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Les banques et les mutations des entreprises. Le cas de Lille-Roubaix-Tourcoing aux XIXe et XXe sièc
Bonin Hubert ; Eck Jean-François
PU SEPTENTRION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782757404126
L'implication de l'histoire bancaire dans l'histoire des "territoires économiques" constitue la force et l'originalité de ce livre, qui confronte le "local" au "national", de façon comparative et stimulante. Il fédère des champs d'étude que les spécialistes ont, chacun de leur côté, précisé par ailleurs. Il confronte en effet les jeux des "districts industriels" et des "systèmes locaux de production" et d'échanges, le rôle de l'enracinement au sein des communautés d'affaires, la pérennité et la puissance des dynasties patronales, le fonctionnement d'une communauté de place bancaire, la gestion des risques bancaires en région et enfin le débat autour de la capacité des places régionales à préserver leur autonomie face aux pressions de l'insertion dans le système bancaire national. De façon globale, ce livre entend établir des connexions précises et fouillées entre ces six enjeux thématiques et problématisants - et ce, sur la base d'archives bancaires, d'archives d'entreprises et de témoignages de banquiers eux-mêmes. Le cas d'étude Lille-Roubaix-Tourcoing constitue le noeud de ces connexions, sur le long terme. Il s'agit de déterminer et d'analyser l'évolution des rapports entre ces six enjeux tout au long des trois révolutions industrielles et des chocs conjoncturels. L'art de la gestion des risques bancaires face aux mutations des entreprises et des branches d'activité (industrie, négoce) est au coeur des interrogations, mais aussi le portefeuille de talents des responsables des banques et des agences. L'ouvrage présente enfin plusieurs des enjeux de la gestion du patrimoine de la mémoire d'entreprise, des archives, des réseaux d'agences.
Aux XIXe et XXe siècles, la France s'est affirmée comme une grande puissance coloniale (Maghreb, Afrique, Asie, Océanie). Elle a été marquée par une politique d'expansion inscrite dans son histoire politique, économique, culturelle. Cet ouvrage aborde les débats qu'elle a suscités : effets de ces politiques en Métropole et dans les pays colonisés, organisation, contrôle et exploitation de ces territoires, cultures ultramarines, interaction entre colonisateurs et colonisés, montée des mouvements d'indépendance... Ces questions montrent le poids d'un héritage toujours vivant où tabous, mémoires, identitarisme et troubles sociétaux n'en finissent pas de faire (re)vivre cette France colonisatrice. Afin de nourrir ces discussions et d'en apporter un écho, des parties thématiques confrontent les faits, leurs effets matériels, humains et culturels au cours de l'Histoire, et les héritages transmis au temps présent. Une large bibliographie est reliée à chaque chapitre, ce qui facilite son utilisation.
Tandis que les hommes, les matériels et les esprits sont mobilisés pour tenir bon face aux offensives ennemies, la rudesse des combats et de la vie quotidienne et les inquiétudes récurrentes quant au sort des armes expliquent des crises de moral. Les alcools de tous types sont eux aussi appelés en renfort, tel le "pinard des poilus". C'est un levier de résistance pour les combattants ou pour une partie des civils. Chaque camp a ses modes de consommation et ses boissons favorites. Une "guerre économique" des alcools et vins est menée. Il faut veiller aux récoltes de raisins ou produits de base, lutter contre les pénuries de produits chimiques, de main-d'oeuvre, de moyens de transport. Il faut préserver au mieux les qualités de chaque terroir. Tandis que nombre de débouchés de l'économie de marché sont ébranlés par les blocus ou la guerre sous-marine, une "économie administrée" ou "mixte" est supervisée par les armées et l'Etat. Faut-il vraiment encourager ou tolérer cette aspiration à consommer encore plus de vins et alcools ? Les militants de la prohibition mènent leur propre guerre et, parfois, gagnent (absinthe, Etats-Unis, Russie, etc.). Pourtant, en 1919-1920, la reconstruction des économies du vin, du champagne, du cognac, du rhum, symbolise l'ardeur à relancer les circuits de l'économie de marché et une bonne image de marque.
100 mots-clés d'histoire économique rassemble des faits, des notions, des idées. C'est un dictionnaire " raisonné " plus qu'une juxtaposition de fiches. Les données y sont interprétées selon des logiques explicatives : les grandes pulsations de l'innovation et de la croissance ; l'expansion et les menaces de déclin ; l'évolution de la géographie de la production et des échanges ; le rôle des capitalistes, des " entrepreneurs ", de l'Etat... ; les mutations de l'organisation des entreprises ; les structures des marchés de l'argent et du commerce, etc. Ancré dans l'histoire contemporaine des 19e et 20e siècles, 100 mots-clés d'histoire économique s'adresse certes à tous ceux qui veulent comprendre l'évolution économique et sociale, mais aussi aux économistes et aux spécialistes de l'entreprise ; en effet, l'analyse de l'aboutissement actuel de cette évolution, grâce à de nombreuses données touchant à la Grande Crise du dernier quart du 20e siècle, permet de donner un sens au " temps présent ".
Chaque grand port a été riche de dynasties familiales qui ont créé et développé l'économie maritime et porté l'esprit d'entreprise et du profit sur les marchés ultramarins, coloniaux ou non. Bordeaux a bénéficié de plusieurs générations de familles qui ont défriché les territoires du négoce. Sans s'occuper de vin, en dehors de quelques vignobles, quatre à cinq générations de la famille Faure (avec leur maison Faure frères) sont devenus des acteurs de l'économie du rhum, du sucre, de l'océan Indien et des Antilles, ainsi que de l'armement maritime. Grâce à des archives de la famille, de banques et d'entreprise, leur parcours est reconstitué selon les règles de l'histoire d'entreprise (business history) avec sens critique et comparaisons. La position sociale des Faure sur la place de Bordeaux est également évaluée, par le biais des alliances matrimoniales et des croyances protestantes, des réseaux relationnels, des postes obtenus dans les institutions locales, en une contribution à l'histoire sociale du patronat et de la grande bourgeoisie régionale. La firme aura résisté aux nombreux soubresauts de la conjoncture, mais pas au krach des rhums qui frappe Bordeaux en 1931, et les efforts de reconversion auront manqué d'ampleur. Mais des Faure auront été ainsi mobilisés des années 1790 aux années 1950 en un beau cas d'étude du capitalisme familial européen. Et la famille a fourni une documentation iconographique qui illustre bien les étapes de cette histoire.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.