Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La vingt-cinquième image. Une économie de l'audiovisuel, 3ème édition
Bonnell René
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070763627
À chaque seconde de projection, la télévision ajoute une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Ce léger gain de temps a bouleversé l'économie du cinéma et de l'audiovisuel dans le monde. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision utilise des images du septième Art pour assurer en partie son expansion, le cinéma se sert de ce marché pour assurer son financement. L'avènement du numérique révolutionne le secteur. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports, réduit leurs différences. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs en proposant toujours plus de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle est à l'origine d'un processus de concentration horizontale et verticale sans précédent dans le domaine de la communication. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite, de plus en plus virtuels. L'efficacité des interventions traditionnelles de l'État se voit remise en cause. L'Europe peine à définir et à appliquer une politique commune dans ce domaine, car il s'agit de faire admettre, au sein d'un libéralisme dominant le Vieux Continent, que télévision et cinéma ne sont pas des industries ordinaires et appellent un minimum de protection. Dure entreprise puisque la télévision, devenue hégémonique, s'intègre de plus en plus au fonctionnement ordinaire de l'économie de marché. Cependant, le septième Art, qui garde encore intact son pouvoir d'émotion et sa mémoire, exige que son économie, donc sa survie, soit protégée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq.
A la veille de l'indépendance. Alger est la proie des flammes : la guerre civile est à son comble. Dans ce chaos, plusieurs destins vont se nouer. Un lycéen, une jeune Arabe, un militaire, une femme médecin d'origine juive, un professeur de philo métropolitain vivent, chacun à sa manière, cette déchirure, ce tournant historique. Le lycéen aime sa voisine, jalousement surveillée. En quelques jours, il fait l'apprentissage de la mort et de l'amour. Le militaire et le médecin connaissent une passion éphémère. Le professeur, blessé par des jeunes partisans de l'Algérie française, quittera également le pays. Dans ce combat douteux, des vies se croisent, se brisent, se consument. La violence qui ravage aujourd'hui l'Algérie est déjà là, en germe dès le premier jour.
A chaque seconde de projection, la télévision ajoute au film une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Cette légère accélération a bouleversé le secteur. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision, notamment sous ses formes les plus récentes, utilise des images du septième art pour assurer en partie son expansion; le cinéma, lui, se sert de ce marché pour assurer son financement.L'avènement du numérique a révolutionné cette industrie. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports et les fait converger vers un modèle unique. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs et fait exploser la demande de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle a engendré un processus de concentration horizontale et verticale inédit dans le domaine de la communication même si certaines entreprises prennent conscience que le gigantisme ne coïncide pas toujours avec la plus grande efficacité. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite et à Internet, de plus en plus virtuels. Dans ce contexte, les pouvoirs publics cherchent les voies nouvelles d'un soutien plus opératoire et d'une régulation plus adaptée à l'économie du secteur. Difficile entreprise car les nouvelles technologies diffusent partout dans le monde, avec de plus en plus de précision et de rapidité, des contenus audiovisuels de toutes sortes en adoptant la logique et les méthodes d'une économie de libre échange rétive à tout interventionnisme. Image et son empruntent désormais mille canaux pour venir s'offrir aux individus, contournant toutes les disciplines qu'on voudrait leur imposer, et cela au nom de la satisfaction aveugle du consommateur en oubliant qu'il est aussi un citoyen. La France a toujours développé une politique sophistiquée de protection de ses industries audiovisuelles selon un modèle qui peu à peu s'exporte. En 2006, l'Unesco a ainsi adopté une charte de la diversité culturelle. Reste le septième art. Tant qu'il protégera son pouvoir d'émotion et que sa prestigieuse mémoire hantera les esprits, sa survie devrait être assurée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq, d'exiger du public ce supplément d'effort qui entretient son désir.
Victor est parti dans l'existence comme un météore pour se perdre dans le feu d'artifice des promesses que la vie ne tient pas. On avait agité devant lui un avenir alors que son destin était déjà scellé. Comme d'autres, il a laissé ses rêves en jachère pour ne demeurer qu'un électron de la molécule sociale. Attiré par le pouvoir, il s'est contenté d'y faire accéder ses amis en leur faisant la courte échelle. Il les a vus, alors, s'agiter dans leurs nouveaux personnages, s'abîmer dans des conflits infantiles, se compromettre pour mieux paraître. Il les regarde toujours, pitoyables marionnettes, s'accrocher à leurs estrades plutôt qu'à leurs principes. Le pouvoir asservit d'abord ceux qui l'exercent. Droite ou gauche, il se prend par des mots et se perd dans les actes. Victor est-il amer ? Nouveau Candide, militant du quotidien, son luxe sera peut-être de cultiver une morale de jardinier. Son jardin s'appellera la terre : là, les gisements de souffrance à apaiser ensevelissent les querelles d'ego.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.