Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ses vies d'Afrique
Sebbah François-David
MANUCIUS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782845788305
Dans Ses vies d'Afrique, l'auteur s'essaie à faire parler l'enfant en lui. Ces petits récits d'enfance, ces éclats de mémoire, essentiellement des petits portraits hybridant souvenirs et imagination, sont l'occasion d'attester quelque chose d'une filiation juive d'Afrique du Nord. Une manière peut-être de restituer cette Algérie dont il semblait à l'auteur dans son enfance qu'elle était à son père comme un membre fantôme. Le livre ne dissimule rien du rapport entre l'écriture de ces "vies d'Afrique" et le travail philosophique comme tel, entre le fil autobiographique et celui de la pensée. Professeur de Philosophie morale contemporaine à l'université Paris-Nanterre, François-David Sebbah est notamment spécialiste de la pensée d'Emmanuel Levinas, de Jacques Derrida et de Jean-François Lyotard. Il a écrit de nombreux ouvrages portant sur la phénoménologie française et ses prolongements dans les domaines de la technique et des sciences cognitives. Sa réflexion s'est plus particulièrement portée, dans ses derniers textes, sur l'éthique, l'expérience et l'écriture de la survie. Dans ses livres comme dans son enseignement, il s'est ainsi montré attentif à construire des ponts entre les disciplines, les champs de recherche et les modes d'écriture. Derniers ouvrages parus : L'éthique du survivant (Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2018) ; Survies. Quelques tentatives (Editions d'écarts, 2021).
Deux auteurs de sensibilité différente dépeignent la situation actuelle de la phénoménologie dans une série de chapitres, commis par l'un ou l'autre, qui entre en "dialogue". La phénoménologie est, d'abord, saisie vie le legs des pères fondateurs (Husseri et Heidegger) puis par les "passages à la limite" dus à une certaine filiation française (Derrida, Henry, Lévinas, Marion). Ensuite, les auteurs s'intéressent aux croisements de la phénoménologie avec les sciences, soit qu'elle entre dans des transactions risquées avec les sciences cognitives, soit qu'elle donne son langage à la méditation du fondement des mathématiques. Poursuivent en mesurant l'avenir possible de la phénoménologie soit dans le cadre d'un nouveau programme de réflexion de la culture, soit comme "phénoménologie d'écrivain" qui endosse le plus philosophique de "l'attitude philosophique", interrogeant les questions défiant tout traitement positif. Le livre clos par une brève "rétrospective duelle", chaque auteur y propose son propre bilan.
Résumé : Ce livre propose une trajectoire à la double signification. Il part à la recherche d'une philosophie aussi pessimiste qu'optimiste, pour nous qui survivons dans l'ombre portée de l'événement traumatique de la débâcle et déjà auprès de gouffres insoupçonnés, jusqu'ici inimaginables - exemplairement, dans la possibilité effective de la fin du monde, de notre monde, pour ainsi dire au sens littéral. Il propose une lecture de Levinas. Pour ce faire, il s'intéresse plus particulièrement à deux moments de l'oeuvre, disons, tout simplement et au risque d'une légère simplification, le début et la fin : de la débâcle traversée par le captif (les textes de la période de guerre - les Carnets de captivité, les romans inachevés, et De l'existence à l'existant ??) vers le survivant et son éthique impitoyable.
Dans Le Pays lointain, pièce de Jean-Luc Lagarce à laquelle ce volume est entièrement consacré, le pays natal, lieu de l'enfance et de la famille, est devenu lointain: le retour au pays marque la rupture avec le familier, et la difficulté à apprivoiser ce qui pourtant avait pu être si proche. C'est cette distance que les études ici réunies cherchent à questionner, à redoubler presque: leurs auteurs n'ont aucune proximité initiale ni avec l'?uvre ni avec l'écrivain. L'écart entre ces "regards lointains" et la pièce est mis en jeu de façon multiple: se croisent des approches philosophiques, des interrogations éthiques et des analyses de la forme, ou de la dynamique de cette écriture théâtrale.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Résumé : Le redoutable chantage qui tient Paris sous sa coupe est en passe de réussir (Les Esclaves de Paris, tome 1). L'exécution du plan machiavélique ourdi par les trois malfaiteurs, Mascarot, Hortebize et Catenac se déroule si bien que seul un miracle semble maintenant pouvoir sauver les victimes de la catastrophe finale. Peu à peu avec une minutie et une précision d'orfèvre, l'étau s'est resserré sur les divers protagonistes qui, insensiblement et dans la plus parfaite ignorance, semblent s'acheminer vers un désastre annoncé. Dans Le secret des Champdoce, la machination arrive à son terme. Devant une telle maestria dans le crime, il faudra alors toute la clairvoyance et le génie du premier des détectives, Monsieur Lecoq, pour apporter des lumières à tant de ténèbres.
Comment se métamorphosent les relations de l'Etat et de l'Entreprise à l'heure de la mondialisation, de la crise du politique et de la technologisation généralisée et accélérée des sociétés ? L'Etat et l'Entreprise sont producteurs de normes, mais aussi de cultures, de signes, de symboles et de représentations sociales, telle que la dichotomie "privé/ public". Ils portent notamment l'opposition entre "intérêt général" et "intérêts particuliers", aujourd'hui remise en question. Ces deux grandes institutions de l'Occident sont fondées en légitimité et contribuent à "penser" et à organiser la société. Toutefois, ne faut-il pas sortir de ce face-à-face institutionnel entre Etat et Entreprise pour redonner toute sa place à la "société civile", au secteur de l'économie sociale et solidaire et au(x) commun(s) ? D'autant que ces deux institutions majuscules portent des imaginaires très diversifiés selon les pays et les systèmes culturels. Cette problématique est ici explorée par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d'entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, dans le cadre des séminaires de l'Institut d'Etudes Avancées (IEA) de Nantes, lieu de recherche et d'échanges pour penser le monde autrement, par la confrontation et la concertation des civilisations, notamment entre Nord et Sud.