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Traité de peinture. Tome 1
Bonnefoi Christian ; Guérin Michel
PART DE L OEIL
28,01 €
Épuisé
EAN :9782930174570
Christian Bonnefoi (1948-) est un artiste peintre et théoricien. Il a présenté de nombreuses expositions personnelles, depuis 1977, à Paris, Cologne, New-York, Berlin, Londres, Tokyo... Docteur en histoire de l'art (Sorbonne), il est également l'auteur de nombreux articles et écrits sur l'art qui jalonnent son parcours depuis plus d'une cinquantaine d'année. Figure marquante de la peinture contemporaine en France, l'oeuvre de Bonnefoi s'est élaborée patiemment dans une reprise de la question du tableau et du pictural dont il s'est efforcé de repenser à nouveau frais les fondements. Comme l'écrit le philosophe Michel Guérin dans la préface : "Plus que le motif, le moteur de l'écriture de Christian Bonnefoi, c'est la construction d'un concept du tableau, dont la fin n'est pas de se substituer finalement au tableau réel mais d'en partager l'incertaine condition" . Attentive aux opérations que la peinture et le tableau mettent en oeuvre, la pensée de Bonnefoi prend appui sur des auteurs de prédilection et forgent des concepts clés. Le lecteur du Traité de peinture trouvera ainsi convoqués Bergson, Freud, Proust, Benjamin, voisinant avec les Pères (Tertullien, Augustin) ou le théologien Albert le Grand, mais aussi Léonard, Michel-Ange, Mondrian, Picasso, Matisse, et pour les artistes plus contemporains, Jean-Pierre Pincemin, Philippe Rivemal, Saverio Lucariello et d'autres pour construire une série de notions, telles "l'Obscur" , "l'Inachevant" , "machines" , "dispositifs" , "épaisseur" , "mémoire involontaire" , etc. Le premier tome du "Traité de peinture" se compose de trois sections : la première regroupe des textes qui s'efforcent de poser à nouveau frais les conditions d'une pensée du tableau dans l'espace pictural contemporain. La seconde section propose une incursion dans ces problèmes esthétiques en prenant pour point d'attention la question de savoir : "comment faire une composition en forme de récit ? " . Enfin, la dernière section, intitulée explicitement "Exempla", regroupe des textes en grande partie consacrés à des artistes contemporains dans la proximité desquels l'oeuvre de Bonnefoi se construit. L'ouvrage, richement illustré, constitue une ressource précieuse dans le domaine de l'esthétique contemporaine.
L'importance de Christian Dotremont (1922-1979), fondateur du groupe international Cobra, ne cesse de grandir, tant comme acteur après-guerre des avant-gardes que comme novateur du langage.On trouvera réunis dans ce volume l'ensemble de ses textes poétiques : l'éventail est large, depuis les poèmes d'inspiration surréaliste salués par Magritte et Éluard, jusqu'aux « logogrammes », ces manuscrits de premier jet s'appuyant sur le tracé visuel pour multiplier l'invention verbale, en passant par les poèmes à « tmèses » qui brisent l'unité du mot...Christian Dotremont aura été, dès ses premiers poèmes, l'expérimentateur infatigable de nouvelles formes poétiques, s'attachant aux mots dans toutes leurs possibilités de conjonction ou d'éclatement, sans pour autant renoncer à un lyrisme qui lui est propre, fait de dialogue, de rythme et d'émotion.À cela il faut ajouter une autre dimension, celle du voyage qui conduit Dotremont dans le Grand Nord, en Laponie finlandaise, où il rencontrera cette « lenteur enfin absolue » des gestes et des signes et cette possibilité d'écrire directement sur la blancheur du paysage (ses « logoneiges » ou « logoglaces »).Le lecteur pourra aussi découvrir un grand nombre d'inédits retrouvés, provenant pour l'essentiel de son fidèle ami peintre, Pierre Alechinsky. Ces inédits sont multiples : poèmes d'amour, poèmes de la douleur, textes lapons, mi-fictifs mi-ethnologiques, textes d'expérimentation linguistique, ou de jeux de langage, etc.Christian Dotremont est né à Tervuren en Belgique en 1922. Poète, essayiste, romancier, critique d'art, il a tenu une place importante dans le surréalisme sous l'Occupation et après la guerre, et dans les mouvements artistiques. Inspiré par le paysage lapon hivernal, Dotremont est l'inventeur du logogramme, par lequel il donne sa poésie à voir. Il est mort en 1979.
