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Principes des négociations pour servir d'introduction au droit public de l'Europe
Bonnot de Mably Gabriel
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841742363
Admiré à l'égal de Rousseau par les révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, utilisé comme référence par les apprentis diplomates dans toute l'Europe, Mably (1709-1785) est l'un des philosophes des Lumières qui a le plus influencé la pensée du XVIIIe siècle sur les relations internationales. Les Principes des négociations (1757) s'inscrivent dans le débat sur les relations entre les Etats qui parcourt toute l'époque moderne. La contribution de Mably est capitale. Les Principes des négociations contribuent à fixer une norme de même importance, dans le domaine restreint des relations entre les peuples, que L'Esprit des Lois pour l'ensemble de la réflexion politique des Lumières. Le projet de Mably est de fonder une science morale des négociations. Il s'agit de montrer qu'au-delà des événements et de l'action des passions des hommes d'Etat, il existe des éléments objectifs qui déterminent les relations entre les peuples. La critique mablienne de l'ordre européen est une remise en cause globale de la politique internationale de son temps. Elle ne se contente pas d'une condamnation morale des pratiques de la diplomatie d'Ancien Régime, mais cherche en profondeur les causes structurelles des conflits qui ensanglantent l'Europe et le monde. Ces facteurs premiers des guerres entre les puissances, Mably les trouve dans l'organisation des Etats et dans une politique économique d'accumulation primitive. La société internationale et le modèle de l'Etat-nation qui lui sert de base traversent aujourd'hui une crise de redéfinition. Cette phase historique de transition réactualise la problématique de la paix et de la puissance au centre de l'?uvre de Mably. Bien que vieux de plus de deux siècles, le programme mablien de justice, de modération et de transparence dans les relations internationales peut encore nous aider à penser les dialectiques de la puissance et du droit, de l'hégémonie et de la régulation, de la politique et de la morale.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dumont Pascal ; Gui
Avec les oraux de culture générale, on peut souvent parler d'un " second concours " dans bien des Écoles. La distribution des coefficients montre que rien n'est joué à l'issue de l'écrit : tout est encore possible. Et l'oral se travaille : le seul exemple des entretiens individuels des concours des Écoles de commerce le révèle aisément. Être soi-même est le produit d'un art. L'ouvrage présente ici une approche méthodique complète de cet exercice dans ce qu'il comporte d'essentiel. Mais l'oral est aussi culturel avec la " colle " classique de culture générale en Prépa commerciale à l'oral d'HEC et en Prépa littéraire aux ENS. Au fil de plus de quinze thèmes fondamentaux, l'ouvrage organise des exposés de culture générale en suivant à chaque fois un " plan-mouvement " et en inscrivant leurs contenus dans le contexte de l'histoire des idées et des sociétés, là où les idées prennent corps. Par notre approche, nous avons mis en oeuvre la nécessaire interdisciplinarité sans laquelle il n'y a pas de culture générale. Déclinés plus longuement, certains exposés intègrent la démarche de la dissertation, utile aux candidats à l'entrée en Année préparatoire à Sciences Po. et aux IEP, ainsi qu'aux concours administratifs. Contribution pluraliste au débat des idées comme à notre mémoire culturelle, les Éléments de culture générale aideront plus largement le public du premier cycle universitaire en Lettres, Philosophie et Sciences humaines, ainsi que tous les lecteurs soucieux de réflexion critique.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Caquet Emmanuel ; F
L'épreuve de culture générale aux concours de la fonction publique, comme à l'entrée aux grandes écoles est souvent décisive car dotée d'un fort coefficient. Acquérir un bon niveau dans ce domaine est donc primordial pour tout candidat. Sont regroupés dans ce volume, les thèmes dits "de société" parmi lesquels sont choisis la plupart des sujets de dissertation de culture générale. Ils constituent aussi des sujets sur lesquels les candidats peuvent être interrogés à l'oral. Pour chaque thème, le candidat trouvera: un "point sur le sujet", récapitulant les connaissances et les réflexions actuelles; une chronologie détaillée permettant de le situer dans un contexte historique; des chiffres et des statistiques; une bibliographie et des fiches de lecture; des citations, des sujets de dissertation et des plans détaillés de dissertation. Les thèmes présentés et développés dans ce volume sont les suivants: Penser l'histoire aujourd'hui; la famille; l'école et l'éducation; la religion; la sécurité; la santé; le travail; le sport; la justice; la ville; l'environnement; l'immigration; les médias et la communication; la science et la technique.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Lang papadias Andre
Destiné à tous ceux qui ont à c?ur de se distinguer par la maîtrise de citations originales, cet ouvrage sera une source précieuse pour réussir les examens et concours de l'enseignement supérieur, ou briller en société. Parmi les 101 citations classées par thèmes et commentées, le lecteur découvrira mots historiques, exclamations populaires, dictons, formules d'almanachs comme répliques polémiques et satiriques et pourra (re)trouver aisément la juste formule grâce à un important index répertoriant l'intégralité des thèmes et auteurs abordés.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dauvois Daniel ; Du
Les fiches que l'on trouvera dans cet ouvrage ont pour but de servir d'outils à ceux qui doivent composer un exposé oral ou une dissertation écrite de culture générale. C'est pourquoi on y a abandonné le traditionnel parcours des étapes de l'histoire des idées pour étudier, chaque fois, un concept afin de le rendre directement utilisable, selon l'opportunité qui se présentera au lecteur. Le découpage de chaque fiche correspond aux différentes opérations que l'on effectue pour traiter un sujet. Une liste de sujets pour lesquels le concept étudié est opératoire permet de mieux en cerner le domaine d'application. Une brève présentation de l'origine du concept et de son évolution au cours des siècles aide à l'utiliser de façon pertinente. Plusieurs commentaires éclairent le sens que lui ont donné les principaux auteurs de la tradition philosophique, esthétique ou littéraire. Ils sont immédiatement exploitables pour composer un développement. Un florilège de citations permet de s'appuyer sur des références précises. Quelques indications bibliographiques pousseront les plus courageux à approfondir eux-mêmes leurs connaissances.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.