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La vingt-cinquième image. Une économie de l'audiovisuel, 4e édition
Bonnell René
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070782185
A chaque seconde de projection, la télévision ajoute au film une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Cette légère accélération a bouleversé le secteur. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision, notamment sous ses formes les plus récentes, utilise des images du septième art pour assurer en partie son expansion; le cinéma, lui, se sert de ce marché pour assurer son financement.L'avènement du numérique a révolutionné cette industrie. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports et les fait converger vers un modèle unique. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs et fait exploser la demande de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle a engendré un processus de concentration horizontale et verticale inédit dans le domaine de la communication même si certaines entreprises prennent conscience que le gigantisme ne coïncide pas toujours avec la plus grande efficacité. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite et à Internet, de plus en plus virtuels. Dans ce contexte, les pouvoirs publics cherchent les voies nouvelles d'un soutien plus opératoire et d'une régulation plus adaptée à l'économie du secteur. Difficile entreprise car les nouvelles technologies diffusent partout dans le monde, avec de plus en plus de précision et de rapidité, des contenus audiovisuels de toutes sortes en adoptant la logique et les méthodes d'une économie de libre échange rétive à tout interventionnisme. Image et son empruntent désormais mille canaux pour venir s'offrir aux individus, contournant toutes les disciplines qu'on voudrait leur imposer, et cela au nom de la satisfaction aveugle du consommateur en oubliant qu'il est aussi un citoyen. La France a toujours développé une politique sophistiquée de protection de ses industries audiovisuelles selon un modèle qui peu à peu s'exporte. En 2006, l'Unesco a ainsi adopté une charte de la diversité culturelle. Reste le septième art. Tant qu'il protégera son pouvoir d'émotion et que sa prestigieuse mémoire hantera les esprits, sa survie devrait être assurée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq, d'exiger du public ce supplément d'effort qui entretient son désir.
Résumé : Connaissez-vous vraiment celui ou celle qui partage votre vie ? Vous êtes-vous livrés l'un à l'autre ? Avez-vous seulement conscience de tout ce que vous ne vous êtes pas dit ? Antoine et Françoise ont vécu côte à côte pendant cinquante ans. Mari et femme. Solidaires, complices, intimes... et souvent étrangers l'un à l'autre. De cette histoire commune, chacun propose ici son récit. Les événements, les dates, les noms sont les mêmes, mais les émotions et les rêves sont parfois si éloignés qu'ils semblent concerner deux destins totalement séparés. À chacun ses zones d'ombre, péchés inavouables ou pitoyables mensonges : un couple se nourrit aussi de non-dits et de compromis. Ce roman à deux voix nous replonge au c?ur des mutations successives de la société française depuis l'après-guerre jusqu'au tournant du siècle, trépidant et tourmenté. Au-delà des mots, Antoine et Françoise se sont aimés... pour le pire, peut-être aussi pour le meilleur ?
Résumé : À chaque seconde de projection, la télévision ajoute une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Ce léger gain de temps a bouleversé l'économie du cinéma et de l'audiovisuel dans le monde. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision utilise des images du septième Art pour assurer en partie son expansion, le cinéma se sert de ce marché pour assurer son financement. L'avènement du numérique révolutionne le secteur. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports, réduit leurs différences. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs en proposant toujours plus de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle est à l'origine d'un processus de concentration horizontale et verticale sans précédent dans le domaine de la communication. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite, de plus en plus virtuels. L'efficacité des interventions traditionnelles de l'État se voit remise en cause. L'Europe peine à définir et à appliquer une politique commune dans ce domaine, car il s'agit de faire admettre, au sein d'un libéralisme dominant le Vieux Continent, que télévision et cinéma ne sont pas des industries ordinaires et appellent un minimum de protection. Dure entreprise puisque la télévision, devenue hégémonique, s'intègre de plus en plus au fonctionnement ordinaire de l'économie de marché. Cependant, le septième Art, qui garde encore intact son pouvoir d'émotion et sa mémoire, exige que son économie, donc sa survie, soit protégée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq.
Ce petit guide juridique a le mérite d'être le premier à donner l'ensemble des règles de Droit qui régissent la robotique. Il présente l'histoire de chacune des innovations qui forment déjà le présent de notre vie. Il nous permet aussi de comprendre les avancées technologiques qui nous seront habituelles au quotidien dans un futur proche. Ce guide fait un état des lieux exhaustif de la législation en cours et des problématiques juridiques afférentes à l'intelligence artificielle, aux robots, aux voitures autonomes et aux drones.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.