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L'humain, peut-on y croire encore ?
Sebbah François-David ; Bordet Régis
PU SEPTENTRION
5,00 €
Épuisé
EAN :9782757444078
Face au développement de la technique et à l'approfondissement de la crise écologique, l'homme se trouve désormais mis en accusation. Il est ainsi tenu pour responsable des grands maux de l'époque contemporaine, coupable même d'avoir contribué aux processus de domination qui conduisent désormais à envisager sa propre disparition. Cette fin annoncée de l'homme est-elle pourtant une invitation à en finir avec lui, à dénoncer la place qu'il occupe et les actions qu'il mène dans le monde ? Répondre à cette question revient à interroger ce qui fait l'humanité de l'homme et ce qui peut, aujourd'hui encore, nous donner des raisons de croire en sa valeur et en son avenir. Cet ouvrage propose ainsi une exploration originale du sens de l'humain qui, loin de s'en tenir à l'opposition entre humanisme et anti-humanisme, s'attache plutôt à clarifier le rapport que l'homme entretient avec les vivants qui l'entourent et qui lui rappellent sans cesse la valeur et la puissance de la vie, en lui et hors de lui.
Deux auteurs de sensibilité différente dépeignent la situation actuelle de la phénoménologie dans une série de chapitres, commis par l'un ou l'autre, qui entre en "dialogue". La phénoménologie est, d'abord, saisie vie le legs des pères fondateurs (Husseri et Heidegger) puis par les "passages à la limite" dus à une certaine filiation française (Derrida, Henry, Lévinas, Marion). Ensuite, les auteurs s'intéressent aux croisements de la phénoménologie avec les sciences, soit qu'elle entre dans des transactions risquées avec les sciences cognitives, soit qu'elle donne son langage à la méditation du fondement des mathématiques. Poursuivent en mesurant l'avenir possible de la phénoménologie soit dans le cadre d'un nouveau programme de réflexion de la culture, soit comme "phénoménologie d'écrivain" qui endosse le plus philosophique de "l'attitude philosophique", interrogeant les questions défiant tout traitement positif. Le livre clos par une brève "rétrospective duelle", chaque auteur y propose son propre bilan.
Dans Ses vies d'Afrique, l'auteur s'essaie à faire parler l'enfant en lui. Ces petits récits d'enfance, ces éclats de mémoire, essentiellement des petits portraits hybridant souvenirs et imagination, sont l'occasion d'attester quelque chose d'une filiation juive d'Afrique du Nord. Une manière peut-être de restituer cette Algérie dont il semblait à l'auteur dans son enfance qu'elle était à son père comme un membre fantôme. Le livre ne dissimule rien du rapport entre l'écriture de ces "vies d'Afrique" et le travail philosophique comme tel, entre le fil autobiographique et celui de la pensée. Professeur de Philosophie morale contemporaine à l'université Paris-Nanterre, François-David Sebbah est notamment spécialiste de la pensée d'Emmanuel Levinas, de Jacques Derrida et de Jean-François Lyotard. Il a écrit de nombreux ouvrages portant sur la phénoménologie française et ses prolongements dans les domaines de la technique et des sciences cognitives. Sa réflexion s'est plus particulièrement portée, dans ses derniers textes, sur l'éthique, l'expérience et l'écriture de la survie. Dans ses livres comme dans son enseignement, il s'est ainsi montré attentif à construire des ponts entre les disciplines, les champs de recherche et les modes d'écriture. Derniers ouvrages parus : L'éthique du survivant (Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2018) ; Survies. Quelques tentatives (Editions d'écarts, 2021).
Dans Le Pays lointain, pièce de Jean-Luc Lagarce à laquelle ce volume est entièrement consacré, le pays natal, lieu de l'enfance et de la famille, est devenu lointain: le retour au pays marque la rupture avec le familier, et la difficulté à apprivoiser ce qui pourtant avait pu être si proche. C'est cette distance que les études ici réunies cherchent à questionner, à redoubler presque: leurs auteurs n'ont aucune proximité initiale ni avec l'?uvre ni avec l'écrivain. L'écart entre ces "regards lointains" et la pièce est mis en jeu de façon multiple: se croisent des approches philosophiques, des interrogations éthiques et des analyses de la forme, ou de la dynamique de cette écriture théâtrale.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.