Députée européenne socialiste, Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy débute son parcours militant en 1995 au Parti socialiste en participant à la campagne présidentielle de Lionel Jospin. Elle devient rapidement membre des instances nationales du PS (2000). Elle milite depuis toujours à Villejuif dans le Val-de-Marne où elle fut élue municipale et régionale. Elle s'y spécialise dans le domaine des transports. Elle est élue députée européenne en 2014 et devient Présidente de la Délégation socialiste française en 2017. Dans ce texte, elle raconte in vivo son mandat de parlementaire européenne, prétexte pour jeter un regard sur l'Europe telle qu'elle est. Cet écrit est également un plaidoyer assumé pour une social-démocratie rénovée qui seule peut faire reculer les obsessions identitaires et permettre à l'Europe, cadre pertinent pour agir sur le destin du monde, de relever les défis qui percutent nos sociétés.
Bonnefoi Christian ; Laks Déborah ; Lamarche-Vadel
A la fin des années 1960, lorsque émerge une nouvelle génération d'artistes, se pose en France la question de la peinture. De jeunes plasticiens tentent alors d'ouvrir une autre voie. En renonçant à la cérémonie du tableau pour revenir aux gestes et aux outils du peintre, la nébuleuse Supports/Surfaces apportait assurément une vraie réponse française au débat sur la peinture. Dans ce groupe, rapidement éclaté, Jean-Pierre Pincemin fit toujours figure de peintre absolu. D'emblée, il fut placé sous la double invocation de la tradition et du bouleversement de la peinture. En 1986, l'artiste présente, dans l'exposition intitulée "L'Année de l'Inde", des grandes toiles qui semblent faire le choix de la figuration et qui destabilisent le regard de la critique et des institutions. Peu comprennent alors que Jean-Pierre Pincemin s'est en fait engagé dans un renouveau purement plastique de la composition du tableau. Et cette quête marque toutes les autres relectures de l'histoire de l'art que propose ensuite l'artiste dans les magnifiques séries des "Chasses", des "Arbres de la connaissance" et des "Marie-Madeleine". En plaçant ces travaux au coeur d'une trajectoire encore une fois très cohérente - c'est-à-dire dans la préparation des grandes toiles abstraites aux réseaux d'arabesques de 2004-2005 -, on s'aperçoit que Jean-Pierre Pincemin reste fondamentalement engagé dans l'obsession de la construction de la peinture. Enrichi de textes de Christian Bonnefoi, Déborah Laks et Bernard Lamarche-Vadel, cet ouvrage est le miroir des trois expositions consacrées à Jean-Pierre Pincemin, disparu en 2005, par les musées d'Angers, de Céret et de Roubaix.
