi au destin exceptionnel. Par les hasards dynastiques, Charles Quint (1500-1558) régna sur les Pays-Bas, une bonne partie de l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et une demi-douzaine de royaumes, principautés et duchés. Jamais souverain ne disposa en Europe d'une telle puissance territoriale. Affichant son ambition de créer un empire universel et pacifié, il lutte contre les coups de boutoir du monde ottoman, fait face aux guerres que lui livrent les Français et tente de s'opposer à la rupture religieuse de Martin Luther.
Orgies, népotisme, concussions, meurtres politiques ou privés, licence sexuelle et incestes, il n'est pas un scandale qui n'ait pas été associé au nom des Borgia. Entretenue et grossie par les calomnies de leurs ennemis politiques, une légende noire s'est créée autour du pape Alexandre VI et de ses enfants, César et Lucrèce Borgia. C'est oublier que toute l'Italie fut elle-même gangrenée par la décadence des moeurs. Historien et romancier hors pair, Marcel Brion s'est attaché à replacer l'histoire de cette famille dans son siècle, et faire ainsi la part du mélodrame et de la vérité historique.
Résumé : Le 18 août 1572, Paris célèbre avec faste le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri de Navarre, événement qui doit sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Six jours plus tard, les chefs huguenots sont exécutés sur ordre du Conseil royal. Puis des bandes catholiques massacrent par milliers "ceux de la religion" - hommes, femmes, vieillards, nourrissons... Comment est-on passé de la concorde retrouvée à une telle explosion de violence ? Comment une "exécution préventive" de quelques capitaines a-t-elle pu dégénérer en carnage généralisé ? Quel rôle ont joué le roi, la reine mère, les Guises, le très catholique roi d'Espagne ? De ces vieilles énigmes, Arlette Jouanna propose une nouvelle lecture. La Saint-Barthélemy n'est l'oeuvre ni des supposées machinations de Catherine de Médicis, ni d'un complot espagnol et encore moins d'une volonté royale d'éradiquer la religion réformée. Charles IX, estimant sa souveraineté en péril, répond à une situation d'exception par une justice d'exception. Mais en se résignant à ce remède extrême, il installe, sans en faire la théorie, une logique de raison d'Etat. Cette tragédie, vécue comme une rupture inouïe, suscite une réflexion foisonnante sur les fondements du pouvoir, les limites de l'autorité, la légitimité de la désobéissance ; sur le danger aussi que font courir les divisions religieuses aux traditions du royaume. Mais cet effort de restauration politique va se heurter à la sur-sacralisation du roi, qui ouvre la voie à l'absolutisme des Bourbons.
Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir: elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. "Le seul homme de la famille", a-t-on dit d'elle. On ajoutera: "Une femme qui fut un roi."