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Du gouvernement et des lois de la Pologne
Bonnot de Mably Gabriel ; Belissa Marc
KIME
31,50 €
Épuisé
EAN :9782841744497
La question de la République et du républicanisme à l'époque moderne est au centre de nombreux travaux depuis une trentaine d'années. Les interrogations actuelles sur ce qu'il est convenu d'appeler la " crise de la démocratie " ne sont sans doute pas étrangères à cet intérêt renouvelé. La République et le républicanisme ne sont pas au XVIIIe siècle seulement des " traditions " issues de la philosophie antique ou de celle de l'Italie de la Renaissance. II existe en Europe un certain nombre d'États républicains dont l'expérience pratique contribue à former la pensée politique des Lumières. Parmi ceux-ci, la Pologne est l'enjeu d'un débat important sur la question de la modernité du républicanisme. Les deux plus importantes contributions à ce débat ont été celles de Jean-Jacques Rousseau et de Gabriel Bonnot de Mably, tous deux sollicités par les envoyés des " patriotes " polonais en France afin de donner leur avis sur les réformes nécessaires pour sauver la république polonaise. Si le texte des Considérations sur le gouvernement de Pologne de Rousseau (1771) est bien connu, Du gouvernement et des Loix de Pologne (1770-1771) de Mably l'est beaucoup moins. Pourtant le texte de Rousseau est largement inintelligible sans la connaissance de celui de Mably auquel il répond. Ces deux textes s'insèrent par ailleurs dans une discussion beaucoup plus large qui commence au début des années 1760 et s'achève vers 1780 et qui fait de l'histoire de la Pologne un élément important de la réflexion politique des Lumières. Pour replacer la production de Mably dans ce contexte, l'introduction présente la République polonaise et ses institutions, puis les grandes lignes des conflits militaires et diplomatiques qui agitent la Pologne dans les années 1760-1780, avant d'évoquer les principaux thèmes du débat des Lumières sur la Pologne. Cette édition comprend l'intégrale des textes écrits par Mably sur ce sujet : Du Gouvernement et des Loix de Pologne (1770), De la situation de la Pologne en 1776 et Le Banquet des Politiques. Ces documents sont un témoignage de premier plan de la réflexion des Lumières sur la démocratie et la République qui n'a pas épuisé son intérêt aujourd'hui.
Résumé : Admiré à l'égal de Rousseau par les révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, utilisé comme référence par les apprentis diplomates dans toute l'Europe, Mably (1709-1785) est l'un des philosophes des Lumières qui a le plus influencé la pensée du XVIIIe siècle sur les relations internationales. Les Principes des négociations (1757) s'inscrivent dans le débat sur les relations entre les Etats qui parcourt toute l'époque moderne. La contribution de Mably est capitale. Les Principes des négociations contribuent à fixer une norme de même importance, dans le domaine restreint des relations entre les peuples, que L'Esprit des Lois pour l'ensemble de la réflexion politique des Lumières. Le projet de Mably est de fonder une science morale des négociations. Il s'agit de montrer qu'au-delà des événements et de l'action des passions des hommes d'Etat, il existe des éléments objectifs qui déterminent les relations entre les peuples. La critique mablienne de l'ordre européen est une remise en cause globale de la politique internationale de son temps. Elle ne se contente pas d'une condamnation morale des pratiques de la diplomatie d'Ancien Régime, mais cherche en profondeur les causes structurelles des conflits qui ensanglantent l'Europe et le monde. Ces facteurs premiers des guerres entre les puissances, Mably les trouve dans l'organisation des Etats et dans une politique économique d'accumulation primitive. La société internationale et le modèle de l'Etat-nation qui lui sert de base traversent aujourd'hui une crise de redéfinition. Cette phase historique de transition réactualise la problématique de la paix et de la puissance au centre de l'?uvre de Mably. Bien que vieux de plus de deux siècles, le programme mablien de justice, de modération et de transparence dans les relations internationales peut encore nous aider à penser les dialectiques de la puissance et du droit, de l'hégémonie et de la régulation, de la politique et de la morale.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dauvois Daniel ; Du
Cet ouvrage recense une centaine de concepts classiques (âme, justice, travail, passions...) ou plus insolites (inceste, mort de Dieu, circulation, regard...). Chaque fiche se découpe en cinq parties : un "chapeau" recense les sujets pour lesquels l'utilisation du concept sera opératoire ; une présentation historique situe le concept à l'époque de sa naissance et dans les étapes de son évolution. On y définit aussi son domaine d'application ; des commentaires éclairent le sens et la place que lui ont donnés les principaux auteurs de la tradition philosophique, esthétique, religieuse ou littéraire ; quelques citations donnent des références précises dans tous les domaines où s'applique le concept ; des indications bibliographiques permettent d'approfondir ses connaissances sur le thème.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Lang papadias Andre
Destiné à tous ceux qui ont à c?ur de se distinguer par la maîtrise de citations originales, cet ouvrage sera une source précieuse pour réussir les examens et concours de l'enseignement supérieur, ou briller en société. Parmi les 101 citations classées par thèmes et commentées, le lecteur découvrira mots historiques, exclamations populaires, dictons, formules d'almanachs comme répliques polémiques et satiriques et pourra (re)trouver aisément la juste formule grâce à un important index répertoriant l'intégralité des thèmes et auteurs abordés.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dauvois Daniel ; Du
Les fiches que l'on trouvera dans cet ouvrage ont pour but de servir d'outils à ceux qui doivent composer un exposé oral ou une dissertation écrite de culture générale. C'est pourquoi on y a abandonné le traditionnel parcours des étapes de l'histoire des idées pour étudier, chaque fois, un concept afin de le rendre directement utilisable, selon l'opportunité qui se présentera au lecteur. Le découpage de chaque fiche correspond aux différentes opérations que l'on effectue pour traiter un sujet. Une liste de sujets pour lesquels le concept étudié est opératoire permet de mieux en cerner le domaine d'application. Une brève présentation de l'origine du concept et de son évolution au cours des siècles aide à l'utiliser de façon pertinente. Plusieurs commentaires éclairent le sens que lui ont donné les principaux auteurs de la tradition philosophique, esthétique ou littéraire. Ils sont immédiatement exploitables pour composer un développement. Un florilège de citations permet de s'appuyer sur des références précises. Quelques indications bibliographiques pousseront les plus courageux à approfondir eux-mêmes leurs connaissances.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.