Ce livre met en place la structure d'une double enquête : Claude Simon et Georges Perec, dans La Route des Flandres, Les Géorgiques, L'Acacia, W ou le souvenir d'enfance, La Vie mode d'emploi, questionnent leurs origines. Orphelins, ils font défiler sur la scène littéraire les parents disparus. Comme des détectives, ils scrutent les visages effacés des absents, repèrent des indices, recueillent des témoignages. Mais les souvenirs se confondent, les images se surimpriment. Alors la mémoire défaillante est soupçonnée : c'est l'archive photographique qui lui vient en aide, qui la supplée même parfois. Trace et preuve du passé, témoin d'une existence précédant la disparition, la photographie devient le moteur du récit, la source de l'écriture. L'analyse littéraire proposée ici use, elle aussi, du dispositif de l'enquête : elle tente de démêler les intrigues des textes tissés d'implicite, de recomposer les fragments d'une histoire familiale interrompue. Ce livre démonte les mécanismes de construction du roman généalogique : l'écrivain, en position de dernier-né, engendre, par l'écriture, une lignée d'ancêtres et de prédécesseurs aux parcours tragiques, grandioses, ou dérisoires. L'étude met en évidence le rôle du lecteur et sa complicité avec le texte. Le lecteur, s'il s'engage dans la voie interprétative, risque fort de n'en pas sortir indemne. Il endosse une certaine responsabilité dans le déroulement du récit ; il partage un sentiment de culpabilité avec l'auteur qui, pour redonner vie aux disparus, les interpelle et réveille leurs corps fantômes, leur faisant jouer leur agonie. L'interprétation génère donc une intranquillité, une hantise.
Les textes réunis dans cet ouvrage ont été rédigés entre 1962 et 1999 soit sur demande, soit spontanément. Mais dans l'un et l'autre cas, ils s'inscrivent dans le fil d'une même recherche, poursuivie sur deux plans parallèles. Il s'agit de la spécificité de l'art des anciens Pays-bas méridionaux, telle qu'elle peut être saisie dans son développement historique, en rejetant d'une part l'idée de constante historique nationale à fondement ethnique, d'autre part celle d'un déterminisme du milieu à la façon de Taine. Un tel programme impliquait évidemment une idée de l'art et de son historicité. D'où une enquête méthodologique parallèle qui conduit à l'interrogation des principaux maîtres de la Kunstwissenschaft germanique et de la pensée esthétique et critique italienne. A l'assimilation de ces courants fondateurs de l'approche moderne de l'art s'ajoute la circonstance que les considérations sur l'art des anciens Pays-Bas ont été mûries et développées soit pendant, soit après un séjour de vingt ans en Italie, précisément à Rome, et donc à partir d'une familiarité quotidiennement cultivée avec l'art italien, et en particulier l'architecture et le problème de la perspective. Dans cette mesure, l'art des anciens Pays-Bas et de la Belgique du XIXe siècle est vu bien moins à partir d'une tradition de pensée nationale, que plutôt du dehors, ce qui entraînait naturellement un changement radical de point de vue. A la recherche traditionnelle des sources et influences italiennes s'est subrepticement substituée celle de la spécificité des modes de réception et d'interprétation de celles-ci, dans un échange dialectique à échelle européenne où chaque culture trouve son accent propre, qu'elle développe à travers les vicissitudes de sa situation historique, dans un jeu continu de réceptions et de dons, c'est-à-dire de sélection orientée, de création et de rayonnement.
Annik Leroy photographie et filme le Danube de la source à l'embouchure. Depuis l'Allemagne, la Forêt-Noire, en traversant l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie, jusqu'à la Roumanie, le Delta et la Mer Noire, c'est une traversée de l'Europe, d'Ouest en Est, une expérience du temps et des saisons. Le rythme du film, sa scansion poétique nous offrent l'opportunité de tenter une approche d'un poète, à juste titre, réputé difficile. L'écriture d'Hölderlin nous aide à son tour dans notre tentative de compréhension des attitudes contemporaines de l'art. Le texte n'illustre pas, ne redouble, n'explique pas l'image. L'ouvrage comporte en outre deux études sur Hölderlin. Celle de Holger Schmid (chercheur pendant de nombreuses années à la Hölderlin-Gesellschaft à Tübingen) et celle de L'étude de Luc Richir consacrée à "La démarche de l'Esprit poétique" se propose d'élucider dans ce texte de Hölderlin le rapport entre la notion de rythme, sa calculabilité et la psychose.